Monthly Archives: avril 2015

Comment prendre des photos nettes !

30 Avril   2015

Comment prendre des photos nettes !

...

     

Cet article se propose de montrer quelques pistes pour éviter de trop bouger lors de la prise de photos, surtout lorsqu'on utilise de longues focales. Différentes solutions sont à envisager selon les cas ...

Des accessoires, un choix judicieux des paramètres de prise de vue, mais aussi tout simplement une façon de tenir son appareil  photo , peuvent améliorer les résultats de manière spectaculaire !


​Quand on prend une photo, on peut jouer sur 3 paramètres :

- l'ouverture de l'objectif (f/2.8, f/5.6 ...) 

- la vitesse d'obturation (1/10 s, 1/500 s ...)

- la sensibilité du capteur (le gain)​ (100 ISO, 3200 ISO ...)

Chacun de ces ​paramètres influe sur l'exposition et sur les qualités de la photo(ou ses défauts).

Paramètre

Pour

Contre

     

Ouverture

    

Une grande ouverture permet de récupérer beaucoup de lumière.

Une grande ouverture permet d'avoir peu de profondeur de champ ce qui permet d'isoler le sujet (net) sur un fond (flou)​

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Une ouverture faible permet d'avoir une grande profondeur de champ (utile pour les paysages, les panoramas)​

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Vitesse

Une grande vitesse (ceci est toujours relatif par rapport à la vitesse de mouvement ​du sujet) permet de figer le sujet et de limiter le flou de bougé

Une faible vitesse​ permet de récupérer plus de lumière. Elle permet des effets de filé (sur une cascade par exemple...). Mais dans d'autres cas, le risque est d'augmenter le flou de bougé

Sensibilité

Augmenter la sensibilité permet d'augmenter la vitesse d'obturation,  donc de diminuer le risque de flou de bougé

    

La photo ci-dessous a été prise en très basse lumière, grâce à l'utilisation d'une haute sensibilité de 6400 ISO, elle n'est pas floue... 

Augmenter la sensibilité risque d'augmenter le bruit (bruit de fond visible notamment dans les parties uniformes) 

... mais quand on regarde de plus près, elle est entachée d'un bruit très important (voir cet article sur le traitement du bruit).​

Donc, pour ne pas avoir une photo trop floue à cause du bougé, la première chose est de bien choisir l'ensemble de ces 3 paramètres : ouverture, vitesse d'obturation, sensibilité.

Mais il y a des cas, où malgré tout, il sera nécessaire d'utiliser une basse vitesse par rapport à la focale utilisée. C'est le cas par exemple lorsqu'on utilise un bridge doté d'un zoom très fort (x 60 par exemple) ... et très peu lumineux. 

​Il va donc falloir se faire aider par des accessoires pour gagner en stabilité.

Le premier est le trépied qui permet d'avoir une très bonne stabilité (c'est l'outil qu'utilisent les astronomes pour doter leur télescope ou leur lunette d'une bonne stabilité)​. Il y en a une infinité de modèles qui diffèrent par leur rigidité, leur poids ... et leur prix.

​L'inconvénient de ces trépieds peut être leur poids, et la lenteur de leur mise en œuvre (poser le trépied, écarter les 3 pieds, allonger chacun des pieds, fixer l'appareil photo sur la platine...)

 Une alternative intéressante pour le voyageur ou  le randonneur est le monopied (ou monopode) plus compact, plus léger, qui peut servir de canne pour marcher, et sur lequel on peut éventuellement laisser l'appareil photo positionné. Celui-ci sera à compléter par une rotule qui procurera plus de liberté de positionnement.

Le monopied n'apportera évidemment pas la stabilité du trépied, mais il réduira fortement les risques de basculement et de rotation (basses fréquences) ou de tremblements (plus hautes fréquences).

Un autre petit accessoire, très bon marché, est la poignée qui permet une meilleure tenue de l'appareil dans la mesure où elle limite les basculements latéraux et vers l'avant (ou l'arrière). ​Je le trouve particulièrement utile pour l'utilisation d'un appareil photo en vidéo.

​Mais il arrivera forcément que vous n’ayez pas pensé à emporter votre trépied ou votre monopied. Dans ce cas, vous ne pourrez  jouer que sur la qualité du système anti-vibration de votre appareil photo. Mais il n'est  pas interdit de l'aider ! En ayant par exemple de bonnes attitudes :

- Il faudra éviter évidemment de tenir l'appareil photo à bout de bras

- il faudra éviter d'utiliser l'écran qui impose une distance entre votre corps et l'appareil

- il faudra utiliser le viseur de l'appareil qui vous contraint à coller l'appareil contre votre visage ce qui aura pour effet d'amortir nettement les vibrations (voir par exemple cet article qui compare les différentes façons de tenir l'appareil photo).

Ces quelques conseils ​relèvent du bon sens mais les répéter a parfois du bon ...

Et maintenant, à vous de jouer !​



Même les bridges permettent d’obtenir de beaux arrière-plans !

17 Avril    2015

Même les bridges permettent d'obtenir de beaux arrière-plans !

Cet article se propose de montrer qu'il est tout à fait possible avec un appareil photo doté d'un petit capteur et d'un très gros zoom (bridge) d'obtenir des arrière-plans esthétiques, avec une belle qualité du flou. Il n’est donc pas absolument nécessaire de posséder un appareil plein format (24x36) pour obtenir ce très beau flou (que les anglo-saxons qualifieraient de "creamy"). Voyons comment s'y prendre ... Sur quels paramètres jouer  ?


Voici une photos obtenue avec un Nikon P600, appareil photo de type bridge doté d'un capteur de petite taille 1/2.3" (6,2x4,6mm), mais d'un zoom énorme (x60) qui permet de passer de 24 mm à 1440 mm.

Comme on peut le voir, le fond est flou et caractérisé par une grande douceur (le "creamy" des anglo-saxons), ce qui contribue à faire ressortir le premier plan, le sujet principal de la photo.

​Cette photo donne l'impression d'avoir été prise de près, alors qu'elle a été prise d'une distance de 8 mètres (vitesse d'obturation 1/1250s, ouverture f/6.5, compensation d'exposition -2/3 IL, sensibilité 200 ISO) avec un arrière-plan à quelques mètres.

Le calcul de la profondeur de champ montre que celle-ci est pratiquement nulle à cette distance (environ 1 cm), ce qui procure un arrière-plan très flou.

Ce qui amplifie la qualité du flou c'est l'angle de vue très réduit (moins de 2° pour la focale de 1440 mm alors qu'un 28 mm donnerait un angle de 75°) qui permet de faire apparaître beaucoup moins de détails dans l'arrière-plan et donc de mieux isoler le sujet principal au premier plan.


​Sur l'exemple ci-dessous, nous pouvons voir, prise sous le même angle,  une branche fleurie, avec une focale de 50 mm ...


puis avec la focale de 1440 mm ! À vous de juger ...

À noter que l'ouverture est sensiblement la même dans cet exemple : f/6.3 à 50 mm et f/6.5 à 1440 mm. C'est bien la focale, et donc l'angle de champ, qui est ici le paramètre déterminant pour obtenir un bel arrière-plan.

Et maintenant à vous de jouer ! ... 


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CombineZP un logiciel efficace et gratuit pour le Focus Stacking – Un outil intéressant pour la microscopie optique

10 Avril    2015

CombineZP un logiciel efficace et gratuit pour le Focus Stacking 

Un outil intéressant pour la microscopie optique.

Cet article se propose de montrer que CombineZP, logiciel gratuit, est très utile pour ceux qui utilisent la microscopie optique et pas seulement pour la macrophotographie qui est présentée en exemple. 

Pour la microscopie optique CombineZP permet d'obtenir des images nettes et bien définies sur l'ensemble du champ même lorsque la surface observée présente des reliefs et que l'objectif utilisé, souvent de fort grossissement, limite très fortement la profondeur de champ.


​CombineZP est un logiciel gratuit d'Alan Hadley. Il permet de réaliser ce qu'on appelle le focus stacking, c'est à dire d'augmenter sur une photo la profondeur de champ sur une partie ou la totalité après avoir pris plusieurs photos avec des mises au point à différentes profondeurs. Le logiciel de focus stacking va retenir les parties nettes (au point) de chaque photo et en faire un assemblage qui va produire une photo unique avec une profondeur de champ augmentée.  

​Le logiciel CombineZP peut être téléchargé ici. Et voici un tutoriel simple pour son utilisation.


​Un test intéressant de trois logiciels de focus stacking peut être trouvé ici, qui conclut à la très bonne qualité de CombineZP malgré sa gratuité. D'après l'auteur : "CombineZP est quant à lui une très bonne surprise, il se tire très bien des difficultés de ces images exigeantes ! Ce n’est pas la perfection, mais c’est un outil gratuit et déjà vraiment à la hauteur pour réaliser sans frais de très bonnes images ! "

​Je vais montrer ici un exemple très simple de ce qu'il est possible de réaliser en microscopie optique (ici dans le cadre de la recherche scientifique). J'ai observé en microscopie optique une membrane possédant une topographie particulière, mais cette membrane s’était déformée et donc la mise au point ne pouvait se faire que sur une partie de l'échantillon. Par contre je pouvais en faisant varier la distance objectif - échantillon faire varier la zone de mise au point. J'aurais pu essayer de l'aplanir, mais je souhaitais éviter toute contrainte et tout contact sur elle.

J'ai donc pris 4 photos (j'aurais pu en prendre plus pour un meilleur résultat) avec des mises au point progressivement différentes, et je les ai assemblées à l'aide de CombineZP.

Voici tout d'abord les 4 photos prises :

Et voici la première, agrandie, qui présente une zone au point dans une moitié supérieure gauche et qui est floue dans la moitié supérieure droite :

Voici maintenant l'assemblage réalisé par CombineZP qui présente une netteté acceptable sur sa plus grande partie. À noter le léger flou dans la partie haute à gauche mais ceci est dû au fait que ma première photo (voir ci-dessus) n'a pas été mise au point suffisamment bien dans cet angle :

​On peut constater que le résultat est tout à fait satisfaisant.

Cet exemple était particulièrement simple (pas de détails d'une grande finesse) mais il faut savoir que CombineZP propose plusieurs algorithmes qui vont donner des solutions un peu différentes (et donc plus ou moins satisfaisantes) pour des photos plus complexes présentant notamment des détails d'une grande finesse (voir le test ici).

Conclusion : CombineZP est un outil très utile en microscopie optique et en macrophotographie.

Et maintenant, à vous de jouer !


Comment augmenter la résolution de votre appareil photo par un moyen simple … et gratuit

1er Avril   2015

Comment augmenter la résolution de votre appareil photo par un moyen simple ... et gratuit

Vous n'avez pas un Nikon D810 ? un Sony Alpha A7R ? un Pentax 645Z ? ...

Cet article se propose de montrer qu'il est relativement facile d'obtenir des photos de très haute résolution en utilisant un appareil de type bridge de bonne qualité (Canon SX50, Panasonic FZ200, Nikon P600...) et en combinant des photos prises au téléobjectif à l'aide d'un logiciel tel que Microsoft ICE (gratuit). Voyons ceci en détail ...


​Tout le monde n'a pas la chance de posséder un Nikon D810, un Sony Alpha A7R et encore moins un Pentax 645Z qui ont des capteurs ayant des résolutions allant de 36 à 50 millions de pixels. Évidemment, avec les optiques qui vont avec, cela vous coûterait de 3000 € à 10000 €, voire plus...

Alors comment réaliser une photo en très haute résolution, tout en ne disposant que d'un appareil simple que les puristes rejetteraient dédaigneusement ? Eh bien, il suffit de posséder un appareil de type bridge de bonne qualité (Canon SX50, Panasonic FZ200, Nikon P600...) qui ont des résolutions de 12 à 16 millions de pixels, et d'utiliser leurs capacités de zoom pour assembler des photos zoomés pour constituer une photo unique de très haute résolution (de 100 à 200 millions de pixels sans problème)

​Je vais vous présenter ici un exemple qui va vous présenter ce qu'il est possible d'obtenir avec un appareil comme le bridge Nikon P600 (acheté d'occasion pour 230€, en excellent état).

J'ai pris tout d'abord une photo du panorama de Rouen de la colline de Bonsecours avec une vue splendide notamment sur la cathédrale au 85mm (équivalent 24x36).

Panorama pris au 85mm


J'ai ensuite pris une série de photos au 400mm (équivalent 24x36) et les ai assemblées avec la nouvelle version de Microsoft ICE (toujours gratuite).


​Première étape l'importation des images qu'on souhaite assembler (ici 24 images) :


Deuxième étape : l'assemblage (entièrement automatique, rapide) :


Troisième étape : le découpage/sélection (entièrement automatique, ou manuel) :


Quatrième et dernière étape : l'exportation/sauvegarde de l'assemblage final :

On obtient donc en assemblant des images obtenues à la focale de 400 mm une image dont la taille est environ de 65 millions de pixels contre 16 millions pour la photo originale obtenue pour une focale de 85 mm.

Panorama au 400 mm                                                                                                   au 85 mm

​Si on prolonge cette démarche, en augmentant la focale jusqu'au maximum, soit 1440 mm pour le Nikon P600, on peut réaliser un panorama, ou de manière générale une photo, de très, très haute résolution.

Voici ci-dessous le gain en terme de détails qu'on peut obtenir en passant de 85 mm à 400 mm, puis à 1440 mm.

85mm

400 mm

1440 mm

​En utilisant cette focale de 1440 mm, on peut réaliser un panorama, ou de manière générale une photo, de très haute résolution. On pourra obtenir ainsi une photo de plusieurs centaines de millions de pixels qui permettra de réaliser des tirages de très grande taille. Évidemment, ceci exigera de faire un très grand nombre de photos ... Mais le jeu peut en valoir la chandelle. Certains professionnels réalisent des panoramas dont la dimension se compte en gigapixels !


On peut aussi se limiter pour un usage plus courant à un assemblage de quelques photos, qui avec un minimum d'attention, conduira à de très belles photos dont la résolution atteindra celle d'un très bon réflex.

  Bonus

Voici, en bonus, une petite comparaison sur le même sujet entre le Canon SX50 (zoom maxi 1200 mm) et le Nikon P600 (zoom maxi 1440 mm). Les conditions d'éclairage sont assez proches pour que cette comparaison ait un sens.

Voici ci-dessous un détail du panorama : la flèche de la cathédrale de Rouen.

Canon SX50 - 1200 mm

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Nikon P600 - 1440 mm

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Et maintenant, en regardant de plus près :

Canon SX50 - 1200 mm

Header 1 / 1

Nikon P600 - 1440 mm

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On constate sur ce premier extrait un net avantage pour le P600, un double avantage :

- une plus grande finesse des détails (les ardoises, le soleil et le cercle qui l'entoure)

- une bien meilleure correction des aberrations chromatiques (c'est sans doute ce qui contribue le plus à pénaliser le SX50 en terme de résolution)

Canon SX50 - 1200mm

Header 1 / 1

Nikon P600 - 1440 mm

Header 1 / 2

​Les constatations sont identiques sur ce deuxième extrait. Plus grande finesse des détails (vitrail, herbes, sculptures, texture des pierres...) et meilleure correction des aberrations chromatiques du Nikon P600. Et pourtant dans le cas du SX50, des fichiers Raw ont été exploités ce qui a permis d'améliorer quelque peu le résultat, alors que le mode Raw n'est malheureusement pas disponible sur le P600.

​Mes tests rejoignent ceux du site Imaging Resource qui a testé à l'automne 2014 huit bridges dont le Nikon P600 et le Canon SX50, et qui concluait sur une victoire du P600.

​Olympus a sorti récemment l'OMD EM5 MarkII testé notamment chez Cameralabs et chez DPReview. Il utilise des déplacements du capteur d'un demi pixel et combine les différentes images obtenues pour passer d'une résolution de 16 à 40 millions de pixels. Ce système fournit de très belles images sur les sujets fixes (mais uniquement sur les sujets fixes, voir les essais cités ci-dessus), et n'apporte rien par rapport au bridge pour réaliser des panoramas de très grande taille. Sans oublier son prix qui dépasse les 1000 €.

À noter que cette limitation des images "fixes" existe aussi dans l'approche d'assemblage décrite dans cet article, mais dans une bien moindre mesure, car elle sera utilisée surtout pour réaliser des panoramas (à grande distance du sujet) et surtout parce que ICE au moment de l'assemblage choisira une photo pour une zone donnée sans fusionner plusieurs photos (ici assemblage mais pas fusion) comme le fait Olympus dans son système.


Et maintenant, à vous de jouer !​


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