Category Archives for "Logiciels"

Exposure Plot : un outil qui peut orienter le choix de votre appareil photo !

5 Octobre 2015

Exposure Plot : un outil qui peut orienter le choix de votre appareil photo !

Cet article se propose de montrer que Exposure Plot qui est un petit logiciel intéressant qui réalise des statistiques sur un ensemble de photos que vous avez réalisées peut vous aider à analyser vos pratiques de photographe et vous aider à déterminer quel(s) type(s) d'appareil photo répond le mieux à vos besoins ...


​Exposure Plot est un petit logiciel très intéressant : il permet d'obtenir des statistiques sur un groupe de photos rassemblées dans un même répertoire . Ces statistiques portent sur les focales utilisées, les vitesses d'obturation,  les sensibilités utilisées, et l'ouverture.

Voici un exemple obtenu avec un bridge Canon SX50. Les photos ont été réalisées au Laos sur le site de Champasak. Le diagramme ci-dessous concerne les focales :

​En observant cet histogramme, on constate que :

- il y a une utilisation importante de la plus petite focale, ici 24mm, ce qui correspond à la fois aux paysages, ​mais également aux photos d'intérieur nécessitent souvent cette plus petite focale.

- Il y a un pic centré sur 40-50 mm qui est considéré comme la focale "standard"​

- Il y a relativement peu de très longues focales utilisées​

​Si on  cumule les  données de cet histogramme, on obtient les résultats suivant :

Domaine de focales (équiv. 24x36)

Pourcentage cumulé d'utilisation

  

24 - 28 mm

24

  

24 - 135 mm

79

  

24 - 200 mm

87

  

24 - 400  mm

95

​L'analyse de ces données montre que 80% des photos environ sont réalisées avec des focales  inférieures à 135 mm et que près de 90% sont réalisées avec des focales inférieures à 200 mm. Ceci a pour conséquence que le super objectif du bridge est utilisé à environ 10% pour les focales supérieures.

​Ces résultats peuvent peut-être vous aider à déterminer quel type  d'appareil peut vous convenir. Dans l e cas de voyages qui demande de la polyvalence on peut penser qu'un bridge sera le mieux à même de couvrir toutes les focales : c'est vrai. Mais avez-vous réellement besoin de ce surcroît de  zoom si vous ne l'utilisez pas  plus qu'à 5% . Un bridge de nouvelle génération (plus grand capteur) tel que le Sony RX10 couvrira  environ 90% de vos besoins, et le Panasonic FZ1000 couvrira probablement 95% de vos besoins et ceci avec une qualité d'image (sensibilité en particulier) nettement supérieure et pas très éloignée de celle d'un appareil réflex.

               

                            

​Ces résultats peuvent peut-être vous aider à déterminer quel type d'appareil peut vous convenir. Dans le cas de voyages qui demande de la polyvalence on peut penser qu'un appareil de type bridge classique (à petit capteur) sera le mieux à même de couvrir toutes les focales : c'est vrai.

Mais avez-vous réellement besoin de ce surcroît de zoom si vous ne l'utilisez qu'à 5% ?

Un bridge de nouvelle génération (plus grand capteur) tel que le Sony RX10 couvrira environ 90% de vos besoins, et le Panasonic FZ1000 couvrira probablement 95% de vos besoins et ceci avec une qualité d'image (sensibilité en particulier) nettement supérieure et pas très éloignée de celle d'un appareil réflex.

Alors à vous de voir si vous avez absolument besoin de ces focales extrêmes. Cela peut être le cas si vous êtes passionné(e) d'astronomie ou de chasse animalière, ou recherchez des détails architecturaux inaccessibles ​sans ces focales (choix possibles par exemple : le Nikon P610 ou le nouveau Nikon P900). Si ce n'est pas le cas, il me semble que le FZ1000 notamment sera un meilleur choix (il est vrai un peu plus coûteux).

   


              


 

 

 

Comment introduire un flou esthétique dans vos photos en post-traitement

4 Juillet   2015

Comment introduire un flou esthétique dans vos photos en post-traitement

Cet article se propose de montrer qu'il est possible lors d'un post-traitement de simuler un effet de faible profondeur de champ (flou d'arrière-plan, Bokeh) en appliquant un effet avec un logiciel tel que PaintShop Pro X7 (ce n'est qu'un exemple). Ceci vous permettra d'obtenir de très jolis flous autour du sujet principal même si vous ne disposez que d'un compact ou d'un bridge ... et non de l'appareil réflex dernier cri !


​Cet article se propose de montrer qu'il est possible lors d'un post-traitement de simuler un effet de faible profondeur de champ (flou d'arrière-plan, Bokeh) en appliquant un effet avec un logiciel tel que PaintShop Pro X7 (ce n'est qu'un exemple). Ceci vous permettra d'obtenir de très jolis flous autour du sujet principal même si vous ne disposez que d'un compact ou d'un bridge ... et non de l'appareil réflex dernier cri ! En effet un réflex, plein format en particulier, associé à une optique très lumineuse permet d'obtenir des arrière-plans très flous permettant de faire ressortir et de mettre ainsi en valeur le sujet principal de la photo.

Nous avons utilisé un bridge (Nikon P600) acheté d'occasion pour la modique somme de 230€. Il est configuré ici en mode macro permettant de mettre au point à très courte distance mais avec une focale de 24mm qui associée à une assez faible ouverture n'est pas favorable pour obtenir un arrière-plan flou.

​La photo prise dans ces conditions est traitée  dans PaintShop Pro X7 (mais il existe plein d'autres possibilités) au moyen d'un effet (Menu Effets - Effets photo - Mise au point  sélective) qui permet de définir une zone dans laquelle on va placer le sujet principal (zone qui va rester parfaitement nette), l'intensité du flou, ainsi que la progressivité de l'évolution du flou à partir de la zone de netteté :

Ce simple traitement permet de passer de la photo originale, nette sur une grande profondeur de champ ...

​à  la photo suivante qui simule une profondeur de champ réduite :

Dans cette photo, le sujet principal, ici une fleur de passiflore, apparaît isolé de l'arrière-plan​ dont il se détache bien. Le sujet est mieux  mis en valeur que dans la photo originale.

​Un réflex doté d'une optique très lumineuse (f/1.8 par exemple) permettra d'obtenir cet effet de flou directement, sans la nécessité d'un post-traitement. Nous avons vu une illustration de cette supériorité du réflex dans un article précédent.

Par contre, quelquefois, la profondeur de champ très réduite obtenue avec le réflex pourra être un handicap pour obtenir la netteté complète du sujet principal, pour peu qu'il ait une certaine profondeur. Rien n'est parfait en ce bas monde !

Et maintenant à vous de jouer !


1 Deuxième test de Microsoft Image Composite Editor ICE – La fonction Auto Complete utile malgré tout …

28 Juin   2015

Deuxième test de Microsoft Image Composite Editor (ICE)

La fonction Auto Complete utile malgré tout ... 

J'ai été très critique dans un article précédent sur l'utilité de la fonction auto complete de la dernière version de ICE qui s'avérait complètement  inefficace pour compléter des parties manquantes dans un assemblage de photos.

Dans cet article , je vais montrer que malgré tout cette fonction peut être utile dans certains cas, simples, où il s'agit de compléter une portion de la photo de manière réaliste ...


​J'ai été très critique dans un article précédent sur l'utilité de la fonction auto complete de la dernière version de ICE qui s'avérait complètement inefficace pour compléter des parties manquantes dans un assemblage de photos.

​Dans cet article , je vais montrer que malgré tout cette fonction peut être utile dans certains cas, simples, où il s'agit par exemple de compléter une portion de la photo de manière réaliste.

Voici tout d'abord l'ensemble de photos​ (Tour de la cloche de Split en Croatie) utilisées pour réaliser l'assemblage. Il est à noter que je n'ai pas trié ces photos et certaine s ne seront pas utilisées car les perspectives ne sont pas compatibles. ICE sait très bien faire le tri !

 

Voici maintenant l'assemblage réalisé par ICE. J'ai choisi le rendu "Perspective" qui permet de rendre au mieux, ainsi que le cadre qui réalise le "crop" , le découpage de la taille maximale possible :

Voici maintenant l'assemblage réalisé par ICE en utilisant l'option "auto complete" qui permet de définir une zone finale beaucoup plus étendue, notamment vers le bas :

Ce qui donne finalement les deux photos suivantes :

- la première obtenue sans l'option "auto complete"​ :

 

- la seconde obtenue avec l'option "auto complete"​ :

On pourra lui préférer une photo de dimensions un peu plus réduites qui permet d'éviter certains artefacts (dans les colonnes à droite notamment) :​

​Sous ICE, il était aussi possible (sans utiliser la fonction "auto complete") d'obtenir l'assemblage suivant, plus limité en taille il est vrai (47 MP contre 96 MP pour le premier assemblage obtenu avec la fonction "auto complete") :

​Voilà qui me réconcilie un peu avec cette fonction "auto complete" de Microsoft ICE. 

Maintenant à vous de jouer !​



CombineZP un logiciel efficace et gratuit pour le Focus Stacking – Un outil intéressant pour la microscopie optique

10 Avril    2015

CombineZP un logiciel efficace et gratuit pour le Focus Stacking 

Un outil intéressant pour la microscopie optique.

Cet article se propose de montrer que CombineZP, logiciel gratuit, est très utile pour ceux qui utilisent la microscopie optique et pas seulement pour la macrophotographie qui est présentée en exemple. 

Pour la microscopie optique CombineZP permet d'obtenir des images nettes et bien définies sur l'ensemble du champ même lorsque la surface observée présente des reliefs et que l'objectif utilisé, souvent de fort grossissement, limite très fortement la profondeur de champ.


​CombineZP est un logiciel gratuit d'Alan Hadley. Il permet de réaliser ce qu'on appelle le focus stacking, c'est à dire d'augmenter sur une photo la profondeur de champ sur une partie ou la totalité après avoir pris plusieurs photos avec des mises au point à différentes profondeurs. Le logiciel de focus stacking va retenir les parties nettes (au point) de chaque photo et en faire un assemblage qui va produire une photo unique avec une profondeur de champ augmentée.  

​Le logiciel CombineZP peut être téléchargé ici. Et voici un tutoriel simple pour son utilisation.


​Un test intéressant de trois logiciels de focus stacking peut être trouvé ici, qui conclut à la très bonne qualité de CombineZP malgré sa gratuité. D'après l'auteur : "CombineZP est quant à lui une très bonne surprise, il se tire très bien des difficultés de ces images exigeantes ! Ce n’est pas la perfection, mais c’est un outil gratuit et déjà vraiment à la hauteur pour réaliser sans frais de très bonnes images ! "

​Je vais montrer ici un exemple très simple de ce qu'il est possible de réaliser en microscopie optique (ici dans le cadre de la recherche scientifique). J'ai observé en microscopie optique une membrane possédant une topographie particulière, mais cette membrane s’était déformée et donc la mise au point ne pouvait se faire que sur une partie de l'échantillon. Par contre je pouvais en faisant varier la distance objectif - échantillon faire varier la zone de mise au point. J'aurais pu essayer de l'aplanir, mais je souhaitais éviter toute contrainte et tout contact sur elle.

J'ai donc pris 4 photos (j'aurais pu en prendre plus pour un meilleur résultat) avec des mises au point progressivement différentes, et je les ai assemblées à l'aide de CombineZP.

Voici tout d'abord les 4 photos prises :

Et voici la première, agrandie, qui présente une zone au point dans une moitié supérieure gauche et qui est floue dans la moitié supérieure droite :

Voici maintenant l'assemblage réalisé par CombineZP qui présente une netteté acceptable sur sa plus grande partie. À noter le léger flou dans la partie haute à gauche mais ceci est dû au fait que ma première photo (voir ci-dessus) n'a pas été mise au point suffisamment bien dans cet angle :

​On peut constater que le résultat est tout à fait satisfaisant.

Cet exemple était particulièrement simple (pas de détails d'une grande finesse) mais il faut savoir que CombineZP propose plusieurs algorithmes qui vont donner des solutions un peu différentes (et donc plus ou moins satisfaisantes) pour des photos plus complexes présentant notamment des détails d'une grande finesse (voir le test ici).

Conclusion : CombineZP est un outil très utile en microscopie optique et en macrophotographie.

Et maintenant, à vous de jouer !


Comment augmenter la résolution de votre appareil photo par un moyen simple … et gratuit

1er Avril   2015

Comment augmenter la résolution de votre appareil photo par un moyen simple ... et gratuit

Vous n'avez pas un Nikon D810 ? un Sony Alpha A7R ? un Pentax 645Z ? ...

Cet article se propose de montrer qu'il est relativement facile d'obtenir des photos de très haute résolution en utilisant un appareil de type bridge de bonne qualité (Canon SX50, Panasonic FZ200, Nikon P600...) et en combinant des photos prises au téléobjectif à l'aide d'un logiciel tel que Microsoft ICE (gratuit). Voyons ceci en détail ...


​Tout le monde n'a pas la chance de posséder un Nikon D810, un Sony Alpha A7R et encore moins un Pentax 645Z qui ont des capteurs ayant des résolutions allant de 36 à 50 millions de pixels. Évidemment, avec les optiques qui vont avec, cela vous coûterait de 3000 € à 10000 €, voire plus...

Alors comment réaliser une photo en très haute résolution, tout en ne disposant que d'un appareil simple que les puristes rejetteraient dédaigneusement ? Eh bien, il suffit de posséder un appareil de type bridge de bonne qualité (Canon SX50, Panasonic FZ200, Nikon P600...) qui ont des résolutions de 12 à 16 millions de pixels, et d'utiliser leurs capacités de zoom pour assembler des photos zoomés pour constituer une photo unique de très haute résolution (de 100 à 200 millions de pixels sans problème)

​Je vais vous présenter ici un exemple qui va vous présenter ce qu'il est possible d'obtenir avec un appareil comme le bridge Nikon P600 (acheté d'occasion pour 230€, en excellent état).

J'ai pris tout d'abord une photo du panorama de Rouen de la colline de Bonsecours avec une vue splendide notamment sur la cathédrale au 85mm (équivalent 24x36).

Panorama pris au 85mm


J'ai ensuite pris une série de photos au 400mm (équivalent 24x36) et les ai assemblées avec la nouvelle version de Microsoft ICE (toujours gratuite).


​Première étape l'importation des images qu'on souhaite assembler (ici 24 images) :


Deuxième étape : l'assemblage (entièrement automatique, rapide) :


Troisième étape : le découpage/sélection (entièrement automatique, ou manuel) :


Quatrième et dernière étape : l'exportation/sauvegarde de l'assemblage final :

On obtient donc en assemblant des images obtenues à la focale de 400 mm une image dont la taille est environ de 65 millions de pixels contre 16 millions pour la photo originale obtenue pour une focale de 85 mm.

Panorama au 400 mm                                                                                                   au 85 mm

​Si on prolonge cette démarche, en augmentant la focale jusqu'au maximum, soit 1440 mm pour le Nikon P600, on peut réaliser un panorama, ou de manière générale une photo, de très, très haute résolution.

Voici ci-dessous le gain en terme de détails qu'on peut obtenir en passant de 85 mm à 400 mm, puis à 1440 mm.

85mm

400 mm

1440 mm

​En utilisant cette focale de 1440 mm, on peut réaliser un panorama, ou de manière générale une photo, de très haute résolution. On pourra obtenir ainsi une photo de plusieurs centaines de millions de pixels qui permettra de réaliser des tirages de très grande taille. Évidemment, ceci exigera de faire un très grand nombre de photos ... Mais le jeu peut en valoir la chandelle. Certains professionnels réalisent des panoramas dont la dimension se compte en gigapixels !


On peut aussi se limiter pour un usage plus courant à un assemblage de quelques photos, qui avec un minimum d'attention, conduira à de très belles photos dont la résolution atteindra celle d'un très bon réflex.

  Bonus

Voici, en bonus, une petite comparaison sur le même sujet entre le Canon SX50 (zoom maxi 1200 mm) et le Nikon P600 (zoom maxi 1440 mm). Les conditions d'éclairage sont assez proches pour que cette comparaison ait un sens.

Voici ci-dessous un détail du panorama : la flèche de la cathédrale de Rouen.

Canon SX50 - 1200 mm

Header 1 / 1

Nikon P600 - 1440 mm

Header 1 / 2


Et maintenant, en regardant de plus près :

Canon SX50 - 1200 mm

Header 1 / 1

Nikon P600 - 1440 mm

Header 1 / 2

On constate sur ce premier extrait un net avantage pour le P600, un double avantage :

- une plus grande finesse des détails (les ardoises, le soleil et le cercle qui l'entoure)

- une bien meilleure correction des aberrations chromatiques (c'est sans doute ce qui contribue le plus à pénaliser le SX50 en terme de résolution)

Canon SX50 - 1200mm

Header 1 / 1

Nikon P600 - 1440 mm

Header 1 / 2

​Les constatations sont identiques sur ce deuxième extrait. Plus grande finesse des détails (vitrail, herbes, sculptures, texture des pierres...) et meilleure correction des aberrations chromatiques du Nikon P600. Et pourtant dans le cas du SX50, des fichiers Raw ont été exploités ce qui a permis d'améliorer quelque peu le résultat, alors que le mode Raw n'est malheureusement pas disponible sur le P600.

​Mes tests rejoignent ceux du site Imaging Resource qui a testé à l'automne 2014 huit bridges dont le Nikon P600 et le Canon SX50, et qui concluait sur une victoire du P600.

​Olympus a sorti récemment l'OMD EM5 MarkII testé notamment chez Cameralabs et chez DPReview. Il utilise des déplacements du capteur d'un demi pixel et combine les différentes images obtenues pour passer d'une résolution de 16 à 40 millions de pixels. Ce système fournit de très belles images sur les sujets fixes (mais uniquement sur les sujets fixes, voir les essais cités ci-dessus), et n'apporte rien par rapport au bridge pour réaliser des panoramas de très grande taille. Sans oublier son prix qui dépasse les 1000 €.

À noter que cette limitation des images "fixes" existe aussi dans l'approche d'assemblage décrite dans cet article, mais dans une bien moindre mesure, car elle sera utilisée surtout pour réaliser des panoramas (à grande distance du sujet) et surtout parce que ICE au moment de l'assemblage choisira une photo pour une zone donnée sans fusionner plusieurs photos (ici assemblage mais pas fusion) comme le fait Olympus dans son système.


Et maintenant, à vous de jouer !​


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5 De l’utilité des fichiers Raw pour un montage panoramique réussi

18 Mars 2015


Cet article se propose de montrer qu'il est très utile, voire indispensable, d'utiliser les fichiers Raw convertis par exemple sous DXO Optics Pro (ou un autre concurrent) pour réussir des montages panoramiques ( ici avec Microsoft ICE). Et ceci pour différentes raisons que nous allons découvrir ...

En général Microsoft ICE fonctionne très bien. La nouvelle version apporte de nouvelles fonctionnalités. Par contre nous avons vu précédemment qu'il valait mieux fuir la fonction d'auto complétion ...

ICE fonctionne très bien dans le cas où on lui propose d'assembler des photos d'objets prises à grande distance (typiquement des paysages). Par contre des panoramas réalisés avec des photos prises en grand angle (photos d'intérieur en particulier, photos prises avec peu de recul) peuvent être entachés d'erreurs. 

Nous allons voir dans cet article, que dans ce cas, il faut un peu "aider" ICE dans son travail en utilisant des fichiers Raw. Nous verrons, au moyen d'un exemple,  que cela permet d'obtenir une bien meilleure qualité du montage panoramique, et ceci sur deux plans :

- la qualité des ajustements (meilleure correction des déformations des images en grand angle)

- une meilleure gestion de la balance des couleurs.

Voici donc un exemple de montage : il s'agit de la photographie d'une cuisine en cours de montage dans une petite pièce ne permettant pas un recul suffisant pour pouvoir photographier une partie dans sa globalité avec une focale minimale (utilisation du Sony RX100). Une sorte de montage de montage !

On constate que quand on utilise les fichiers jpeg issus directement du RX100, et en faisant tous les essais possibles (du moins je crois, car j'ai passé beaucoup de temps à essayer différentes options et paramètres), il n'est pas possible d'obtenir un résultat satisfaisant. Je ne sais pas comment d'autres logiciels d'assemblages panoramiques (présentés ici) s'en seraient tirés.

On voit sur le montage ci-dessous que les raccords entre photos présentent des décalages (pointés à l'aide des flèches rouges) et que d'autre part l'appareil utilisé en balance des blancs automatique (AWB) a mal géré la situation. Ceci se traduit par une différence de teinte entre les façades du haut et du bas (points rouges) que ICE n'a pas su prendre en compte.


Assemblage réalisé avec les fichiers jpeg natifs

Quand on utilise les fichiers Raw pour le montage, on arrive à obtenir un résultat beaucoup plus satisfaisant (voir ci-dessous) en travaillant avec le logiciel DXO OpticsPro 10 pour obtenir une balance des blancs correcte et homogène, et grâce au bon travail du module ViewPoint de DXO pour minimiser les déformations dues au grand angle.


Assemblage réalisé avec les fichiers Raw traités sous DXO OpticsPro 10

Il subsiste quelques défauts mais ils sont mineurs. Si vous cherchez bien vous trouverez une petite erreur de raccord heureusement dans un objet secondaire ... Et le travail avec DXO sur les déformations conduit à un cadrage global plus étroit, et des proportions différentes. Mais le résultat est incontestablement nettement meilleur ... et utilisable.

Cerise sur le gâteau, on bénéficie de la qualité des fichiers Raw traités par DXO OpticsPro 10 (photos du RX100 prises à 500 ISO, F/3.5, 1/30 s) beaucoup plus riches d'informations comme le montre la différence de qualité des deux extraits présentés ci-dessous. Meilleur rendu du plan de travail, de la structure de la toile de verre du mur et plus grand finesse des vis posées sur le plan de travail.

jpeg natif

Raw traité par DXO OpticsPro 10

Et maintenant à vous de jouer ! Bons assemblages ... avec ICE.


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Mes logiciels photo et vidéo préférés



Je vais vous présenter ici les logiciels que j'utilise pour le traitement de mes photos. Ceci n'est que le reflet de mes choix ou de mes goûts personnels, sans plus. J'essaierai d'expliquer pour chaque logiciel ce qui m'a conduit à faire ce choix. Tout ceci est purement subjectif. J'évoquerai dans certains cas des alternatives aux logiciels choisis.


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2 Un exemple d’utilisation d’Autostakkert!2 Photographie d’astronomie



La photographie d'astronomie est difficile. Heureusement il existe d'excellents logiciels très souvent gratuits qui aident l'amateur d'astronomie à traiter et à améliorer de manière spectaculaire ses captures. Parmi eux, Autostakkert!2 est un logiciel remarquable, assez simple d'utilisation qui permet d'empiler un grand nombre de photos ou d'éléments de vidéo pour en effectuer une "moyenne" qui permet de diminuer fortement le bruit et d'en extraire un tas de détails...

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