Monthly Archives: juillet 2015

Evolution des zooms des bridges

26 Juillet   2015

Evolution des zooms des bridges

Cet article se propose de faire le point sur l'évolution de la puissance des zooms des appareils photo de type bridge, de leurs performances, de leurs atouts et de leurs limites ...


​Cet article se propose de faire le point sur l'évolution de la puissance des zooms des appareils photo de type bridge, de leurs performances, de leurs atouts et de leurs limites ...

​Je me suis décidé à écrire ce petit article car je n'avais pas trouvé ces éléments sur le net, et j'ai dû rassembler ces éléments à partir de plusieurs articles.

​Un appareil de type bridge est un appareil dont l'objectif qui est un zoom  disposant d'une amplitude importante n'est pas interchangeable. Il est généralement associé à un petit capteur (1/ 2.3") mais récemment Sony a introduit un bridge basé sur un capteur 1"  (environ 4 fois plus grand), le RX10. Il a été suivi par le FZ1000 de Panasonic et récemment par le G3X de Canon.

​Ces dernières années, les appareils bridge classiques (petit capteur) ont vu une augmentation spectaculaire de la puissance de leur zoom. Ceci est bien illustré sur le graphique suivant :

Facteur de zoom

​Comme on le voit, le facteur de zoom est passé de 12 à 83 en l'espace de 11 ans .

On constate une augmentation de plus en plus rapide de ce facteur. On pourrait être tenté de prolonger cette courbe vers des facteurs encore plus importants. Mais il est probable qu'on a atteint une limite​. En effet même si le dernier P900 de Nikon (facteur de zoom x 83, focale de 2000 mm) donne de bons résultats d'après les premiers essais, l'utilisation pratique de la partie extrême du zoom  devient de plus en plus réduite : viser un objet très éloigné risque souvent  d'être limité par des problèmes de turbulence.  

De leur côté, les nouveaux bridges à capteur 1" ont vu leur facteur de zoom passer en 2 ans de 8,3 à 25 : ​

Facteur de zoom

​C'est Sony qui a innové en introduisant ce nouveau type de bridge le RX10 avec un facteur de zoom  x8,3 en 2013 (24 - 200 mm), suivi 1 an plus tard parPanasonic qui a introduit le FZ1000 avec un facteur de zoom de 16  (25 - 400 mm). Et en 2015 Canon vient d'introduire le G3X doté d'un facteur de zoom de 25 (24 - 600 mm). 

​Ces nouveaux bridges dotés d'un capteur 1" quatre fois plus grands que les capteurs équipant les bridges classiques ont une qualité d'image supérieure, tout particulièrement à haute sensibilité ce qui leur ouvre une polyvalence bien plus grande dans les environnements sombres, en intérieur... Il s sont également dotés d'objectifs plus lumineux  qui associés à la  plus grande taille des capteurs leur permet de jouer sur la profondeur de champ et d'obtenir d'agréables flous d'arrière plan beaucoup plus facilement.

Il n'en reste pas moins que les bridges classiques dans des bonnes conditions de lumière permettent d'obtenir des photos​  de bonne qualité n'en déplaise aux puristes avec une polyvalence sans égal.

Les performances de leurs zooms, impressionnantes, leur ouvrent des champs d'application tels que la chasse photographique et l'astronomie.​

En ce qui concerne l'astronomie voici ce qui peut être obtenu avec un Nikon P600 :​

Nikon P600 - 1440 mm

Cette photo de la lune est une photo obtenue sur une seule prise de vue. Comme on la vu dans un autre article il est possible de moyenner un grand nombre de photos pour diminuer le bruit et affiner les détails de ces photos grâce au logiciel Autostakkert.

En ce qui concerne la chasse photographique, il est tout à fait possible d'atteindre des cibles à des distances impressionnantes ou de photographier des insectes mais il est préférable que ces cibles soient immobiles car la faible luminosité des objectifs de ces bridges limitent vite leurs possibilités !​

Conclusion 

Ne vous laissez pas impressionner par des critiques à l'emporte pièce. Les bridges sont des appareils polyvalents, capables de fournir une bonne qualité d'image en bonnes conditions de lumière. L'impressionnante étendue de leur zoom les dote d'une grande polyvalence ... et ils sont faciles à utiliser même aux plus grandes focales si vous avez la main sûre ... ou si vous utilisez un trépied​ !

​Et maintenant à vous de jouer !


Comparaison de deux livres photo Albelli – Quel choix : Brillant ou satiné ?

25 Juillet   2015

Comparaison de deux livres photo Albelli - Quel choix : Brillant ou satiné ?

Cet article se propose de comparer  deux finitions d'un même livre photo Albelli : Brillant et satiné. Y-a-t-il des différences de qualité  entre ces deux  versions ?


​J'avais effectué il y a quelque mois  un test comparatif entre un livre Albelli en finition satiné avec un livre Saal Digital tiré sur papier photo,  et j'avais conclu à une préférence pour le livre Albelli plus homogène et mieux fini.

Ici, je vais présenter rapidement une comparaison entre​  deux finitions d'un même livre photo Albelli : une finition brillante et une finition satinée. Les deux livres sont imprimés de manière classique (pas de papier photo). La finition  brillante conduit à un surcoût de 0,2 € par page.

Comme on peut s'y attendre la différence de qualité entre ces deux tirages n'est pas très importante.

Tout d'abord, il y a évidemment un choix personnel entre brillant et satiné. Il est vrai que la finition brillante apporte plus de brillance aux couleurs.

Mais il y a autre chose : la finition satiné a tendance à délaver légèrement les coloris très clairs. Nous allons le voir sur l'exemple suivant pour lequel la même page des deux versions a été photographiée :

Finition satinée

Finition brillante

La finition satinée fait perdre des détails dans les façades des maisons illuminées par le soleil de fin d'après-midi​, qui paraissent un peu délavées. La finition brillante ne présente pas ce défaut : les teintes sont plus chaudes , ce qui correspond mieux à la réalité et les façades ne paraissent plus surexposées.

Voici la photo originale qui a été utilisée pour le tirage :​

Photo originale

​On constate que la finition brillante est effectivement la plus proche de la photo originale qui est caractérisée par des teintes chaudes et ne  présente pas de surexposition.

Conclusion 

En dépit d'un certain surcoût, la finition brillante me paraît supérieure en terme de justesse des teintes et de l'exposition.

En espérant que ce petit article pourra vous aider dans vos choix ...


Evolution de la résolution des capteurs en photo numérique

25 Juillet   2015

Evolution  de la résolution des capteurs en photo numérique 

Cet article se propose de montrer l'évolution de la résolution des capteurs des appareils photo numérique en prenant l'exemple des appareils bridge ainsi que des réflex ...


​Je me propose ici simplement de présenter des données relatives à la résolution (théorique) des capteurs photos en terme de nombres de pixels. J'ai regroupé ces données dans ce petit article car j'ai eu du mal à trouver ces données sur le net dans un seul article.

Je présenterai cette évolution pour les appareils de type bridge (capteurs d'une taille de l'ordre de 4,6x6,2 mm, ainsi que pour les appareils réflex  (APS-C classiques, ainsi que plein format). Rappelons que les réflex de type APS-C ont une dimension de capteur de l'ordre de 16x24 mm (15x22 mm environ pour les capteurs de chez Canon) alors que les plein format ont un capteur plus de deux fois plus grand : 24x36 mm.

Voici tout ​d'abord les données relatives aux appareils bridge :

​On constate  une forte évolution du nombre de pixels passant pour une même taille de capteur de 5 MP (millions de pixels) à 16 MP. Il faut dire que parallèlement les capteurs CCD sont devenus des capteurs CMOS  dotés d'une meilleure sensibilité permettant de meilleures prises de vue en basse lumière. Il faut signaler aussi qu'il y a une tendance à la stabilisation  de ce nombre de pixels sur les appareils dotés de petits capteurs (compact ou bridge)  ; on a même vu un retour en arrière sur les compacts pour lesquels l'inflation du nombre de pixels (18 MP voire 20 MP) avait des effets négatifs sur la qualité des photos (trop grande densité de sites  des capteurs).

​On peut donc raisonnablement envisager une stabilité de ce nombre de pixels sur ces  appareils dans les années à venir.

Il est d'aill​eurs possible  que ces bridges soient en partie supplantés par les bridges de nouvelle génération apparus en 2013 et dotés de capteurs  1" (environ 9x13 mm,  4 fois plus grands que ceux des bridges classiques) de 20 MP, qui leur confèrent une qualité d'image supérieure notamment en basse lumière, ainsi que la possibilité de jouer sur la profondeur de champ. Leur seul désavantage pour l'instant est d'être limités  par la puissance de leur zoom (de x8 pour le Sony RX10 à x25 pour le Canon G3X en passant par x16 sur le Panasonic FZ1000).

Examinons maintenant l'évolution du nombre de pixels pour les appareils réflex de type APS-C :​

​On constate pour ces appareils une évolution encore plus spectaculaire, et ceci n'est pas du tout étonnant car la surface de leur capteur est environ 12 fois plus grande que celle des capteurs des bridges classiques. Il y a donc une marge d'évolution assez importante.  Il convient cependant de remarquer que le capteur de 28 MP  du Samsung NX1  n'est pas tout à fait à la hauteur de ses concurrents de 24 MP de Nikon et encore moins des 16 MP du capteur X-Trans de Fuji. 

Examinons maintenant l'évolution du nombre de pixels pour les appareils réflex de type 24x36 plein format :​

​Les appareils réflex plein format évoluent parallèlement aux appareils réflex APS-C. La surface de leur surface étant un peu plus de deux fois plus grande que celle des capteurs ds APS-C, il est normal d'arriver en 2015 à 50 MP, ce qui correspond à peu près à la même densité de sites des capteurs que les 24 MP des APS-C.

En conclusion :​

​L'augmentation du nombre de  pixels des capteurs augmente la résolution des photos mais  ceci va à l'encontre de la sensibilité en basse lumière. Heureusement les progrès techniques des capteurs viennent contrebalancer cet inconvénent.

​L'augmentation du nombre de  pixels des capteurs augmente théoriquement la résolution des photos mais  ceci n'est vrai que si l'optique de l'appareil n'est pas limitante. En d'autres termes, les capteurs de plus en plus riches en pixels sont de plus ne plus exigeants pour les optiques.

Et maintenant, à vous de jouer ... et bon choix !


1 Un panorama de Rouen haute résolution : 600 millions de pixels

19 Juillet   2015

Un panorama de Rouen haute résolution de 600 millions de pixels

Cet article se propose de montrer qu'il est possible de réaliser un panorama de grande qualité (près de 600 millions de pixels) avec un appareil simple (bridge Nikon P600) en utilisant le logiciel ICE de Microsoft, moyennant "un peu" de ténacité et de patience ...

J'ai réalisé ici un panorama de la ville de Rouen avec une prise de vue à partir du point de vue de la colline de Bonsecours.


​J'ai voulu   montrer ici qu'il est possible de réaliser un panorama de grande qualité (près de 600 millions de pixels) avec un appareil simple (bridge Nikon P600) en utilisant le logiciel ICE de Microsoft, moyennant "un peu" de ténacité et de patience ...

​Pour ce faire, j'ai réalisé un panorama de la ville de Rouen avec une prise de vue à partir du point de vue de la colline de Bonsecours qui offre la plus belle vue sur Rouen avec les ponts sur la Seine en enfilade (dont le nouveau pont Flaubert), et les trois plus belles églises de Rouen : la cathédrale, Saint Maclou et Saint Ouen. Il est également possible de découvrir dans ce panorama la tour des archives (Conseil départemental), la tour "Jeanne d'Arc), le campanile de la gare de Rouen, les toits du palais de justice ...

Le matériel  utilisé est le suivant :

Pour la prise de vue :

- Bridge Nikon P600 (photos dans la résolution de 16 MP)

- un trépied (compte tenu du très beau temps, il n'a pas été nécessaire d'utiliser de déclenchement ​à distance au moyen de l'application WiFi WMU pour Smartphone de Nikon, vitesses de 1/320 à 1/640 s), une rotule  (rotule chinoise trouvée sur Amazon d'un bon rapport qualité/prix) permettant une meilleure fluidité des déplacements.

- du temps !​

Pour l'assemblage des photos :

-​ Ordinateur de bureau  Asus  : CPU Intel Core I7 4770 3,4 GHz, 16Go RAM, DD 1To, DD externe 3To, SSD 128Go, Nvidia GeForce GTX 760 , écran Full HD 1920x1080

- Logiciel gratuit Microsoft ICE (dernière version)​

- encore du temps !

Pour la réalisation du panorama j'ai pris 358 photos en faisant attention à un recouvrement important (plus d'un tiers) horizontal, et vertical, ​Ce qui a nécessité environ une heure de prises de vue !

Pour l'assemblage, le temps est également non négligeable mais la configuration de mon ordinateur a permis ​de rester dans des temps de traitement raisonnables  : quelques dizaines de minutes tout de même.

Auparavant il a quand même été nécessaire de redimensionner les photos (facteur x 0,7) car il y avait impossibilité de réaliser l'assemblage​ (message d'erreur).

​Après assemblage , il y a eu un travail de "cosmétique" qui a nécessité des heures pour supprimer les problèmes de raccordement dans le ciel et surtout nettoyer la ligne d'horizon .

​Voici le résultat  ci-dessous. Pour avoir une meilleure résolution, vous pouvez cliquer sur la photo pour accéder à un panorama d'une résolution de 14539 x 2160 pixels (environ 31 MP), résolution encore très éloignée de celle du panorama original (587 MP,  62795 x 9329 pixels) !

​La photo affichée sur votre écran a une résolution limitée par rapport à celle du panorama que j'ai pu réaliser avec la meilleure résolution. En voici un exemple :

Extrait de l'image de 31 MP (env. 400%)

Extrait de l'image de 587 MP (600 mm) (100%)

​Comme vous pouvez le constater, la qualité est très supérieure sur le fichier original.

Et maintenant en reprenant un fragment de cet extrait voici le gain de qualité qu'il aurait été possible d'obtenir si j'avais pu réaliser l'assemblage  ​sans avoir besoin de redimensionner mes photos par un facteur x 0,7 :

Extrait de la photo prise à la focale de 600 mm (env. 300%)

Extrait (600 mm) obtenu avant le redimensionnement (x 0,7)

​Là encore le gain est significatif. Le redimensionnement a fait perdre de la qualité en réduisant le nombre de pixels par un facteur 2.

​J'ai réalisé une autre série de photos pour  faire un panorama de la cathédrale avec la plus longue focale (1440 mm) et voici ce qu'il est encore possible de gagner en qualité :

Extrait (600 mm) obtenu avant le redimensionnement (x 0,7)

Extrait de la photo prise à la focale de 1440 mm (100%)

​Le gain est spectaculaire en terme de finesse. Il faut dire que passer de la focale de 600 mm  à celle de 1440 mm multiplie le nombre de pixels par un facteur 5,76 !

Et ceci confirme au passage la qualité optique du zoom du Nikon P600.

Il serait possible en théorie de réaliser un panorama de Rouen (même cadrage que celui présenté ici) en utilisant la focale maximale du P600 (1440 mm). Ce panorama serait alors constitué d'environ 7 gigapixels ! Ceci n'est pas possible avec le matériel informatique dont je dispose. Je vais réfléchir à la question ...

Et maintenant à vous de jouer !​


Grossissement réel d’un zoom ? Il dépend de l’éloignement du sujet photographié !

18 Juillet   2015

Grossissement réel d'un zoom ? Il dépend de l'éloignement du sujet photographié !

Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. Pour un sujet à l'infini, le grossissement annoncé est assez bien respecté. Par contre, pour un sujet photographié à courte distance (distance minimale de mise au point), le grossissement s'avère nettement inférieur à ce qui est attendu !


​Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. En général, on ne se pose même pas la question. Les fabricants de bridges par exemple annoncent des focales de 1200mm (Canon SX50 par exemple) ou 1440mm (Nikon P600 par exemple) avec des facteurs de zoom x50 ou x60 voire x83 comme récemment avec le Nikon P900.

Pour les grandes focales tout se passe bien si le sujet se trouve à grande distance. J'ai effectué un test sur un bâtiment situé à plusieurs centaines de mètres et recouvert d'une structure de tôle ​avec un motif périodique, ce qui a facilité la  comparaison des grossissements obtenus avec les différentes focales annoncées. Le résultat est conforme à ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

Par contre, lorsque le sujet est à courte distance (environ 2 mètres avec le Nikon P600 utilisé pour cet essai), on observe un décalage important pour les plus grandes focales avec ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

​Ce résultat peut paraître étonnant et en général il est méconnu. Sans rentrer dans le détail, l'explication vient de la structure complexe des zooms (nombreuses lentilles, déplacement des lentilles très complexe). Pour de plus amples renseignements, pour ceux qui veulent creuser le sujet voici un excellent article (un peu ardu pour les non scientifiques...) qui entre dans le détail de ces questions.

Pour le photographe amateur qui ne souhaite pas rentrer dans les formules assez complexes d'optique, il suffit de savoir que cet effet existe. Il vous suffira de faire un petit test pour le vérifier sur votre appareil.

Et maintenant à vous de jouer !​


L’autofocus du mode Macro du Nikon P600

7 Juillet   2015

L'autofocus du mode Macro du Nikon P600

Le bridge Nikon P600 dispose d'une fonction Macro qui permet de faire la mise au point à moins de 1 cm à la plus petite focale (24 mm) ... mais également à l'infini ! On peut donc se poser la question de l'utilité de l'autofocus classique si le mode Macro a un domaine d'utilisation plus étendu. Y-a-t-il des problèmes à l'utilisation du mode Macro de façon généralisée ? Nous allons essayer de répondre à cette question ...


​Le bridge Nikon P600 dispose d'une fonction Macro qui permet de faire la mise au point à moins de 1 cm à la plus petite focale (24 mm) ... mais également à l'infini ! On peut donc se poser la question de l'utilité de l'autofocus classique si le mode Macro a un domaine d'utilisation plus étendu. Y-a-t-il des problèmes à l'utilisation du mode Macro de façon généralisée ? Nous allons essayer de répondre à cette question ...

​Sur le bridge Nikon P600, il est possible d'utiliser une  fonction Macro en le sélectionnant à l'aide du sélecteur multidirectionnel au dos de l'appareil :

Cette fonction Macro est évidemment utile pour réaliser une mise au point sur un objet à très petite distance (dans le cas du P600 moins de 1 cm) (voir l'article traitant de ce sujet). ​Mais en utilisant cette  fonction Macro, j'ai constaté qu'il était également possible de faire une photo  d'un objet très éloigné tout en conservant une parfaite mise au point.

À partir de là, je me suis posé la question de l'utilité d'une position autofocus (AF) si la position Macro permet d'effectuer une mise au point de très près jusqu'à l'infini. 

 ​

Qu'est-ce qu'en dit la notice d'utilisation de Nikon ?​

​Ce qu'indique la notice pour le mode Macro c'est que vous pouvez faire la mise au point sur des sujets très proches lorsque la focale est la plus  courte (24 mm). Rien n'est dit sur les  limites du mode Macro.

J'ai donc fait un petit test en comparant la capacité de mise au point des deux modes. J'ai pointé l'appareil vers le mur d'une maison voisine située à une distance de 50 mètres environ, et utilisé la plus longue focale (1440 mm - grossissement x 60) et pris deux photos : la première avec l'autofocus standard, la seconde avec le mode Macro. Les paramètres pour les deux photos sont identiques (f/6.5, 1/250 s, 180 ISO).​

Ce qui donne le résultat suivant :​

Autofocus standard

Macro

​Comme on peut le constater, les résultats sont très proches, et sans rentrer dans les détails, manifestement le mode Macro est capable de mettre au point à très grande distance.

On est donc ramené à la question initiale : quel est l'intérêt du mode autofocus standard par rapport au mode Macro qui couvre une gamme de distances de mise au point ​plus étendue ?

Etape suivante :  j'ai interrogé Nikon France pour  essayer d'avoir une réponse à cette question.  La réponse est arrivée très rapidement :

​"  Vous pouvez effectivement utiliser le mode Macro dans plusieurs conditions de prises de vues. Le mode Macro permet d'étendre la plage de mise au point par rapport au mode AF normal, de 1cm pour ce modèle jusqu'à l'infini. Toutefois, la différence entre les deux modes est principalement la vitesse de l'autofocus. Le mode Macro sera en général plus lent que le mode AF normal. Donc le choix dépend surtout de la scène ou du sujet photographié. "

Fort de cette réponse,​ je me suis  précipité sur mon Nikon P600 pour effectuer un petit test pour vérifier s'il y avait une différence de vitesse de mise au point entre le mode autofocus standard et l'autofocus en mode Macro pour des sujets à grande distance , et ce pour des focales de 24 mm  à 1440 mm. Pour les courtes focales, quelque soit le mode, autofocus AF ou autofocus Macro, la mise au point est quasi instantanée ; pour les plus longues focales la mise au point est plus laborieuse que ce soit avec le mode AF ou le mode Macro mais je n'ai pas noté de différence nette dans un sens ou dans l'autre.

Conclusion (peut-être provisoire !) :​ Le mode Macro permet de faire des mises au point de moins de 1 cm à l'infini sans qu'il n'y ait de différence perceptible ni sur la vitesse de mise au point ni sur sa qualité. Donc a priori le mode Macro semble pouvoir être utilisé dans tous les cas.

Si vous avez une expérience différente n'hésitez pas à la partager.

Et maintenant, à vous de jouer !​


Comment introduire un flou esthétique dans vos photos en post-traitement

4 Juillet   2015

Comment introduire un flou esthétique dans vos photos en post-traitement

Cet article se propose de montrer qu'il est possible lors d'un post-traitement de simuler un effet de faible profondeur de champ (flou d'arrière-plan, Bokeh) en appliquant un effet avec un logiciel tel que PaintShop Pro X7 (ce n'est qu'un exemple). Ceci vous permettra d'obtenir de très jolis flous autour du sujet principal même si vous ne disposez que d'un compact ou d'un bridge ... et non de l'appareil réflex dernier cri !


​Cet article se propose de montrer qu'il est possible lors d'un post-traitement de simuler un effet de faible profondeur de champ (flou d'arrière-plan, Bokeh) en appliquant un effet avec un logiciel tel que PaintShop Pro X7 (ce n'est qu'un exemple). Ceci vous permettra d'obtenir de très jolis flous autour du sujet principal même si vous ne disposez que d'un compact ou d'un bridge ... et non de l'appareil réflex dernier cri ! En effet un réflex, plein format en particulier, associé à une optique très lumineuse permet d'obtenir des arrière-plans très flous permettant de faire ressortir et de mettre ainsi en valeur le sujet principal de la photo.

Nous avons utilisé un bridge (Nikon P600) acheté d'occasion pour la modique somme de 230€. Il est configuré ici en mode macro permettant de mettre au point à très courte distance mais avec une focale de 24mm qui associée à une assez faible ouverture n'est pas favorable pour obtenir un arrière-plan flou.

​La photo prise dans ces conditions est traitée  dans PaintShop Pro X7 (mais il existe plein d'autres possibilités) au moyen d'un effet (Menu Effets - Effets photo - Mise au point  sélective) qui permet de définir une zone dans laquelle on va placer le sujet principal (zone qui va rester parfaitement nette), l'intensité du flou, ainsi que la progressivité de l'évolution du flou à partir de la zone de netteté :

Ce simple traitement permet de passer de la photo originale, nette sur une grande profondeur de champ ...

​à  la photo suivante qui simule une profondeur de champ réduite :

Dans cette photo, le sujet principal, ici une fleur de passiflore, apparaît isolé de l'arrière-plan​ dont il se détache bien. Le sujet est mieux  mis en valeur que dans la photo originale.

​Un réflex doté d'une optique très lumineuse (f/1.8 par exemple) permettra d'obtenir cet effet de flou directement, sans la nécessité d'un post-traitement. Nous avons vu une illustration de cette supériorité du réflex dans un article précédent.

Par contre, quelquefois, la profondeur de champ très réduite obtenue avec le réflex pourra être un handicap pour obtenir la netteté complète du sujet principal, pour peu qu'il ait une certaine profondeur. Rien n'est parfait en ce bas monde !

Et maintenant à vous de jouer !