Monthly Archives: juin 2015

1 Deuxième test de Microsoft Image Composite Editor ICE – La fonction Auto Complete utile malgré tout …

28 Juin   2015

Deuxième test de Microsoft Image Composite Editor (ICE)

La fonction Auto Complete utile malgré tout ... 

J'ai été très critique dans un article précédent sur l'utilité de la fonction auto complete de la dernière version de ICE qui s'avérait complètement  inefficace pour compléter des parties manquantes dans un assemblage de photos.

Dans cet article , je vais montrer que malgré tout cette fonction peut être utile dans certains cas, simples, où il s'agit de compléter une portion de la photo de manière réaliste ...


​J'ai été très critique dans un article précédent sur l'utilité de la fonction auto complete de la dernière version de ICE qui s'avérait complètement inefficace pour compléter des parties manquantes dans un assemblage de photos.

​Dans cet article , je vais montrer que malgré tout cette fonction peut être utile dans certains cas, simples, où il s'agit par exemple de compléter une portion de la photo de manière réaliste.

Voici tout d'abord l'ensemble de photos​ (Tour de la cloche de Split en Croatie) utilisées pour réaliser l'assemblage. Il est à noter que je n'ai pas trié ces photos et certaine s ne seront pas utilisées car les perspectives ne sont pas compatibles. ICE sait très bien faire le tri !

 

Voici maintenant l'assemblage réalisé par ICE. J'ai choisi le rendu "Perspective" qui permet de rendre au mieux, ainsi que le cadre qui réalise le "crop" , le découpage de la taille maximale possible :

Voici maintenant l'assemblage réalisé par ICE en utilisant l'option "auto complete" qui permet de définir une zone finale beaucoup plus étendue, notamment vers le bas :

Ce qui donne finalement les deux photos suivantes :

- la première obtenue sans l'option "auto complete"​ :

 

- la seconde obtenue avec l'option "auto complete"​ :

On pourra lui préférer une photo de dimensions un peu plus réduites qui permet d'éviter certains artefacts (dans les colonnes à droite notamment) :​

​Sous ICE, il était aussi possible (sans utiliser la fonction "auto complete") d'obtenir l'assemblage suivant, plus limité en taille il est vrai (47 MP contre 96 MP pour le premier assemblage obtenu avec la fonction "auto complete") :

​Voilà qui me réconcilie un peu avec cette fonction "auto complete" de Microsoft ICE. 

Maintenant à vous de jouer !​



Un éclairage simple et bon marché pour la photo macro !

5 Juin   2015

Un éclairage LED simple et bon marché pour la photo Macro !

Quand on réalise une photo macro, lorsqu'on se rapproche très près de l'objet à photographier, le problème de l'éclairement peut se poser quand l'appareil en arrive à faire de l'ombre à l'objet ! Voici un moyen simple pour résoudre ce problème ...


Quand on réalise une photo macro, lorsqu'on se rapproche très près de l'objet à photographier, le problème de l'éclairement peut se poser quand l'appareil en arrive à faire de l'ombre à l'objet ! Voici un moyen simple pour résoudre ce problème .

Il s'agit d'un éclairage émettant une lumière (avec ou sans diffuseur)​ constitué d'une matrice de 160 LEDs alimentées par des piles standards placée dans un boitier monté sur une petite rotule. J'ai placé cet éclairage sur une poignée fixée sur l'appareil photo (ici une poignée Hama distribuée par Digit Photo - environ 20€). Au passage, il est intéressant de signaler que ce dispositif peut être utilisé également pour filmer avec un appareil photo ; cela donne une très bonne stabilité, et le système peut être utilisé pour filmer des sujets dans l'ombre, mais pas trop éloignés.

Cette lampe peut être dirigée vers l'objet à photographier grâce à la rotule et en être approchée grâce à la rotation de la poignée :

Et voici le résultat :​

sans éclairage spécifique

avec éclairage panneau de LEDs

Sans éclairage particulier, l'appareil vient faire de l'ombre sur le vase photographié (on distingue au centre un rond sombre qui correspond à l'objectif de l'appareil) et la zone visée manque de lumière. C'est la périphérie qui est éclairée. L'appareil utilise alors une sensibilité de 400 ISO et une vitesse très lente de 1/10s, ce qui pénalise la qualité de la photo.

Avec le panneau de LEDs, le vase est beaucoup mieux éclairé (sensibilité : 110 ISO, et vitesse de 1/30s) ce qui permet d'obtenir une photo beaucoup mieux éclairée, avec beaucoup plus de détails, de meilleures couleurs et moins de bruit.

Ce qu'on peut voir encore mieux sur les agrandissements ci dessous :​

sans éclairage spécifique

avec éclairage panneau de LEDs

​On voit bien sur ce détail, en faveur de l'éclairage par le panneau de LEDs, le meilleur éclairement, le meilleur rendu des couleurs (les différents verts),  la plus grande finesse des détails (les nervures des feuilles, les petites craquelures...)

Il y a bien sûr d'autres systèmes possibles pour éclairer un objet pour réaliser une macrophotographie. Il y a des anneaux de LEDs  et également un système astucieux,  très léger, qui donne beaucoup de flexibilité (c'est le cas de le dire !) :

​À vous de choisir le système qui vous conviendra le mieux !  Quelque soit votre choix, il ne vous ruinera pas et vous permettra des photos que vous ne pourriez pas réaliser sans éclairage  supplémentaire.

Et maintenant, à vous de jouer !​



3 Ce qu’un réflex peut faire et qu’un bridge classique ne pourra pas faire !

3 Juin 2015

Ce qu'un réflex peut faire et qu'un bridge classique ne pourra pas faire ! 

Cet article se propose de montrer que  si le bridge permet de jouer sur les performances exceptionnelles de son zoom avec une qualité de photo tout à fait honorable,  il ne peut pas rivaliser avec l'appareil réflex (ou un appareil SLT) sur le plan de la maîtrise de la profondeur de champ, du rendu des nuances de couleurs, ainsi que de la qualité des photos en basse lumière ...


Nous avons vu dans un article récent qu'un bridge classique récent avec un capteur de petite dimension permettait grâce à la puissance de son zoom ​de réaliser des photos qu'il serait difficile de réaliser avec un réflex, sauf  pour des passionnés de photo très fortunés ...

Nous avons vu aussi, dans un autre article,  qu'avec un bridge classique, il était possible d'obtenir des arrière-plans flous agréables, très doux, en jouant sur la puissance du zoom qui permet de limiter la profondeur de champ et grâce à un angle de vue très faible qui limite le contenu de ce qui apparaît en arrière-plan​.

Dans un autre article, nous avons pu voir  qu'il est possible de réaliser des photos "macro" de bonne qualité avec un bridge classique, grâce à une position macro de l'appareil permettant d'approcher à moins d'un centimètre de l'objet à photographier.

Mais il y a des domaines dans lequel le bridge classique ne pourra pas rivaliser, et notamment :

- la maîtrise fine de la profondeur de champ​

- ​la qualité de nuance des couleurs et la dynamique

- la qualité des images en basse lumière

1 . La maîtrise de la profondeur de champ​

​Voici un exemple de ce qu'il est possible d'obtenir, en terme de profondeur de champ (arrière-plan flou faisant ressortir le sujet principal)  respectivement avec un bridge, ici le Nikon P600 :

Nikon P600 (focale de 50mm)

puis avec un appareil SLT de Sony le Alpha A58 (une sorte de réflex - voir ici l'article consacré à  ces appareils) équipé d'un objectif à focale fixe, très lumineux, le 35mm f/1.8 (équivalent 52mm en format 24x36) tout d'abord à pleine ouverture (f/1.8)  :

Sony A58 + 35mm (équiv. 52mm en 24x36) -  f/1.8

... puis en réduisant un peu l'ouverture (f/2.8), ce qui favorise une  meilleure netteté au cœur de la rose, tout en préservant un bel arrière-plan :

Sony A58 + 35mm (équiv. 52mm en 24x36) -  f/2.8

​Le résultat est évidemment beaucoup plus plaisant avec le réflex qui permet d'obtenir facilement (notamment grâce à la possibilité de l'équiper d'optiques fixes très lumineuses) un arrière-plan flou, agréable à l’œil.

​2 . La subtilité des couleurs

Voici l'exemple d'une rose (Crimson Glory pour les connaisseurs) photographiée avec le Nikon P600 et avec  le Sony A58. La photo du A58 est un jpeg obtenu par traitement du fichier Raw par DXO Optics Pro 10 :

Nikon P600

Sony Alpha A58

Les couleurs sont beaucoup mieux rendues par le A58 qui procure des couleurs plus justes, plus saturées et avec une dynamique chromatique plus étendue (42215 couleurs dans cet extrait du Sony A58 contre 24337 couleurs pour le Nikon P600). Le côté velouté notamment est beaucoup mieux rendu par le A58.

​3. La meilleure montée en sensibilité - performances en basse lumière

Voici des photos d'une scène test qui contient des  ​couleurs, des textures  variées, des objets de taille différentes ... Ces photos ont été prises à 3200 ISO. Les fichiers Raw du Sony A58 ont été traités par DXO Optics Pro 10 qui fait des merveilles dans le traitement du bruit pour les hautes valeurs ISO, notamment avec son algorithme Prime. Voir cet article qui aborde le sujet du débruitage des photos très bruitées.

Nikon P600 - 3200 ISO

Header 1 / 1

Sony Alpha A58 - 3200 ISO - Raw traité par DXO Prime

Meilleur rendu des couleurs pour le SLT par rapport au bridge :

Nikon P600 - 3200 ISO

Header 1 / 1

Sony A58 - 3200 ISO - JPEG natif

Sony A58 - 3200 ISO - Raw traité par DXO Prime

Plus de détails, plus de finesse et beaucoup moins de bruit pour l e SLT :

Nikon P600 - 3200 ISO

Sony A58 - 3200 ISO

Nikon P600 - 3200 ISO (taille 100%)

Sony A58 - 3200 ISO (taille 100%)

Autre exemple en faveur du Sony A58 (SLT) :

Nikon P600 - 3200 ISO

Sony A58 - 3200 ISO

Nikon P600 - 3200 ISO  (taille 100%)

Header 1 / 1

Sony A58 - 3200 ISO (taille 100)

Ces exemples sont parlants et montrent une supériorité nette du réflex (et du SLT) sur le bridge classique pour la montée en sensibilité rendue nécessaire dans les environnements peu lumineux. Ces photos prises à 3200 ISO montrent que le SLT est capable de restituer beaucoup plus de détails que le bridge et de mieux restituer les couleurs ; ses images sont aussi beaucoup moins bruitées (bruit de chrominance, bruit de luminance).

CONCLUSION

Nous avons vu dans un article récent qu'un bridge classique récent avec un capteur de petite dimension permettait grâce à la puissance de son zoom ​de réaliser des photos de qualité honorable qu'il serait difficile de réaliser avec un réflex, sauf  pour des passionnés de photo très fortunés capables de s'offrir de longues optiques à des prix très déraisonnables ...

Mais l'article présent montre clairement qu'il y a des domaines dans lequel le bridge classique ne pourra pas rivaliser, et notamment :

- la maîtrise fine de la profondeur de champ​

- ​la qualité de nuance des couleurs et la dynamique

- la qualité des images en basse lumière​ (plus de finesse, de couleurs et beaucoup moins de bruit)

​Tout ceci ne surprendra pas le photographe expérimenté, mais il peut être utile de le rappeler pour des amateurs moins avertis. 

Le bridge et le réflex (ou le SLT) ont chacun leur domaine de prédilection ... et c'est pour cette raison que l'auteur de cet article disposent des deux !

Et maintenant à vous de jouer !