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1 Photo Macro, grossissement maxi – Quels réglages ?

21 Mai   2015

Photo macro, grossissement maxi - Quels réglages ? 

Cet article se propose de montrer qu'il faut bien connaître son appareil photo pour obtenir le plus fort grossissement possible d'un objet !

Ce petit test a été réalisé avec 3 appareils très différents  : un Sony Alpha A58  (appareil SLT à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC, proche d'un réflex), un Sony RX100 (appareil compact  expert avec un zoom équivalent 28-100mm de capteur  1") et un Nikon P600 (bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Nous allons voir qu'en fonction de l'appareil, les paramètres à utiliser sont très différents, et que les résultats obtenus le sont également ...


​Ce test a été réalisé avec 3 appareils photo très différents pour déterminer les conditions qui permettaient d'avoir le plus fort grossissement. Peut-on parler de macro ? Je laisse cette question en suspens ; les spécialistes trancheront. La seule question qui comptait pour moi : comment avoir la photo permettant d'avoir le plus de détails d'un objet, objet à l'intérieur ou insecte dans la nature, ou tout autre petit animal.

Les 3 appareils utilisés sont :

- un Sony Alpha A58, appareil SLT (miroir translucide contrairement au miroir basculant du réflex) à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC

- un Sony RX100, appareil compact expert avec un zoom intégré équivalent 28-100mm et doté d'un capteur 1"

- un Nikon P600, bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Et voici l'objet choisi pour ce test : un petit vase de style asiatique :​

Voici maintenant les photos correspondant aux plus forts grossisements qu'il m'a été possible d'obtenir avec les 3 appareils.

Et tout d'abord les photos obtenues avec le Sony A58, puis avec le Sony RX100 :​

Sony A58

Sony RX100

Nous voyons que les grossissements de la partie centrale, celle qui va nous intéresser dans une photo macro, sont comparables. Et pourtant l'aspect de ces deux photos est très différent : celle prise avec le A58 a été obtenue au téléobjectif maxi (équivalent 202mm) alors que celle prise avec le RX100 l'a été avec le grand angle (équivalent 28mm). Ceci est dû à une conception très différente des deux objectifs. Et ceci donne un aspect plus large à la photo du RX100 qui montre l'environnement du vase, alors que la photo du A58 focalise plus sur le détail. Laquelle préférer ? Affaire de goût ...

​Voici maintenant la photo obtenue avec le Nikon P600 :

Nikon P600 - 24mm

​Dans le cas du P600, le plus fort grossissement a été obtenu pour une focale de 24mm en utilisant une option macro disponible sur l'appareil, qui permet  d'approcher à une distance quasi nulle du sujet. En fait, il aurait été possible de grandir encore plus, mais à ce moment là l'éclairement du sujet devenait difficile !

​À noter qu'on peut aussi utiliser le P600 avec son zoom maxi (1440mm) en se plaçant à environ 1,8m et que cela permet d'obtenir un grossissement légèrement plus important que les deux autres appareils : 

Nikon P600 - 1440mm

Voici maintenant un autre test réalisé en photographiant un écran d'ordinateur (LED) en essayant d'obtenir la plus grande taille  à l'aide des trois mêmes appareils. Il n'y a plus ici la contrainte d'éclairement du sujet, puisque l'éclairage vient du sujet lui-même. Voici les résultats avec de gauche à droite le Sony RX100, le Sony A58 et  le Nikon P600 :

Sony RX100

​40

​Sony A58

Nikon P600

​Le résultat est sans appel : on peut coller l'objectif du P600 à l'écran alors que pour les deux autres appareils, il faut respecter une distance minimale de mise au point. Le grossissement obtenu avec le P600 est environ double de celui des deux autres appareils. On peut noter aussi une bonne saturation des couleurs, ce qui n'est pas le cas du A58 et encore moins du RX100.

Conclusions :


- Le choix des paramètres pour obtenir le plus fort grossissement est fondamental ... et est dépendant de l'appareil. Donc, apprenez bien à maîtriser votre appareil, à en connaître ses possibilités, et également ses limites.

- L'appareil qui s'en sort le mieux dans ces tests est le Nikon P600 ...​  Il peut être utilisé avec une distance de mise au point extrêmement faible au 24mm, ce qui lui permet les plus forts grossissements. Mais il peut être utilisé aussi à plus grande distance et en utilisant  de très grandes focales, ce qui permet de ne pas perturber le sujet de la prise de vue.

​​À noter qu'il aurait fallu utiliser des objectifs Sony Macro (Alpha type A) pour doter le A58 de capacités réellement macro. Leurs focales vont de 30mm à 100mm en ouverture f/2.8, donc lumineux, pour des prix variant de 200 à 880 €.

Dans le cas du RX100 qui dispose d'un zoom intégré, il n'est pas possible de faire mieux en terme de photo macro.​

Et pour terminer, un dernier exemple de ce que peut faire le Nikon P600 en terme de photo macro (focale de 1000mm) :​

​Et là, il n'est pas question de coller l'objectif trop près de la petite bête ...  sous peine de la voir s'envoler. On peut noter au passage que la qualité de l'arrière plan est loin d'être ridicule par rapport à ce que pourrait faire un appareil à plus grand capteur. Ceci est rendu possible grâce à la grande focale utilisée.

Et maintenant, à vous de jouer !​


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Comment prendre des photos nettes !

30 Avril   2015

Comment prendre des photos nettes !

...

     

Cet article se propose de montrer quelques pistes pour éviter de trop bouger lors de la prise de photos, surtout lorsqu'on utilise de longues focales. Différentes solutions sont à envisager selon les cas ...

Des accessoires, un choix judicieux des paramètres de prise de vue, mais aussi tout simplement une façon de tenir son appareil  photo , peuvent améliorer les résultats de manière spectaculaire !


​Quand on prend une photo, on peut jouer sur 3 paramètres :

- l'ouverture de l'objectif (f/2.8, f/5.6 ...) 

- la vitesse d'obturation (1/10 s, 1/500 s ...)

- la sensibilité du capteur (le gain)​ (100 ISO, 3200 ISO ...)

Chacun de ces ​paramètres influe sur l'exposition et sur les qualités de la photo(ou ses défauts).

Paramètre

Pour

Contre

     

Ouverture

    

Une grande ouverture permet de récupérer beaucoup de lumière.

Une grande ouverture permet d'avoir peu de profondeur de champ ce qui permet d'isoler le sujet (net) sur un fond (flou)​

   ​

   ​

   ​

Une ouverture faible permet d'avoir une grande profondeur de champ (utile pour les paysages, les panoramas)​

   ​

   ​

Vitesse

Une grande vitesse (ceci est toujours relatif par rapport à la vitesse de mouvement ​du sujet) permet de figer le sujet et de limiter le flou de bougé

Une faible vitesse​ permet de récupérer plus de lumière. Elle permet des effets de filé (sur une cascade par exemple...). Mais dans d'autres cas, le risque est d'augmenter le flou de bougé

Sensibilité

Augmenter la sensibilité permet d'augmenter la vitesse d'obturation,  donc de diminuer le risque de flou de bougé

    

La photo ci-dessous a été prise en très basse lumière, grâce à l'utilisation d'une haute sensibilité de 6400 ISO, elle n'est pas floue... 

Augmenter la sensibilité risque d'augmenter le bruit (bruit de fond visible notamment dans les parties uniformes) 

... mais quand on regarde de plus près, elle est entachée d'un bruit très important (voir cet article sur le traitement du bruit).​

Donc, pour ne pas avoir une photo trop floue à cause du bougé, la première chose est de bien choisir l'ensemble de ces 3 paramètres : ouverture, vitesse d'obturation, sensibilité.

Mais il y a des cas, où malgré tout, il sera nécessaire d'utiliser une basse vitesse par rapport à la focale utilisée. C'est le cas par exemple lorsqu'on utilise un bridge doté d'un zoom très fort (x 60 par exemple) ... et très peu lumineux. 

​Il va donc falloir se faire aider par des accessoires pour gagner en stabilité.

Le premier est le trépied qui permet d'avoir une très bonne stabilité (c'est l'outil qu'utilisent les astronomes pour doter leur télescope ou leur lunette d'une bonne stabilité)​. Il y en a une infinité de modèles qui diffèrent par leur rigidité, leur poids ... et leur prix.

​L'inconvénient de ces trépieds peut être leur poids, et la lenteur de leur mise en œuvre (poser le trépied, écarter les 3 pieds, allonger chacun des pieds, fixer l'appareil photo sur la platine...)

 Une alternative intéressante pour le voyageur ou  le randonneur est le monopied (ou monopode) plus compact, plus léger, qui peut servir de canne pour marcher, et sur lequel on peut éventuellement laisser l'appareil photo positionné. Celui-ci sera à compléter par une rotule qui procurera plus de liberté de positionnement.

Le monopied n'apportera évidemment pas la stabilité du trépied, mais il réduira fortement les risques de basculement et de rotation (basses fréquences) ou de tremblements (plus hautes fréquences).

Un autre petit accessoire, très bon marché, est la poignée qui permet une meilleure tenue de l'appareil dans la mesure où elle limite les basculements latéraux et vers l'avant (ou l'arrière). ​Je le trouve particulièrement utile pour l'utilisation d'un appareil photo en vidéo.

​Mais il arrivera forcément que vous n’ayez pas pensé à emporter votre trépied ou votre monopied. Dans ce cas, vous ne pourrez  jouer que sur la qualité du système anti-vibration de votre appareil photo. Mais il n'est  pas interdit de l'aider ! En ayant par exemple de bonnes attitudes :

- Il faudra éviter évidemment de tenir l'appareil photo à bout de bras

- il faudra éviter d'utiliser l'écran qui impose une distance entre votre corps et l'appareil

- il faudra utiliser le viseur de l'appareil qui vous contraint à coller l'appareil contre votre visage ce qui aura pour effet d'amortir nettement les vibrations (voir par exemple cet article qui compare les différentes façons de tenir l'appareil photo).

Ces quelques conseils ​relèvent du bon sens mais les répéter a parfois du bon ...

Et maintenant, à vous de jouer !​



Même les bridges permettent d’obtenir de beaux arrière-plans !

17 Avril    2015

Même les bridges permettent d'obtenir de beaux arrière-plans !

Cet article se propose de montrer qu'il est tout à fait possible avec un appareil photo doté d'un petit capteur et d'un très gros zoom (bridge) d'obtenir des arrière-plans esthétiques, avec une belle qualité du flou. Il n’est donc pas absolument nécessaire de posséder un appareil plein format (24x36) pour obtenir ce très beau flou (que les anglo-saxons qualifieraient de "creamy"). Voyons comment s'y prendre ... Sur quels paramètres jouer  ?


Voici une photos obtenue avec un Nikon P600, appareil photo de type bridge doté d'un capteur de petite taille 1/2.3" (6,2x4,6mm), mais d'un zoom énorme (x60) qui permet de passer de 24 mm à 1440 mm.

Comme on peut le voir, le fond est flou et caractérisé par une grande douceur (le "creamy" des anglo-saxons), ce qui contribue à faire ressortir le premier plan, le sujet principal de la photo.

​Cette photo donne l'impression d'avoir été prise de près, alors qu'elle a été prise d'une distance de 8 mètres (vitesse d'obturation 1/1250s, ouverture f/6.5, compensation d'exposition -2/3 IL, sensibilité 200 ISO) avec un arrière-plan à quelques mètres.

Le calcul de la profondeur de champ montre que celle-ci est pratiquement nulle à cette distance (environ 1 cm), ce qui procure un arrière-plan très flou.

Ce qui amplifie la qualité du flou c'est l'angle de vue très réduit (moins de 2° pour la focale de 1440 mm alors qu'un 28 mm donnerait un angle de 75°) qui permet de faire apparaître beaucoup moins de détails dans l'arrière-plan et donc de mieux isoler le sujet principal au premier plan.


​Sur l'exemple ci-dessous, nous pouvons voir, prise sous le même angle,  une branche fleurie, avec une focale de 50 mm ...


puis avec la focale de 1440 mm ! À vous de juger ...

À noter que l'ouverture est sensiblement la même dans cet exemple : f/6.3 à 50 mm et f/6.5 à 1440 mm. C'est bien la focale, et donc l'angle de champ, qui est ici le paramètre déterminant pour obtenir un bel arrière-plan.

Et maintenant à vous de jouer ! ... 


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3 CombineZP un logiciel efficace et gratuit pour le Focus Stacking – Un outil intéressant pour la microscopie optique

10 Avril    2015

CombineZP un logiciel efficace et gratuit pour le Focus Stacking 

Un outil intéressant pour la microscopie optique.

Cet article se propose de montrer que CombineZP, logiciel gratuit, est très utile pour ceux qui utilisent la microscopie optique et pas seulement pour la macrophotographie qui est présentée en exemple. 

Pour la microscopie optique CombineZP permet d'obtenir des images nettes et bien définies sur l'ensemble du champ même lorsque la surface observée présente des reliefs et que l'objectif utilisé, souvent de fort grossissement, limite très fortement la profondeur de champ.


​CombineZP est un logiciel gratuit d'Alan Hadley. Il permet de réaliser ce qu'on appelle le focus stacking, c'est à dire d'augmenter sur une photo la profondeur de champ sur une partie ou la totalité après avoir pris plusieurs photos avec des mises au point à différentes profondeurs. Le logiciel de focus stacking va retenir les parties nettes (au point) de chaque photo et en faire un assemblage qui va produire une photo unique avec une profondeur de champ augmentée.  

​Le logiciel CombineZP peut être téléchargé ici. Et voici un tutoriel simple pour son utilisation.


​Un test intéressant de trois logiciels de focus stacking peut être trouvé ici, qui conclut à la très bonne qualité de CombineZP malgré sa gratuité. D'après l'auteur : "CombineZP est quant à lui une très bonne surprise, il se tire très bien des difficultés de ces images exigeantes ! Ce n’est pas la perfection, mais c’est un outil gratuit et déjà vraiment à la hauteur pour réaliser sans frais de très bonnes images ! "

​Je vais montrer ici un exemple très simple de ce qu'il est possible de réaliser en microscopie optique (ici dans le cadre de la recherche scientifique). J'ai observé en microscopie optique une membrane possédant une topographie particulière, mais cette membrane s’était déformée et donc la mise au point ne pouvait se faire que sur une partie de l'échantillon. Par contre je pouvais en faisant varier la distance objectif - échantillon faire varier la zone de mise au point. J'aurais pu essayer de l'aplanir, mais je souhaitais éviter toute contrainte et tout contact sur elle.

J'ai donc pris 4 photos (j'aurais pu en prendre plus pour un meilleur résultat) avec des mises au point progressivement différentes, et je les ai assemblées à l'aide de CombineZP.

Voici tout d'abord les 4 photos prises :

Et voici la première, agrandie, qui présente une zone au point dans une moitié supérieure gauche et qui est floue dans la moitié supérieure droite :

Voici maintenant l'assemblage réalisé par CombineZP qui présente une netteté acceptable sur sa plus grande partie. À noter le léger flou dans la partie haute à gauche mais ceci est dû au fait que ma première photo (voir ci-dessus) n'a pas été mise au point suffisamment bien dans cet angle :

​On peut constater que le résultat est tout à fait satisfaisant.

Cet exemple était particulièrement simple (pas de détails d'une grande finesse) mais il faut savoir que CombineZP propose plusieurs algorithmes qui vont donner des solutions un peu différentes (et donc plus ou moins satisfaisantes) pour des photos plus complexes présentant notamment des détails d'une grande finesse (voir le test ici).

Conclusion : CombineZP est un outil très utile en microscopie optique et en macrophotographie.

Et maintenant, à vous de jouer !


Comment augmenter la résolution de votre appareil photo par un moyen simple … et gratuit

1er Avril   2015

Comment augmenter la résolution de votre appareil photo par un moyen simple ... et gratuit

Vous n'avez pas un Nikon D810 ? un Sony Alpha A7R ? un Pentax 645Z ? ...

Cet article se propose de montrer qu'il est relativement facile d'obtenir des photos de très haute résolution en utilisant un appareil de type bridge de bonne qualité (Canon SX50, Panasonic FZ200, Nikon P600...) et en combinant des photos prises au téléobjectif à l'aide d'un logiciel tel que Microsoft ICE (gratuit). Voyons ceci en détail ...


​Tout le monde n'a pas la chance de posséder un Nikon D810, un Sony Alpha A7R et encore moins un Pentax 645Z qui ont des capteurs ayant des résolutions allant de 36 à 50 millions de pixels. Évidemment, avec les optiques qui vont avec, cela vous coûterait de 3000 € à 10000 €, voire plus...

Alors comment réaliser une photo en très haute résolution, tout en ne disposant que d'un appareil simple que les puristes rejetteraient dédaigneusement ? Eh bien, il suffit de posséder un appareil de type bridge de bonne qualité (Canon SX50, Panasonic FZ200, Nikon P600...) qui ont des résolutions de 12 à 16 millions de pixels, et d'utiliser leurs capacités de zoom pour assembler des photos zoomés pour constituer une photo unique de très haute résolution (de 100 à 200 millions de pixels sans problème)

​Je vais vous présenter ici un exemple qui va vous présenter ce qu'il est possible d'obtenir avec un appareil comme le bridge Nikon P600 (acheté d'occasion pour 230€, en excellent état).

J'ai pris tout d'abord une photo du panorama de Rouen de la colline de Bonsecours avec une vue splendide notamment sur la cathédrale au 85mm (équivalent 24x36).

Panorama pris au 85mm


J'ai ensuite pris une série de photos au 400mm (équivalent 24x36) et les ai assemblées avec la nouvelle version de Microsoft ICE (toujours gratuite).


​Première étape l'importation des images qu'on souhaite assembler (ici 24 images) :


Deuxième étape : l'assemblage (entièrement automatique, rapide) :


Troisième étape : le découpage/sélection (entièrement automatique, ou manuel) :


Quatrième et dernière étape : l'exportation/sauvegarde de l'assemblage final :

On obtient donc en assemblant des images obtenues à la focale de 400 mm une image dont la taille est environ de 65 millions de pixels contre 16 millions pour la photo originale obtenue pour une focale de 85 mm.

Panorama au 400 mm                                                                                                   au 85 mm

​Si on prolonge cette démarche, en augmentant la focale jusqu'au maximum, soit 1440 mm pour le Nikon P600, on peut réaliser un panorama, ou de manière générale une photo, de très, très haute résolution.

Voici ci-dessous le gain en terme de détails qu'on peut obtenir en passant de 85 mm à 400 mm, puis à 1440 mm.

85mm

400 mm

1440 mm

​En utilisant cette focale de 1440 mm, on peut réaliser un panorama, ou de manière générale une photo, de très haute résolution. On pourra obtenir ainsi une photo de plusieurs centaines de millions de pixels qui permettra de réaliser des tirages de très grande taille. Évidemment, ceci exigera de faire un très grand nombre de photos ... Mais le jeu peut en valoir la chandelle. Certains professionnels réalisent des panoramas dont la dimension se compte en gigapixels !


On peut aussi se limiter pour un usage plus courant à un assemblage de quelques photos, qui avec un minimum d'attention, conduira à de très belles photos dont la résolution atteindra celle d'un très bon réflex.

  Bonus

Voici, en bonus, une petite comparaison sur le même sujet entre le Canon SX50 (zoom maxi 1200 mm) et le Nikon P600 (zoom maxi 1440 mm). Les conditions d'éclairage sont assez proches pour que cette comparaison ait un sens.

Voici ci-dessous un détail du panorama : la flèche de la cathédrale de Rouen.

Canon SX50 - 1200 mm

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Nikon P600 - 1440 mm

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Et maintenant, en regardant de plus près :

Canon SX50 - 1200 mm

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Nikon P600 - 1440 mm

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On constate sur ce premier extrait un net avantage pour le P600, un double avantage :

- une plus grande finesse des détails (les ardoises, le soleil et le cercle qui l'entoure)

- une bien meilleure correction des aberrations chromatiques (c'est sans doute ce qui contribue le plus à pénaliser le SX50 en terme de résolution)

Canon SX50 - 1200mm

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Nikon P600 - 1440 mm

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​Les constatations sont identiques sur ce deuxième extrait. Plus grande finesse des détails (vitrail, herbes, sculptures, texture des pierres...) et meilleure correction des aberrations chromatiques du Nikon P600. Et pourtant dans le cas du SX50, des fichiers Raw ont été exploités ce qui a permis d'améliorer quelque peu le résultat, alors que le mode Raw n'est malheureusement pas disponible sur le P600.

​Mes tests rejoignent ceux du site Imaging Resource qui a testé à l'automne 2014 huit bridges dont le Nikon P600 et le Canon SX50, et qui concluait sur une victoire du P600.

​Olympus a sorti récemment l'OMD EM5 MarkII testé notamment chez Cameralabs et chez DPReview. Il utilise des déplacements du capteur d'un demi pixel et combine les différentes images obtenues pour passer d'une résolution de 16 à 40 millions de pixels. Ce système fournit de très belles images sur les sujets fixes (mais uniquement sur les sujets fixes, voir les essais cités ci-dessus), et n'apporte rien par rapport au bridge pour réaliser des panoramas de très grande taille. Sans oublier son prix qui dépasse les 1000 €.

À noter que cette limitation des images "fixes" existe aussi dans l'approche d'assemblage décrite dans cet article, mais dans une bien moindre mesure, car elle sera utilisée surtout pour réaliser des panoramas (à grande distance du sujet) et surtout parce que ICE au moment de l'assemblage choisira une photo pour une zone donnée sans fusionner plusieurs photos (ici assemblage mais pas fusion) comme le fait Olympus dans son système.


Et maintenant, à vous de jouer !​


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1 Des capteurs photo pas comme les autres Avancées techniques et perspectives.

25 Mars    2015

Des capteurs photo pas comme les autres

Avancées techniques et perspectives

Cet article vise à présenter des avancées, des nouveautés ou des projets concernant les capteurs qui apportent des améliorations notables sur le plan technique pour donner au photographe des outils de plus en plus performants avec des limites repoussées.



25/03/2015

Vers des capteurs courbes ?

Les capteurs photos sont plans, c'est bien connu, et pourtant cela entraîne des complications pour les optiques qui sont placées en amont de ces capteurs. Les lentilles de l'objectif vont avoir tendance à former une image sur une surface courbe dite surface de Petzval (schéma ci-dessous) ...

... ce qui implique l'ajout de lentilles pour remédier à ce problème qui rend floue l'image en bordure de champ.

Certains chercheurs ont eu l'idée de s'inspirer de la structure de l’œil humain qui derrière les structures optiques (cornée, cristallin, iris) utilise des capteurs disposés sur une surface courbe (cellules à cônes et à bâtonnets organisées sur la rétine):


Ce qui conduit à envisager l'évolution suivante qui propose de passer d'un capteur (sensor) plan à un capteur courbe :

Cette géométrie permettrait de réaliser des objectifs plus simples, de meilleure qualité, pour un coût plus raisonnable.

Mais il y a d'autres avantages pour ces capteurs courbes : des gains de sensibilité importants, des réductions de l'aberration sphérique qui serait réduite grâce à la forme même du capteur, permettant au passage l'usage d'optiques plus lumineuses qu'il n'est possible de le faire avec des capteurs plats.

Sony vient de présenter un capteur expérimental de type CMOS dont​ la fabrication associe un procédé de chauffage/refroidissement à un procédé de diminution de pression qui va permettre d'utiliser un capteur plan, de le positionner dans un "encadrement", de le déformer (par voie thermique) et d'orienter cette déformation dans le bon sens (par la création d'une dépression) :

Voici ce prototype de Sony :


Les premières retombées prévisibles sont pour

- les appareils à grands capteurs dont les objectifs pourront être plus compacts et légers

- les smartphones, qui pourront être équipés soit de capteurs un peu plus grands, soit de meilleurs objectifs tout en conservant un encombrement réduit.




15/03/2015

Les capteurs X-Trans de Fujifilm

Les composants du capteur X-Trans II


1. Micro lentilles

2. Filtres colorés X-Trans

3. Filtres d'interception gauche/droit de la lumière

4. Capteur de détection de phase / Pixel filtre vert

5. Photodiode

Le capteur X-Trans CMOS II intègre une matrice de filtres colorés originale bénéficiant d'une répartition plus aléatoire éliminant la nécessité de recourir à un filtre passe-bas optique (OLPF). Ce type de filtre est utilisé sur les appareils conventionnels pour éviter les effets de moiré au détriment de la résolution. La matrice du capteur X-Trans CMOS II est traversée par une lumière non filtrée issue directement de l'objectif pour proposer un niveau de résolution sans précédent.

De la matrice de Bayer à la nouvelle matrice du capteur X-Trans :​

Matrice de Bayer

Matrice X-Trans

4 photosites = 2 x 2
Matrice de Bayer

36 photosites = 6 x 6
CMOS X-Trans

Les filtres couleur généralement utilisés dans les capteurs d'aujourd'hui utilisent la matrice de Bayer. Il s'agit d'une matrice répétitive de grilles de 2x2 (4 photosites) se composant d'un photosite R (rouge), de deux photosites V (vert) et d'un photosite B (bleu), disposés selon un motif régulier.
Une matrice de 6x6 a été développée par Fujifilm pour le X-Pro1 afin de casser le caractère cyclique de la matrice 2x2. Elle dispose de 36 photosites (6x6), créant une combinaison plus complexe comparée à la matrice de Bayer afin de réduire considérablement la régularité du motif répétitif. La complexité de cette matrice est suffisante pour empêcher la présence de moiré dans la plupart des cas.

Les avantages du capteur X-Trans sont bien réelles. Elles se traduisent par une grande finesse des images, une grande justesse des couleurs et des contrastes, mais surtout par une montée en sensibilité remarquable. Un Fujifilm X-T1, mais également un Fuji X-E2 doté du même capteur (et moins cher), rivalise avec des appareils tels que le Nikon D610 doté d'un capteur plein format 24x36 dans les hautes sensibilités : voir par exemple l'extrait ci-dessous tiré du "comparomètre" de l'excellent site Imaging Resource.   

Fujifilm X-T1 (ou X-E2) - 6400 ISO

Nikon D610 - 6400 ISO

On constate une qualité d'image proche pour les deux appareils, avec toutefois une plus grande finesse des détails avec le D610 (24 millions de pixels pour le Nikon contre seulement 16 millions de pixels pour le Fuji). Par contre l'image délivrée par Fuji est moins bruitée (surtout en terme de bruit chromatique).

Sans oublier que les capteurs x-Trans de Fuji sont associés à des objectifs au minimum très bons, et la plupart du temps excellents. Ces objectifs peuvent être coûteux, mais ce coût apparaît assez raisonnable lorsqu'on le compare à des optiques de qualité comparable des consurrents.




15/03/2015

Les capteurs Foveon de Sigma

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E

Cell content

Le capteur d'image directe Foveon X3 des appareils numériques SIGMA enregistre, pour chaque pixel, les trois couleurs qui composent la lumière : le bleu, le vert et le rouge. Les autres capteurs utilisent un filtre qui ne permet à chaque pixel de ne voir qu'une seule couleur : soit bleu, soit vert, soit rouge. L'image capturée par les reflex SIGMA est donc une image vue intégralement en couleurs par le capteur, alors que les autres appareils photo numériques restituent une image calculée, reconstituée à partir d'informations partielles correspondant au tiers de l'information totale de l'image réelle. Il en résulte une très grande qualité d'image, et un rendu des détails plus riche que celui d'un capteur conventionnel qui comporterait au moins le double de pixels "classiques" obtenus par interpolation. En effet, un capteur conventionnel de 10 millions de pixels n'enregistre que le tiers de l'image finale, avec 2,5 million d'informations en bleu, 5 millions en vert et 2,5 million en rouge et calcule donc les 2/3 de l'image qui lui manquent lors de la capture. L'image issue des appareils numériques SIGMA est plus précise, avec en particulier plus de détails dans les couleurs, plus naturelle, et sans artefacts tels que le moirage.

En pratique, le capteur Foveon de Sigma délivre (ici sur Sigma DP2 Quattro ) des images d'une très grande finesse comme le montre l’extrait ci-dessous (extrait tiré du comparomètre d'Imaging Resource) :

Foveon                                                                                                                 100 ISO                                                                                                                        X-Trans

​Par contre ce capteur, dans des environnements sombres qui vont nécessiter l'utilisation d'une sensibilité élevée, s'effondre complètement comme le montre l'évolution ci-dessous (comparaison avec le capteur X-Trans). Le même extrait est présenté à 100, 1600 et 6400 ISO. Le capteur Foveon fournit un excellent résultat à 100 ISO, avec une très grande finesse et des couleurs éclatantes. Ici il devance clairement le capteur X-Trans ...

Foveon - 100 ISO

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X-Trans - 100 ISO

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... mais l'image à 1600 ISO est très dégradée. En fait même le petit capteur d'un compact (1/ 2/3 ") fournirait un résultat nettement plus satisfaisant ...

Foveon - 1600 ISO

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X-Trans - 1600 ISO

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... et à 6400 ISO l'extrait devient une bouillie jaunâtre inacceptable. Pourquoi ne pas limiter la montée en sensibilité de l'appareil plutôt que de fournir un pareil résultat ?

Foveon - 6400 ISO

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X-Trans - 6400 ISO

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Ce capteur présent dans le Sigma DP2 Quattro doit donc être réservé à des environnements lumineux où il fournit des photos d'une qualité exceptionnelle (photos en extérieur par beau temps ou en studio).



5 De l’utilité des fichiers Raw pour un montage panoramique réussi

18 Mars 2015


Cet article se propose de montrer qu'il est très utile, voire indispensable, d'utiliser les fichiers Raw convertis par exemple sous DXO Optics Pro (ou un autre concurrent) pour réussir des montages panoramiques ( ici avec Microsoft ICE). Et ceci pour différentes raisons que nous allons découvrir ...

En général Microsoft ICE fonctionne très bien. La nouvelle version apporte de nouvelles fonctionnalités. Par contre nous avons vu précédemment qu'il valait mieux fuir la fonction d'auto complétion ...

ICE fonctionne très bien dans le cas où on lui propose d'assembler des photos d'objets prises à grande distance (typiquement des paysages). Par contre des panoramas réalisés avec des photos prises en grand angle (photos d'intérieur en particulier, photos prises avec peu de recul) peuvent être entachés d'erreurs. 

Nous allons voir dans cet article, que dans ce cas, il faut un peu "aider" ICE dans son travail en utilisant des fichiers Raw. Nous verrons, au moyen d'un exemple,  que cela permet d'obtenir une bien meilleure qualité du montage panoramique, et ceci sur deux plans :

- la qualité des ajustements (meilleure correction des déformations des images en grand angle)

- une meilleure gestion de la balance des couleurs.

Voici donc un exemple de montage : il s'agit de la photographie d'une cuisine en cours de montage dans une petite pièce ne permettant pas un recul suffisant pour pouvoir photographier une partie dans sa globalité avec une focale minimale (utilisation du Sony RX100). Une sorte de montage de montage !

On constate que quand on utilise les fichiers jpeg issus directement du RX100, et en faisant tous les essais possibles (du moins je crois, car j'ai passé beaucoup de temps à essayer différentes options et paramètres), il n'est pas possible d'obtenir un résultat satisfaisant. Je ne sais pas comment d'autres logiciels d'assemblages panoramiques (présentés ici) s'en seraient tirés.

On voit sur le montage ci-dessous que les raccords entre photos présentent des décalages (pointés à l'aide des flèches rouges) et que d'autre part l'appareil utilisé en balance des blancs automatique (AWB) a mal géré la situation. Ceci se traduit par une différence de teinte entre les façades du haut et du bas (points rouges) que ICE n'a pas su prendre en compte.


Assemblage réalisé avec les fichiers jpeg natifs

Quand on utilise les fichiers Raw pour le montage, on arrive à obtenir un résultat beaucoup plus satisfaisant (voir ci-dessous) en travaillant avec le logiciel DXO OpticsPro 10 pour obtenir une balance des blancs correcte et homogène, et grâce au bon travail du module ViewPoint de DXO pour minimiser les déformations dues au grand angle.


Assemblage réalisé avec les fichiers Raw traités sous DXO OpticsPro 10

Il subsiste quelques défauts mais ils sont mineurs. Si vous cherchez bien vous trouverez une petite erreur de raccord heureusement dans un objet secondaire ... Et le travail avec DXO sur les déformations conduit à un cadrage global plus étroit, et des proportions différentes. Mais le résultat est incontestablement nettement meilleur ... et utilisable.

Cerise sur le gâteau, on bénéficie de la qualité des fichiers Raw traités par DXO OpticsPro 10 (photos du RX100 prises à 500 ISO, F/3.5, 1/30 s) beaucoup plus riches d'informations comme le montre la différence de qualité des deux extraits présentés ci-dessous. Meilleur rendu du plan de travail, de la structure de la toile de verre du mur et plus grand finesse des vis posées sur le plan de travail.

jpeg natif

Raw traité par DXO OpticsPro 10

Et maintenant à vous de jouer ! Bons assemblages ... avec ICE.


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2 Duel SONY Alpha A58 + SAL 18-135mm contre SONY RX10

SONY Alpha A58

+

zoom 18-135mm

VS

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SONY RX10

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Un duel inhabituel puisqu'il s'agit de comparer un boitier "réflex" le  Sony A58 doté d'un zoom 18-135mm et un "bridge"  de la même marque : le RX10. Quels sont les atouts, les défauts, les limites de ces deux appareils ? Y-a-t-il un vainqueur évident ?

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