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Comparaison de deux livres photo Albelli – Quel choix : Brillant ou satiné ?

25 Juillet   2015

Comparaison de deux livres photo Albelli - Quel choix : Brillant ou satiné ?

Cet article se propose de comparer  deux finitions d'un même livre photo Albelli : Brillant et satiné. Y-a-t-il des différences de qualité  entre ces deux  versions ?


​J'avais effectué il y a quelque mois  un test comparatif entre un livre Albelli en finition satiné avec un livre Saal Digital tiré sur papier photo,  et j'avais conclu à une préférence pour le livre Albelli plus homogène et mieux fini.

Ici, je vais présenter rapidement une comparaison entre​  deux finitions d'un même livre photo Albelli : une finition brillante et une finition satinée. Les deux livres sont imprimés de manière classique (pas de papier photo). La finition  brillante conduit à un surcoût de 0,2 € par page.

Comme on peut s'y attendre la différence de qualité entre ces deux tirages n'est pas très importante.

Tout d'abord, il y a évidemment un choix personnel entre brillant et satiné. Il est vrai que la finition brillante apporte plus de brillance aux couleurs.

Mais il y a autre chose : la finition satiné a tendance à délaver légèrement les coloris très clairs. Nous allons le voir sur l'exemple suivant pour lequel la même page des deux versions a été photographiée :

Finition satinée

Finition brillante

La finition satinée fait perdre des détails dans les façades des maisons illuminées par le soleil de fin d'après-midi​, qui paraissent un peu délavées. La finition brillante ne présente pas ce défaut : les teintes sont plus chaudes , ce qui correspond mieux à la réalité et les façades ne paraissent plus surexposées.

Voici la photo originale qui a été utilisée pour le tirage :​

Photo originale

​On constate que la finition brillante est effectivement la plus proche de la photo originale qui est caractérisée par des teintes chaudes et ne  présente pas de surexposition.

Conclusion 

En dépit d'un certain surcoût, la finition brillante me paraît supérieure en terme de justesse des teintes et de l'exposition.

En espérant que ce petit article pourra vous aider dans vos choix ...


Evolution de la résolution des capteurs en photo numérique

25 Juillet   2015

Evolution  de la résolution des capteurs en photo numérique 

Cet article se propose de montrer l'évolution de la résolution des capteurs des appareils photo numérique en prenant l'exemple des appareils bridge ainsi que des réflex ...


​Je me propose ici simplement de présenter des données relatives à la résolution (théorique) des capteurs photos en terme de nombres de pixels. J'ai regroupé ces données dans ce petit article car j'ai eu du mal à trouver ces données sur le net dans un seul article.

Je présenterai cette évolution pour les appareils de type bridge (capteurs d'une taille de l'ordre de 4,6x6,2 mm, ainsi que pour les appareils réflex  (APS-C classiques, ainsi que plein format). Rappelons que les réflex de type APS-C ont une dimension de capteur de l'ordre de 16x24 mm (15x22 mm environ pour les capteurs de chez Canon) alors que les plein format ont un capteur plus de deux fois plus grand : 24x36 mm.

Voici tout ​d'abord les données relatives aux appareils bridge :

​On constate  une forte évolution du nombre de pixels passant pour une même taille de capteur de 5 MP (millions de pixels) à 16 MP. Il faut dire que parallèlement les capteurs CCD sont devenus des capteurs CMOS  dotés d'une meilleure sensibilité permettant de meilleures prises de vue en basse lumière. Il faut signaler aussi qu'il y a une tendance à la stabilisation  de ce nombre de pixels sur les appareils dotés de petits capteurs (compact ou bridge)  ; on a même vu un retour en arrière sur les compacts pour lesquels l'inflation du nombre de pixels (18 MP voire 20 MP) avait des effets négatifs sur la qualité des photos (trop grande densité de sites  des capteurs).

​On peut donc raisonnablement envisager une stabilité de ce nombre de pixels sur ces  appareils dans les années à venir.

Il est d'aill​eurs possible  que ces bridges soient en partie supplantés par les bridges de nouvelle génération apparus en 2013 et dotés de capteurs  1" (environ 9x13 mm,  4 fois plus grands que ceux des bridges classiques) de 20 MP, qui leur confèrent une qualité d'image supérieure notamment en basse lumière, ainsi que la possibilité de jouer sur la profondeur de champ. Leur seul désavantage pour l'instant est d'être limités  par la puissance de leur zoom (de x8 pour le Sony RX10 à x25 pour le Canon G3X en passant par x16 sur le Panasonic FZ1000).

Examinons maintenant l'évolution du nombre de pixels pour les appareils réflex de type APS-C :​

​On constate pour ces appareils une évolution encore plus spectaculaire, et ceci n'est pas du tout étonnant car la surface de leur capteur est environ 12 fois plus grande que celle des capteurs des bridges classiques. Il y a donc une marge d'évolution assez importante.  Il convient cependant de remarquer que le capteur de 28 MP  du Samsung NX1  n'est pas tout à fait à la hauteur de ses concurrents de 24 MP de Nikon et encore moins des 16 MP du capteur X-Trans de Fuji. 

Examinons maintenant l'évolution du nombre de pixels pour les appareils réflex de type 24x36 plein format :​

​Les appareils réflex plein format évoluent parallèlement aux appareils réflex APS-C. La surface de leur surface étant un peu plus de deux fois plus grande que celle des capteurs ds APS-C, il est normal d'arriver en 2015 à 50 MP, ce qui correspond à peu près à la même densité de sites des capteurs que les 24 MP des APS-C.

En conclusion :​

​L'augmentation du nombre de  pixels des capteurs augmente la résolution des photos mais  ceci va à l'encontre de la sensibilité en basse lumière. Heureusement les progrès techniques des capteurs viennent contrebalancer cet inconvénent.

​L'augmentation du nombre de  pixels des capteurs augmente théoriquement la résolution des photos mais  ceci n'est vrai que si l'optique de l'appareil n'est pas limitante. En d'autres termes, les capteurs de plus en plus riches en pixels sont de plus ne plus exigeants pour les optiques.

Et maintenant, à vous de jouer ... et bon choix !


5 Un panorama de Rouen haute résolution : 600 millions de pixels

19 Juillet   2015

Un panorama de Rouen haute résolution de 600 millions de pixels

Cet article se propose de montrer qu'il est possible de réaliser un panorama de grande qualité (près de 600 millions de pixels) avec un appareil simple (bridge Nikon P600) en utilisant le logiciel ICE de Microsoft, moyennant "un peu" de ténacité et de patience ...

J'ai réalisé ici un panorama de la ville de Rouen avec une prise de vue à partir du point de vue de la colline de Bonsecours.


​J'ai voulu   montrer ici qu'il est possible de réaliser un panorama de grande qualité (près de 600 millions de pixels) avec un appareil simple (bridge Nikon P600) en utilisant le logiciel ICE de Microsoft, moyennant "un peu" de ténacité et de patience ...

​Pour ce faire, j'ai réalisé un panorama de la ville de Rouen avec une prise de vue à partir du point de vue de la colline de Bonsecours qui offre la plus belle vue sur Rouen avec les ponts sur la Seine en enfilade (dont le nouveau pont Flaubert), et les trois plus belles églises de Rouen : la cathédrale, Saint Maclou et Saint Ouen. Il est également possible de découvrir dans ce panorama la tour des archives (Conseil départemental), la tour "Jeanne d'Arc), le campanile de la gare de Rouen, les toits du palais de justice ...

Le matériel  utilisé est le suivant :

Pour la prise de vue :

- Bridge Nikon P600 (photos dans la résolution de 16 MP)

- un trépied (compte tenu du très beau temps, il n'a pas été nécessaire d'utiliser de déclenchement ​à distance au moyen de l'application WiFi WMU pour Smartphone de Nikon, vitesses de 1/320 à 1/640 s), une rotule  (rotule chinoise trouvée sur Amazon d'un bon rapport qualité/prix) permettant une meilleure fluidité des déplacements.

- du temps !​

Pour l'assemblage des photos :

-​ Ordinateur de bureau  Asus  : CPU Intel Core I7 4770 3,4 GHz, 16Go RAM, DD 1To, DD externe 3To, SSD 128Go, Nvidia GeForce GTX 760 , écran Full HD 1920x1080

- Logiciel gratuit Microsoft ICE (dernière version)​

- encore du temps !

Pour la réalisation du panorama j'ai pris 358 photos en faisant attention à un recouvrement important (plus d'un tiers) horizontal, et vertical, ​Ce qui a nécessité environ une heure de prises de vue !

Pour l'assemblage, le temps est également non négligeable mais la configuration de mon ordinateur a permis ​de rester dans des temps de traitement raisonnables  : quelques dizaines de minutes tout de même.

Auparavant il a quand même été nécessaire de redimensionner les photos (facteur x 0,7) car il y avait impossibilité de réaliser l'assemblage​ (message d'erreur).

​Après assemblage , il y a eu un travail de "cosmétique" qui a nécessité des heures pour supprimer les problèmes de raccordement dans le ciel et surtout nettoyer la ligne d'horizon .

​Voici le résultat  ci-dessous. Pour avoir une meilleure résolution, vous pouvez cliquer sur la photo pour accéder à un panorama d'une résolution de 14539 x 2160 pixels (environ 31 MP), résolution encore très éloignée de celle du panorama original (587 MP,  62795 x 9329 pixels) !

​La photo affichée sur votre écran a une résolution limitée par rapport à celle du panorama que j'ai pu réaliser avec la meilleure résolution. En voici un exemple :

Extrait de l'image de 31 MP (env. 400%)

Extrait de l'image de 587 MP (600 mm) (100%)

​Comme vous pouvez le constater, la qualité est très supérieure sur le fichier original.

Et maintenant en reprenant un fragment de cet extrait voici le gain de qualité qu'il aurait été possible d'obtenir si j'avais pu réaliser l'assemblage  ​sans avoir besoin de redimensionner mes photos par un facteur x 0,7 :

Extrait de la photo prise à la focale de 600 mm (env. 300%)

Extrait (600 mm) obtenu avant le redimensionnement (x 0,7)

​Là encore le gain est significatif. Le redimensionnement a fait perdre de la qualité en réduisant le nombre de pixels par un facteur 2.

​J'ai réalisé une autre série de photos pour  faire un panorama de la cathédrale avec la plus longue focale (1440 mm) et voici ce qu'il est encore possible de gagner en qualité :

Extrait (600 mm) obtenu avant le redimensionnement (x 0,7)

Extrait de la photo prise à la focale de 1440 mm (100%)

​Le gain est spectaculaire en terme de finesse. Il faut dire que passer de la focale de 600 mm  à celle de 1440 mm multiplie le nombre de pixels par un facteur 5,76 !

Et ceci confirme au passage la qualité optique du zoom du Nikon P600.

Il serait possible en théorie de réaliser un panorama de Rouen (même cadrage que celui présenté ici) en utilisant la focale maximale du P600 (1440 mm). Ce panorama serait alors constitué d'environ 7 gigapixels ! Ceci n'est pas possible avec le matériel informatique dont je dispose. Je vais réfléchir à la question ...

Et maintenant à vous de jouer !​


Grossissement réel d’un zoom ? Il dépend de l’éloignement du sujet photographié !

18 Juillet   2015

Grossissement réel d'un zoom ? Il dépend de l'éloignement du sujet photographié !

Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. Pour un sujet à l'infini, le grossissement annoncé est assez bien respecté. Par contre, pour un sujet photographié à courte distance (distance minimale de mise au point), le grossissement s'avère nettement inférieur à ce qui est attendu !


​Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. En général, on ne se pose même pas la question. Les fabricants de bridges par exemple annoncent des focales de 1200mm (Canon SX50 par exemple) ou 1440mm (Nikon P600 par exemple) avec des facteurs de zoom x50 ou x60 voire x83 comme récemment avec le Nikon P900.

Pour les grandes focales tout se passe bien si le sujet se trouve à grande distance. J'ai effectué un test sur un bâtiment situé à plusieurs centaines de mètres et recouvert d'une structure de tôle ​avec un motif périodique, ce qui a facilité la  comparaison des grossissements obtenus avec les différentes focales annoncées. Le résultat est conforme à ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

Par contre, lorsque le sujet est à courte distance (environ 2 mètres avec le Nikon P600 utilisé pour cet essai), on observe un décalage important pour les plus grandes focales avec ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

​Ce résultat peut paraître étonnant et en général il est méconnu. Sans rentrer dans le détail, l'explication vient de la structure complexe des zooms (nombreuses lentilles, déplacement des lentilles très complexe). Pour de plus amples renseignements, pour ceux qui veulent creuser le sujet voici un excellent article (un peu ardu pour les non scientifiques...) qui entre dans le détail de ces questions.

Pour le photographe amateur qui ne souhaite pas rentrer dans les formules assez complexes d'optique, il suffit de savoir que cet effet existe. Il vous suffira de faire un petit test pour le vérifier sur votre appareil.

Et maintenant à vous de jouer !​


L’autofocus du mode Macro du Nikon P600

7 Juillet   2015

L'autofocus du mode Macro du Nikon P600

Le bridge Nikon P600 dispose d'une fonction Macro qui permet de faire la mise au point à moins de 1 cm à la plus petite focale (24 mm) ... mais également à l'infini ! On peut donc se poser la question de l'utilité de l'autofocus classique si le mode Macro a un domaine d'utilisation plus étendu. Y-a-t-il des problèmes à l'utilisation du mode Macro de façon généralisée ? Nous allons essayer de répondre à cette question ...


​Le bridge Nikon P600 dispose d'une fonction Macro qui permet de faire la mise au point à moins de 1 cm à la plus petite focale (24 mm) ... mais également à l'infini ! On peut donc se poser la question de l'utilité de l'autofocus classique si le mode Macro a un domaine d'utilisation plus étendu. Y-a-t-il des problèmes à l'utilisation du mode Macro de façon généralisée ? Nous allons essayer de répondre à cette question ...

​Sur le bridge Nikon P600, il est possible d'utiliser une  fonction Macro en le sélectionnant à l'aide du sélecteur multidirectionnel au dos de l'appareil :

Cette fonction Macro est évidemment utile pour réaliser une mise au point sur un objet à très petite distance (dans le cas du P600 moins de 1 cm) (voir l'article traitant de ce sujet). ​Mais en utilisant cette  fonction Macro, j'ai constaté qu'il était également possible de faire une photo  d'un objet très éloigné tout en conservant une parfaite mise au point.

À partir de là, je me suis posé la question de l'utilité d'une position autofocus (AF) si la position Macro permet d'effectuer une mise au point de très près jusqu'à l'infini. 

 ​

Qu'est-ce qu'en dit la notice d'utilisation de Nikon ?​

​Ce qu'indique la notice pour le mode Macro c'est que vous pouvez faire la mise au point sur des sujets très proches lorsque la focale est la plus  courte (24 mm). Rien n'est dit sur les  limites du mode Macro.

J'ai donc fait un petit test en comparant la capacité de mise au point des deux modes. J'ai pointé l'appareil vers le mur d'une maison voisine située à une distance de 50 mètres environ, et utilisé la plus longue focale (1440 mm - grossissement x 60) et pris deux photos : la première avec l'autofocus standard, la seconde avec le mode Macro. Les paramètres pour les deux photos sont identiques (f/6.5, 1/250 s, 180 ISO).​

Ce qui donne le résultat suivant :​

Autofocus standard

Macro

​Comme on peut le constater, les résultats sont très proches, et sans rentrer dans les détails, manifestement le mode Macro est capable de mettre au point à très grande distance.

On est donc ramené à la question initiale : quel est l'intérêt du mode autofocus standard par rapport au mode Macro qui couvre une gamme de distances de mise au point ​plus étendue ?

Etape suivante :  j'ai interrogé Nikon France pour  essayer d'avoir une réponse à cette question.  La réponse est arrivée très rapidement :

​"  Vous pouvez effectivement utiliser le mode Macro dans plusieurs conditions de prises de vues. Le mode Macro permet d'étendre la plage de mise au point par rapport au mode AF normal, de 1cm pour ce modèle jusqu'à l'infini. Toutefois, la différence entre les deux modes est principalement la vitesse de l'autofocus. Le mode Macro sera en général plus lent que le mode AF normal. Donc le choix dépend surtout de la scène ou du sujet photographié. "

Fort de cette réponse,​ je me suis  précipité sur mon Nikon P600 pour effectuer un petit test pour vérifier s'il y avait une différence de vitesse de mise au point entre le mode autofocus standard et l'autofocus en mode Macro pour des sujets à grande distance , et ce pour des focales de 24 mm  à 1440 mm. Pour les courtes focales, quelque soit le mode, autofocus AF ou autofocus Macro, la mise au point est quasi instantanée ; pour les plus longues focales la mise au point est plus laborieuse que ce soit avec le mode AF ou le mode Macro mais je n'ai pas noté de différence nette dans un sens ou dans l'autre.

Conclusion (peut-être provisoire !) :​ Le mode Macro permet de faire des mises au point de moins de 1 cm à l'infini sans qu'il n'y ait de différence perceptible ni sur la vitesse de mise au point ni sur sa qualité. Donc a priori le mode Macro semble pouvoir être utilisé dans tous les cas.

Si vous avez une expérience différente n'hésitez pas à la partager.

Et maintenant, à vous de jouer !​


Comment introduire un flou esthétique dans vos photos en post-traitement

4 Juillet   2015

Comment introduire un flou esthétique dans vos photos en post-traitement

Cet article se propose de montrer qu'il est possible lors d'un post-traitement de simuler un effet de faible profondeur de champ (flou d'arrière-plan, Bokeh) en appliquant un effet avec un logiciel tel que PaintShop Pro X7 (ce n'est qu'un exemple). Ceci vous permettra d'obtenir de très jolis flous autour du sujet principal même si vous ne disposez que d'un compact ou d'un bridge ... et non de l'appareil réflex dernier cri !


​Cet article se propose de montrer qu'il est possible lors d'un post-traitement de simuler un effet de faible profondeur de champ (flou d'arrière-plan, Bokeh) en appliquant un effet avec un logiciel tel que PaintShop Pro X7 (ce n'est qu'un exemple). Ceci vous permettra d'obtenir de très jolis flous autour du sujet principal même si vous ne disposez que d'un compact ou d'un bridge ... et non de l'appareil réflex dernier cri ! En effet un réflex, plein format en particulier, associé à une optique très lumineuse permet d'obtenir des arrière-plans très flous permettant de faire ressortir et de mettre ainsi en valeur le sujet principal de la photo.

Nous avons utilisé un bridge (Nikon P600) acheté d'occasion pour la modique somme de 230€. Il est configuré ici en mode macro permettant de mettre au point à très courte distance mais avec une focale de 24mm qui associée à une assez faible ouverture n'est pas favorable pour obtenir un arrière-plan flou.

​La photo prise dans ces conditions est traitée  dans PaintShop Pro X7 (mais il existe plein d'autres possibilités) au moyen d'un effet (Menu Effets - Effets photo - Mise au point  sélective) qui permet de définir une zone dans laquelle on va placer le sujet principal (zone qui va rester parfaitement nette), l'intensité du flou, ainsi que la progressivité de l'évolution du flou à partir de la zone de netteté :

Ce simple traitement permet de passer de la photo originale, nette sur une grande profondeur de champ ...

​à  la photo suivante qui simule une profondeur de champ réduite :

Dans cette photo, le sujet principal, ici une fleur de passiflore, apparaît isolé de l'arrière-plan​ dont il se détache bien. Le sujet est mieux  mis en valeur que dans la photo originale.

​Un réflex doté d'une optique très lumineuse (f/1.8 par exemple) permettra d'obtenir cet effet de flou directement, sans la nécessité d'un post-traitement. Nous avons vu une illustration de cette supériorité du réflex dans un article précédent.

Par contre, quelquefois, la profondeur de champ très réduite obtenue avec le réflex pourra être un handicap pour obtenir la netteté complète du sujet principal, pour peu qu'il ait une certaine profondeur. Rien n'est parfait en ce bas monde !

Et maintenant à vous de jouer !


1 Deuxième test de Microsoft Image Composite Editor ICE – La fonction Auto Complete utile malgré tout …

28 Juin   2015

Deuxième test de Microsoft Image Composite Editor (ICE)

La fonction Auto Complete utile malgré tout ... 

J'ai été très critique dans un article précédent sur l'utilité de la fonction auto complete de la dernière version de ICE qui s'avérait complètement  inefficace pour compléter des parties manquantes dans un assemblage de photos.

Dans cet article , je vais montrer que malgré tout cette fonction peut être utile dans certains cas, simples, où il s'agit de compléter une portion de la photo de manière réaliste ...


​J'ai été très critique dans un article précédent sur l'utilité de la fonction auto complete de la dernière version de ICE qui s'avérait complètement inefficace pour compléter des parties manquantes dans un assemblage de photos.

​Dans cet article , je vais montrer que malgré tout cette fonction peut être utile dans certains cas, simples, où il s'agit par exemple de compléter une portion de la photo de manière réaliste.

Voici tout d'abord l'ensemble de photos​ (Tour de la cloche de Split en Croatie) utilisées pour réaliser l'assemblage. Il est à noter que je n'ai pas trié ces photos et certaine s ne seront pas utilisées car les perspectives ne sont pas compatibles. ICE sait très bien faire le tri !

 

Voici maintenant l'assemblage réalisé par ICE. J'ai choisi le rendu "Perspective" qui permet de rendre au mieux, ainsi que le cadre qui réalise le "crop" , le découpage de la taille maximale possible :

Voici maintenant l'assemblage réalisé par ICE en utilisant l'option "auto complete" qui permet de définir une zone finale beaucoup plus étendue, notamment vers le bas :

Ce qui donne finalement les deux photos suivantes :

- la première obtenue sans l'option "auto complete"​ :

 

- la seconde obtenue avec l'option "auto complete"​ :

On pourra lui préférer une photo de dimensions un peu plus réduites qui permet d'éviter certains artefacts (dans les colonnes à droite notamment) :​

​Sous ICE, il était aussi possible (sans utiliser la fonction "auto complete") d'obtenir l'assemblage suivant, plus limité en taille il est vrai (47 MP contre 96 MP pour le premier assemblage obtenu avec la fonction "auto complete") :

​Voilà qui me réconcilie un peu avec cette fonction "auto complete" de Microsoft ICE. 

Maintenant à vous de jouer !​



Un éclairage simple et bon marché pour la photo macro !

5 Juin   2015

Un éclairage LED simple et bon marché pour la photo Macro !

Quand on réalise une photo macro, lorsqu'on se rapproche très près de l'objet à photographier, le problème de l'éclairement peut se poser quand l'appareil en arrive à faire de l'ombre à l'objet ! Voici un moyen simple pour résoudre ce problème ...


Quand on réalise une photo macro, lorsqu'on se rapproche très près de l'objet à photographier, le problème de l'éclairement peut se poser quand l'appareil en arrive à faire de l'ombre à l'objet ! Voici un moyen simple pour résoudre ce problème .

Il s'agit d'un éclairage émettant une lumière (avec ou sans diffuseur)​ constitué d'une matrice de 160 LEDs alimentées par des piles standards placée dans un boitier monté sur une petite rotule. J'ai placé cet éclairage sur une poignée fixée sur l'appareil photo (ici une poignée Hama distribuée par Digit Photo - environ 20€). Au passage, il est intéressant de signaler que ce dispositif peut être utilisé également pour filmer avec un appareil photo ; cela donne une très bonne stabilité, et le système peut être utilisé pour filmer des sujets dans l'ombre, mais pas trop éloignés.

Cette lampe peut être dirigée vers l'objet à photographier grâce à la rotule et en être approchée grâce à la rotation de la poignée :

Et voici le résultat :​

sans éclairage spécifique

avec éclairage panneau de LEDs

Sans éclairage particulier, l'appareil vient faire de l'ombre sur le vase photographié (on distingue au centre un rond sombre qui correspond à l'objectif de l'appareil) et la zone visée manque de lumière. C'est la périphérie qui est éclairée. L'appareil utilise alors une sensibilité de 400 ISO et une vitesse très lente de 1/10s, ce qui pénalise la qualité de la photo.

Avec le panneau de LEDs, le vase est beaucoup mieux éclairé (sensibilité : 110 ISO, et vitesse de 1/30s) ce qui permet d'obtenir une photo beaucoup mieux éclairée, avec beaucoup plus de détails, de meilleures couleurs et moins de bruit.

Ce qu'on peut voir encore mieux sur les agrandissements ci dessous :​

sans éclairage spécifique

avec éclairage panneau de LEDs

​On voit bien sur ce détail, en faveur de l'éclairage par le panneau de LEDs, le meilleur éclairement, le meilleur rendu des couleurs (les différents verts),  la plus grande finesse des détails (les nervures des feuilles, les petites craquelures...)

Il y a bien sûr d'autres systèmes possibles pour éclairer un objet pour réaliser une macrophotographie. Il y a des anneaux de LEDs  et également un système astucieux,  très léger, qui donne beaucoup de flexibilité (c'est le cas de le dire !) :

​À vous de choisir le système qui vous conviendra le mieux !  Quelque soit votre choix, il ne vous ruinera pas et vous permettra des photos que vous ne pourriez pas réaliser sans éclairage  supplémentaire.

Et maintenant, à vous de jouer !​



3 Ce qu’un réflex peut faire et qu’un bridge classique ne pourra pas faire !

3 Juin 2015

Ce qu'un réflex peut faire et qu'un bridge classique ne pourra pas faire ! 

Cet article se propose de montrer que  si le bridge permet de jouer sur les performances exceptionnelles de son zoom avec une qualité de photo tout à fait honorable,  il ne peut pas rivaliser avec l'appareil réflex (ou un appareil SLT) sur le plan de la maîtrise de la profondeur de champ, du rendu des nuances de couleurs, ainsi que de la qualité des photos en basse lumière ...


Nous avons vu dans un article récent qu'un bridge classique récent avec un capteur de petite dimension permettait grâce à la puissance de son zoom ​de réaliser des photos qu'il serait difficile de réaliser avec un réflex, sauf  pour des passionnés de photo très fortunés ...

Nous avons vu aussi, dans un autre article,  qu'avec un bridge classique, il était possible d'obtenir des arrière-plans flous agréables, très doux, en jouant sur la puissance du zoom qui permet de limiter la profondeur de champ et grâce à un angle de vue très faible qui limite le contenu de ce qui apparaît en arrière-plan​.

Dans un autre article, nous avons pu voir  qu'il est possible de réaliser des photos "macro" de bonne qualité avec un bridge classique, grâce à une position macro de l'appareil permettant d'approcher à moins d'un centimètre de l'objet à photographier.

Mais il y a des domaines dans lequel le bridge classique ne pourra pas rivaliser, et notamment :

- la maîtrise fine de la profondeur de champ​

- ​la qualité de nuance des couleurs et la dynamique

- la qualité des images en basse lumière

1 . La maîtrise de la profondeur de champ​

​Voici un exemple de ce qu'il est possible d'obtenir, en terme de profondeur de champ (arrière-plan flou faisant ressortir le sujet principal)  respectivement avec un bridge, ici le Nikon P600 :

Nikon P600 (focale de 50mm)

puis avec un appareil SLT de Sony le Alpha A58 (une sorte de réflex - voir ici l'article consacré à  ces appareils) équipé d'un objectif à focale fixe, très lumineux, le 35mm f/1.8 (équivalent 52mm en format 24x36) tout d'abord à pleine ouverture (f/1.8)  :

Sony A58 + 35mm (équiv. 52mm en 24x36) -  f/1.8

... puis en réduisant un peu l'ouverture (f/2.8), ce qui favorise une  meilleure netteté au cœur de la rose, tout en préservant un bel arrière-plan :

Sony A58 + 35mm (équiv. 52mm en 24x36) -  f/2.8

​Le résultat est évidemment beaucoup plus plaisant avec le réflex qui permet d'obtenir facilement (notamment grâce à la possibilité de l'équiper d'optiques fixes très lumineuses) un arrière-plan flou, agréable à l’œil.

​2 . La subtilité des couleurs

Voici l'exemple d'une rose (Crimson Glory pour les connaisseurs) photographiée avec le Nikon P600 et avec  le Sony A58. La photo du A58 est un jpeg obtenu par traitement du fichier Raw par DXO Optics Pro 10 :

Nikon P600

Sony Alpha A58

Les couleurs sont beaucoup mieux rendues par le A58 qui procure des couleurs plus justes, plus saturées et avec une dynamique chromatique plus étendue (42215 couleurs dans cet extrait du Sony A58 contre 24337 couleurs pour le Nikon P600). Le côté velouté notamment est beaucoup mieux rendu par le A58.

​3. La meilleure montée en sensibilité - performances en basse lumière

Voici des photos d'une scène test qui contient des  ​couleurs, des textures  variées, des objets de taille différentes ... Ces photos ont été prises à 3200 ISO. Les fichiers Raw du Sony A58 ont été traités par DXO Optics Pro 10 qui fait des merveilles dans le traitement du bruit pour les hautes valeurs ISO, notamment avec son algorithme Prime. Voir cet article qui aborde le sujet du débruitage des photos très bruitées.

Nikon P600 - 3200 ISO

Header 1 / 1

Sony Alpha A58 - 3200 ISO - Raw traité par DXO Prime

Meilleur rendu des couleurs pour le SLT par rapport au bridge :

Nikon P600 - 3200 ISO

Header 1 / 1

Sony A58 - 3200 ISO - JPEG natif

Sony A58 - 3200 ISO - Raw traité par DXO Prime

Plus de détails, plus de finesse et beaucoup moins de bruit pour l e SLT :

Nikon P600 - 3200 ISO

Sony A58 - 3200 ISO

Nikon P600 - 3200 ISO (taille 100%)

Sony A58 - 3200 ISO (taille 100%)

Autre exemple en faveur du Sony A58 (SLT) :

Nikon P600 - 3200 ISO

Sony A58 - 3200 ISO

Nikon P600 - 3200 ISO  (taille 100%)

Header 1 / 1

Sony A58 - 3200 ISO (taille 100)

Ces exemples sont parlants et montrent une supériorité nette du réflex (et du SLT) sur le bridge classique pour la montée en sensibilité rendue nécessaire dans les environnements peu lumineux. Ces photos prises à 3200 ISO montrent que le SLT est capable de restituer beaucoup plus de détails que le bridge et de mieux restituer les couleurs ; ses images sont aussi beaucoup moins bruitées (bruit de chrominance, bruit de luminance).

CONCLUSION

Nous avons vu dans un article récent qu'un bridge classique récent avec un capteur de petite dimension permettait grâce à la puissance de son zoom ​de réaliser des photos de qualité honorable qu'il serait difficile de réaliser avec un réflex, sauf  pour des passionnés de photo très fortunés capables de s'offrir de longues optiques à des prix très déraisonnables ...

Mais l'article présent montre clairement qu'il y a des domaines dans lequel le bridge classique ne pourra pas rivaliser, et notamment :

- la maîtrise fine de la profondeur de champ​

- ​la qualité de nuance des couleurs et la dynamique

- la qualité des images en basse lumière​ (plus de finesse, de couleurs et beaucoup moins de bruit)

​Tout ceci ne surprendra pas le photographe expérimenté, mais il peut être utile de le rappeler pour des amateurs moins avertis. 

Le bridge et le réflex (ou le SLT) ont chacun leur domaine de prédilection ... et c'est pour cette raison que l'auteur de cet article disposent des deux !

Et maintenant à vous de jouer !


Ce qu’un bridge peut faire, et qu’un réflex ne pourra pas faire … ou difficilement !

22 Mai   2015

Ce qu'un bridge peut faire, et qu'un réflex ne pourra pas faire !

Cet article se propose de montrer qu'un bridge permet de saisir  un petit objet distant  avec un certain détail et une qualité honorable, tandis que le réflex doté d'un objectif moins puissant (sauf si vous faites partie des amateurs de photo très fortunés...) et malgré ses qualités ne le permettra pas.


​Voici un  petit test montrant qu'avec un  bridge dont le zoom est très puissant (x60), il est possible de photographier des objets très éloignés, notamment de petits animaux, alors que le réflex ne disposant pas de la même puissance de zoom ne permettra pas d'obtenir un agrandissement suffisant de l'objet? Sauf si vous pouvez vous payer des optiques d'exception  ... dont le prix est tout aussi exceptionnel !

Voici tout d'abord la photo prise avec mon Sony Alpha A58 équipé d'un​ zoom  18-135 mm de bonne qualité (prix de l'ensemble environ 650€) , ici à une focale de 135 mm soit 202 mm en équivalent 24x36 :

Et voici maintenant  la photo prise avec mon bridge Nikon P600 à la focale de 1440 mm (en  équivalent 24x36) (appareil acheté d'occasion pour 230€) :

À noter que cette photo obtenue à 1440 mm a été prise sans trépied, en prenant simplement appui à un montant de fenêtre. Il y a toujours des défenseurs purs et durs des appareils réflex pour affirmer que ces bridges ne sont pas utilisables à leurs plus longues focales. Ceci est parfaitement faux !

Voici maintenant un parallèle entre la photo du P600 et la portion de la photo  à 100% du A58​ centré sur le pigeon. Il est clair qu'il n'est pas possible d'obtenir le même niveau de détail avec le A58 ainsi équipé :

Nikon P600 à 1440 mm

Header 1 / 1

Sony A58 + 18-135mm à 135mm (équiv. 202mm)

Header 1 / 2

​On peut remarquer également la qualité de l'arrière plan dans la photo prise avec le P600. ceci est dû à la très grande focale qui permet une profondeur de champ très faible et qui correspond à un angle de vue très restreint.

Évidemment,  il serait possible d'équiper  le A58 avec un objectif de focale nettement plus grande pouvant rivaliser avec l'optique du bridge, mais à un prix très élevé.

​Ceci montre les capacités de ces zooms de très forte puissance, permettant des grossissements impressionnants.

Les appareils réflex  ont évidemment d'autres atouts, en terme de réactivité, de qualité d'autofocus, de possibilité de moduler la profondeur de champ de manière importante, mais j'ai juste voulu montrer ici que ce type de bridge peut produire des photos de qualité assez satisfaisante à un prix raisonnable et notamment zoomer pour obtenir des photos que seuls les possesseurs d'appareils réflex dotés d'optiques très coûteuses pourront également obtenir.

 

Nous verrons dans un autre article les atouts d'un appareil réflex (ou des appareils SLT de Sony) par rapport à un bridge classique . ​