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Le zoom du Nikon P900 plus puissant en vidéo

13 juillet    2016

Le zoom du Nikon P900 plus puissant en vidéo !

P900

Cet article se propose de montrer que le zoom du Nikon P900  est puis puisssant en mode vidéo qu'en mode photo. Ceci est dû à un "crop factor" ou facteur de recadrage, c'est à dire qu'une partie réduite du capteur est utilisée pour réaliser les vidéos.


​Le Nikon P900 est un appareil photo de type bridge qui détient le record de zoom : x 83 soit une plage de focale de 24 à 2000 mm soit la puissance d'un télescope !

En faisant des essais de vidéo avec cet appareil, j'ai été surpris au moment où je lançais le mode vidéo de voir sur l'écran  la scène filmée légèrement zoomée par rapport à la visée en mode photo. Voici ci-dessous le même cadrage avec la même focale (2000 mm) en mode photo, puis en mode vidéo :

Photo

vidéo

On constate un effet de zoom net entre photo et vidéo. En fait ceci est dû à un "crop factor", facteur de recadrage, qui fait qu'une partie seulement du capteur est utilisée en mode vidéo sur le P900 :

P900

​Un petit calcul sur les dimensions dans les deux cas montre que le facteur de zoom est non négligeable puisqu'il est de l'ordre de x 1,2, soit une focale de 2400 mm !

La largeur du capteur 16 MP du P600 présente 4608 pixels. La réduction de la surface utilisée (facteur x 1,2) fait que la largeur de la zone est de 3840 soit exactement 2 fois le format Full HD (1920 x 1080 pixels).


​Un petit comparatif avec le Nikon P600 est intéressant :

P900

P600

​Dans le cas du P600 la largeur totale du capteur est utilisée, et donc pour cet appareil il n'y a pas d'effet de zoom supplémentaire en mode vidéo.

Si on compare ces deux appareils à leur zoom maximum, en mode vidéo la différence s'accroît encore puisque la focale du P600 reste à 1440 mm alors que le p900 qui affiche 2000 mm propose en mode vidéo une focale apparente de 2400 mm :

P900 - 2000 mm (2400 mm)

P600 - 1440 mm

​Il y a donc une différence de choix des ingénieurs Nikon pour ces deux appareils en mode vidéo. Dans le cas du P900 l'appareil utilise 4 pixels du capteur (2 en largeur x 2 en hauteur) pour créer un pixel de la vidéo. Plus simple a priori. Y-a-t-il une autre raison ? ...

De toute façon le Nikon P900 est bien supérieur au P600 en mode vidéo du fait de ce facteur de zoom supplémentaire (particulièrement intéressant en photo animalière notamment), sans compter le fait que le P900 a un autofocus nettement plus performant que le P600 et que la fréquence en mode progressif est double : 50 fps pour le P900 contre 25 fps pour le P600 .


Photo de la lune du 20 Janvier 2016

22 Janvier 

2016

Photo de la lune du 20 Janvier 2016

Autostakkert

Registax

Un exemple de ce que peut réaliser un simple bridge , le Nikon P600, par temps clair ... moyennant l'aide de deux logiciels très performants : Autostakkert et Registax !


​Cet article se propose de présenter  ce que peut réaliser un simple bridge , le Nikon P600, en photo lunaire, par temps clair,  moyennant l'aide précieuse de deux logiciels très performants : Autostakkert et Registax !

​La  photo brute

Voici une photo brute de la lune (proche de la pleine lune - 20 Janvier 2016) prise avec un Nikon P600 (focale 1440 mm, 100 ISO,  f/6.5, comp. expo -2, rafale lente) :​

​Vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessus pour accéder à la photo en haute résolution

Et un agrandissement d'une zone de  cette photo  :​

​La photo apparaît bruitée et contient peu de détails.

​Utilisation de Autostakkert pour réduire le bruit

J'ai ensuite ​utilisé le logiciel Autostakkert pour diminuer le bruit présent sur les photos  brutes en moyennant 73 photos, ce qui a pour effet de diminuer fortement le bruit :

​Vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessus pour accéder à la photo en haute résolution

Et un agrandissement de la même  zone que précédemment  :​

Le logiciel Autostakkert en moyennant 73 photos a réduit le bruit de manière importante mais l'image apparaît très peu contrastée,  "molle", et semble manquer de détails.

​Utilisation de Registax  pour faire ressortir les détails

​C'est là que Registax entre en lice, avec un traitement par ondelettes qui va faire ressortir les détails présents de manière latente dans la photo moyennée par Autostakkert :

​Vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessus pour accéder à la photo en haute résolution

Et un agrandissement de la même  zone que précédemment  :​

​Comme on peut le constater, le résultat obtenu avec Registax est spectaculaire : le traitement par ondelettes a fait ressortir énormément de  détails qui étaient présents à l'état latent dans la photo moyennée par Autostakkert. 

​Et maintenant, à vous de jouer !


Découverte d’un objectif performant spécialement adapté au portrait : le SAMYANG 85 mm f/1.4

7 Janvier   2016

Découverte d'un objectif performant spécialement adapté au portrait :               le Samyang 85 mm f/1.4

Cet article se propose de  vous faire découvrir un objectif du fabricant coréen Samyang dont les produits sont de plus en plus appréciés. Il s'agit du très lumineux 85 mm f/1.4.  La limite des objectifs Samyang est leur fonctionnement manuel (réglages de la mise au point et  des ouvertures manuels). 


Cet article se propose de vous faire découvrir un objectif du fabricant coréen Samyang dont les produits sont de plus en plus appréciés. Il s'agit du très lumineux 85 mm f/1.4.

La limite de ces objectifs Samyang est leur fonctionnement manuel (réglages de la mise au point et des ouvertures manuels).  C'est à dire que l'autofocus de votre appareil ne fonctionnera pas  :  la mise au point devra être faite à l'aide d'une bague de réglage. Un dispositif tel que le Focus Peaking est alors bien utile. De même, l'ouverture devra être sélectionnée au moyen d'une autre bague.

Les produits Samyang, sur le plan de la qualité optique sont généralement considérés comme faisant jeu égal avec des objectifs beaucoup plus onéreux. Par exemple le Samyang 85mm f/1.4 coûte environ 260 € (monture Sony A), alors que le Sigma  85mm f/1.4 coûte environ 800 € et le Zeiss  85mm f/1.4 environ 1300 €. Bien sûr, ces concurrents ne sont pas manuels.

​PRESENTATION

Voici cet objectif. Il a été largement décrit par ailleurs, ici  par exemple. Il impressionne par sa belle qualité de fabrication​.  Beaucoup de métal, et un poids  en adéquation... Ce qui impressionne également c'est la dimension de la lentille frontale : ouverture f/1.4 oblige !

​LE BOKEH, LE FLOU D’ARRIÈRE PLAN

Si on achète ce type d'objectif dotée d'une telle focale et d'une aussi grande ouverture, c'est avant tout pour réaliser des portraits. Avec une telle ouverture on dispose  d'une profondeur de champ très réduite et on peut s'attendre à  des flous d'arrière plan très doux (soft, creamy ...) Donc, même si on recherche la finesse, c'est avant tout la qualité d'arrière plan qu'on va rechercher, la finesse extrême n'étant perceptible que pour de très forts agrandissements.

Voici ce que donne le Samyang 85mm pour différentes ouvertures : de la pleine ouverture (f/1.4) jusqu'à f/8 (l'objectif ferme jusqu'à f/22)​ :

f/1.4

f/2

f/2.8

f/4

f/5.6

f/8

​Et dans un plus grand format :

f/1.4

f/2

f/2.8

f/4

f/5.6

f/8

Avec le Samyang, l'arrière plan est très doux à pleine ouverture ; à f/2 on distingue à peine la forme du diaphragme mais il y a une nette différence entre f/1.4 et f/2, ​et progressivement le fond devient de moins en moins flou ; à f/22 on aurait encore une bien plus grande profondeur de champ. Mais ce n'est pas le but d'un tel objectif.

La qualité de flou de l'arrière plan à pleine ouverture permet de faire ressortir le sujet principal de la photo, sans être distrait par l'arrière plan.

​LA FINESSE - 1. Prise de vues à courte distance

​Généralement, les objectifs aussi lumineux ne délivrent pas une très grande finesse à pleine ouverture. Il faut fermer un peu le diaphragme pour obtenir les meilleurs résultats.

J'ai comparé ici les résultats à pleine ouverture et à f/8 qui donne la plus grande finesse. ​

f/1.4

f/8

Si on examine un détail de ces deux photos à 100 %, on obtient les résultats suivant :

f/1.4 

f/8

La  photo obtenue à pleine ouverture apparaît molle comparée à celle obtenue à f/8 qui est la plus fine.

Si on applique un masque flou à la photo prise à f/1.4 pour augmenter sa netteté en post-traitement, on obtient le résultat suivant :​

f/1.4 (+ sharpen)

f/8

On observe une nette amélioration de la  photo à  pleine ouverture qui la rapproche de celle prise à f/8. N'oublions pas de plus que nous observons ici des agrandissements à 100 % des photos ! Donc, dès la pleine ouverture cet objectif délivre de très belles images.

Si on diaphragme un peu (f/2) le résultat est meilleur ​et se retrouve très proche de la photo prise à f/8 :

f/2

f/8

Le même traitement d'accentuation déjà réalisé pour la photo à f/1.4 rend la photo prise à  f/2 quasiment indiscernable   de la photo prise à f/8 :

f/2 (+sharpen)

f/8

Le schéma ci-dessus montre que les tests de finesse pour des scènes prises à courte distance révèlent que la finesse maximale est obtenue pour des ouvertures allant de  f/5.6 à f/11, mais les résultats sont bons dès la pleine ouverture.  L'échelle verticale, arbitraire, ne prend en compte que la partie centrale, ce qui est important pour un portrait. En fait, la différence n’est pas très grande entre les résultats pour les grandes ouvertures et les ouvertures délivrant la meilleure finesse. 

​LA FINESSE - 2. Prise de vues à longue distance

Ce n'est pas le but d'un tel objectif a priori mais il peut être utilisé pour obtenir des détails de paysage, ou d'assembler des photos pour faire un panorama. Je l'ai donc testé sur une scène à grande distance pour différentes ouvertures.

Voici tout d'abord la scène complète pour l'ouverture maximale (f/1.4) et pour f/4 qui donne les meilleurs résultats :​

f/1.4

f/4

​J'ai testé la finesse au centre, ainsi que sur les bords pour analyser l'homogénéité de l'objectif.

 2 - 1. Centre de l'image

f/1.4 

f/2

f/2.8

f/4

Les résultats sur ces agrandissements à 100 % sont mous à pleine ouverture mais s'améliorent très vite dès f/2. Ils deviennent très bons dès f/2.8 et deviennent difficilement discernables  avec ceux obtenus à f/4, les meilleurs.

​Si on applique un masque flou à la photo prise à f/1.4 pour augmenter sa netteté en post-traitement, on obtient le résultat suivant :​

f/1.4 

f/1.4 (+ sharpen)

​On constate une nette amélioration de la photo par ce simple traitement, mais il vaudra mieux fermer un peu l'objectif pour obtenir les meilleurs résultats.

 ​

 2 - 2. Bord de l'image

f/1.4 

f/2

f/2.8

f/4

Le même traitement d'accentuation déjà réalisé pour la photo à f/1.4 au centre permet d'améliorer la photo de manière appréciable :

f/1.4 (+ sharpen)

Ouverture

Le schéma ci-dessus montre que les tests de finesse pour des scènes prises à grande distance révèlent que la finesse maximale au centre (en rouge) est obtenue pour des ouvertures allant de  f/3.5 à f/4, qui sont des ouvertures beaucoup plus grandes que celles donnant les meilleurs résultats à courte distance.   Sur les bords la plus grande finesse (courbe bleue) est obtenue entre f/4 et f/5.6. L'ouverture de f/4 est donc celle qui donnera la meilleure homogénéité à grande distance.

​BONUS

 

Voici une comparaison rapide entre le Samyang 85 mm f/1.4 et le Sony 18-135 mm f/3.5-5.6. Si les résultats sont assez proches au centre de l'image, sur les bords le Samyang  à f/4 délivre une image beaucoup plus fine que le Sony à f/8 (toit de la maison sur la gauche, finesse et nuances dans les branches des arbres, meilleur contraste ...) :

Sony 18-135 mm f/3.5-5.6 à f/8

Samyang 85 mm f/1.4 à f/4

​BILAN

​Le Samyang 85 mm f/1.4  délivre de très belles images avec des flous d'arrière-plan très doux, très esthétiques. A courte distance, sa finesse maximale est obtenue en diaphragmant mais les résultats sont très bons dès la pleine ouverture. Et l'accentuation des détails est très bien tolérée à pleine ouverture , permettant d'obtenir de très bons résultats.

 ​

A grande distance, ​l'ouverture de f/4 est celle qui donnera la meilleure homogénéité si on souhaite réaliser des photos de paysage, ce qui n'est quand même pas la vocation première de cet objectif.

 

Très bonne qualité de fabrication ; bague de réglage de mise au point très agréable notamment. 

 ​

Il faut signaler que la mise au point à pleine ouverture est difficile compte tenu de la très faible profondeur de champ, notamment à courte distance, mais cela fait partie du jeu avec un objectif doté d'une telle ouverture. Le focus peaking est une aide  précieuse à la mise au point.

 

En conclusion, un très bon rapport qualité/prix !


Generique - 728x90

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Evolution des zooms des bridges

26 Juillet   2015

Evolution des zooms des bridges

Cet article se propose de faire le point sur l'évolution de la puissance des zooms des appareils photo de type bridge, de leurs performances, de leurs atouts et de leurs limites ...


​Cet article se propose de faire le point sur l'évolution de la puissance des zooms des appareils photo de type bridge, de leurs performances, de leurs atouts et de leurs limites ...

​Je me suis décidé à écrire ce petit article car je n'avais pas trouvé ces éléments sur le net, et j'ai dû rassembler ces éléments à partir de plusieurs articles.

​Un appareil de type bridge est un appareil dont l'objectif qui est un zoom  disposant d'une amplitude importante n'est pas interchangeable. Il est généralement associé à un petit capteur (1/ 2.3") mais récemment Sony a introduit un bridge basé sur un capteur 1"  (environ 4 fois plus grand), le RX10. Il a été suivi par le FZ1000 de Panasonic et récemment par le G3X de Canon.

​Ces dernières années, les appareils bridge classiques (petit capteur) ont vu une augmentation spectaculaire de la puissance de leur zoom. Ceci est bien illustré sur le graphique suivant :

Facteur de zoom

​Comme on le voit, le facteur de zoom est passé de 12 à 83 en l'espace de 11 ans .

On constate une augmentation de plus en plus rapide de ce facteur. On pourrait être tenté de prolonger cette courbe vers des facteurs encore plus importants. Mais il est probable qu'on a atteint une limite​. En effet même si le dernier P900 de Nikon (facteur de zoom x 83, focale de 2000 mm) donne de bons résultats d'après les premiers essais, l'utilisation pratique de la partie extrême du zoom  devient de plus en plus réduite : viser un objet très éloigné risque souvent  d'être limité par des problèmes de turbulence.  

De leur côté, les nouveaux bridges à capteur 1" ont vu leur facteur de zoom passer en 2 ans de 8,3 à 25 : ​

Facteur de zoom

​C'est Sony qui a innové en introduisant ce nouveau type de bridge le RX10 avec un facteur de zoom  x8,3 en 2013 (24 - 200 mm), suivi 1 an plus tard parPanasonic qui a introduit le FZ1000 avec un facteur de zoom de 16  (25 - 400 mm). Et en 2015 Canon vient d'introduire le G3X doté d'un facteur de zoom de 25 (24 - 600 mm). 

​Ces nouveaux bridges dotés d'un capteur 1" quatre fois plus grands que les capteurs équipant les bridges classiques ont une qualité d'image supérieure, tout particulièrement à haute sensibilité ce qui leur ouvre une polyvalence bien plus grande dans les environnements sombres, en intérieur... Il s sont également dotés d'objectifs plus lumineux  qui associés à la  plus grande taille des capteurs leur permet de jouer sur la profondeur de champ et d'obtenir d'agréables flous d'arrière plan beaucoup plus facilement.

Il n'en reste pas moins que les bridges classiques dans des bonnes conditions de lumière permettent d'obtenir des photos​  de bonne qualité n'en déplaise aux puristes avec une polyvalence sans égal.

Les performances de leurs zooms, impressionnantes, leur ouvrent des champs d'application tels que la chasse photographique et l'astronomie.​

En ce qui concerne l'astronomie voici ce qui peut être obtenu avec un Nikon P600 :​

Nikon P600 - 1440 mm

Cette photo de la lune est une photo obtenue sur une seule prise de vue. Comme on la vu dans un autre article il est possible de moyenner un grand nombre de photos pour diminuer le bruit et affiner les détails de ces photos grâce au logiciel Autostakkert.

En ce qui concerne la chasse photographique, il est tout à fait possible d'atteindre des cibles à des distances impressionnantes ou de photographier des insectes mais il est préférable que ces cibles soient immobiles car la faible luminosité des objectifs de ces bridges limitent vite leurs possibilités !​

Conclusion 

Ne vous laissez pas impressionner par des critiques à l'emporte pièce. Les bridges sont des appareils polyvalents, capables de fournir une bonne qualité d'image en bonnes conditions de lumière. L'impressionnante étendue de leur zoom les dote d'une grande polyvalence ... et ils sont faciles à utiliser même aux plus grandes focales si vous avez la main sûre ... ou si vous utilisez un trépied​ !

​Et maintenant à vous de jouer !


Evolution de la résolution des capteurs en photo numérique

25 Juillet   2015

Evolution  de la résolution des capteurs en photo numérique 

Cet article se propose de montrer l'évolution de la résolution des capteurs des appareils photo numérique en prenant l'exemple des appareils bridge ainsi que des réflex ...


​Je me propose ici simplement de présenter des données relatives à la résolution (théorique) des capteurs photos en terme de nombres de pixels. J'ai regroupé ces données dans ce petit article car j'ai eu du mal à trouver ces données sur le net dans un seul article.

Je présenterai cette évolution pour les appareils de type bridge (capteurs d'une taille de l'ordre de 4,6x6,2 mm, ainsi que pour les appareils réflex  (APS-C classiques, ainsi que plein format). Rappelons que les réflex de type APS-C ont une dimension de capteur de l'ordre de 16x24 mm (15x22 mm environ pour les capteurs de chez Canon) alors que les plein format ont un capteur plus de deux fois plus grand : 24x36 mm.

Voici tout ​d'abord les données relatives aux appareils bridge :

​On constate  une forte évolution du nombre de pixels passant pour une même taille de capteur de 5 MP (millions de pixels) à 16 MP. Il faut dire que parallèlement les capteurs CCD sont devenus des capteurs CMOS  dotés d'une meilleure sensibilité permettant de meilleures prises de vue en basse lumière. Il faut signaler aussi qu'il y a une tendance à la stabilisation  de ce nombre de pixels sur les appareils dotés de petits capteurs (compact ou bridge)  ; on a même vu un retour en arrière sur les compacts pour lesquels l'inflation du nombre de pixels (18 MP voire 20 MP) avait des effets négatifs sur la qualité des photos (trop grande densité de sites  des capteurs).

​On peut donc raisonnablement envisager une stabilité de ce nombre de pixels sur ces  appareils dans les années à venir.

Il est d'aill​eurs possible  que ces bridges soient en partie supplantés par les bridges de nouvelle génération apparus en 2013 et dotés de capteurs  1" (environ 9x13 mm,  4 fois plus grands que ceux des bridges classiques) de 20 MP, qui leur confèrent une qualité d'image supérieure notamment en basse lumière, ainsi que la possibilité de jouer sur la profondeur de champ. Leur seul désavantage pour l'instant est d'être limités  par la puissance de leur zoom (de x8 pour le Sony RX10 à x25 pour le Canon G3X en passant par x16 sur le Panasonic FZ1000).

Examinons maintenant l'évolution du nombre de pixels pour les appareils réflex de type APS-C :​

​On constate pour ces appareils une évolution encore plus spectaculaire, et ceci n'est pas du tout étonnant car la surface de leur capteur est environ 12 fois plus grande que celle des capteurs des bridges classiques. Il y a donc une marge d'évolution assez importante.  Il convient cependant de remarquer que le capteur de 28 MP  du Samsung NX1  n'est pas tout à fait à la hauteur de ses concurrents de 24 MP de Nikon et encore moins des 16 MP du capteur X-Trans de Fuji. 

Examinons maintenant l'évolution du nombre de pixels pour les appareils réflex de type 24x36 plein format :​

​Les appareils réflex plein format évoluent parallèlement aux appareils réflex APS-C. La surface de leur surface étant un peu plus de deux fois plus grande que celle des capteurs ds APS-C, il est normal d'arriver en 2015 à 50 MP, ce qui correspond à peu près à la même densité de sites des capteurs que les 24 MP des APS-C.

En conclusion :​

​L'augmentation du nombre de  pixels des capteurs augmente la résolution des photos mais  ceci va à l'encontre de la sensibilité en basse lumière. Heureusement les progrès techniques des capteurs viennent contrebalancer cet inconvénent.

​L'augmentation du nombre de  pixels des capteurs augmente théoriquement la résolution des photos mais  ceci n'est vrai que si l'optique de l'appareil n'est pas limitante. En d'autres termes, les capteurs de plus en plus riches en pixels sont de plus ne plus exigeants pour les optiques.

Et maintenant, à vous de jouer ... et bon choix !


Grossissement réel d’un zoom ? Il dépend de l’éloignement du sujet photographié !

18 Juillet   2015

Grossissement réel d'un zoom ? Il dépend de l'éloignement du sujet photographié !

Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. Pour un sujet à l'infini, le grossissement annoncé est assez bien respecté. Par contre, pour un sujet photographié à courte distance (distance minimale de mise au point), le grossissement s'avère nettement inférieur à ce qui est attendu !


​Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. En général, on ne se pose même pas la question. Les fabricants de bridges par exemple annoncent des focales de 1200mm (Canon SX50 par exemple) ou 1440mm (Nikon P600 par exemple) avec des facteurs de zoom x50 ou x60 voire x83 comme récemment avec le Nikon P900.

Pour les grandes focales tout se passe bien si le sujet se trouve à grande distance. J'ai effectué un test sur un bâtiment situé à plusieurs centaines de mètres et recouvert d'une structure de tôle ​avec un motif périodique, ce qui a facilité la  comparaison des grossissements obtenus avec les différentes focales annoncées. Le résultat est conforme à ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

Par contre, lorsque le sujet est à courte distance (environ 2 mètres avec le Nikon P600 utilisé pour cet essai), on observe un décalage important pour les plus grandes focales avec ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

​Ce résultat peut paraître étonnant et en général il est méconnu. Sans rentrer dans le détail, l'explication vient de la structure complexe des zooms (nombreuses lentilles, déplacement des lentilles très complexe). Pour de plus amples renseignements, pour ceux qui veulent creuser le sujet voici un excellent article (un peu ardu pour les non scientifiques...) qui entre dans le détail de ces questions.

Pour le photographe amateur qui ne souhaite pas rentrer dans les formules assez complexes d'optique, il suffit de savoir que cet effet existe. Il vous suffira de faire un petit test pour le vérifier sur votre appareil.

Et maintenant à vous de jouer !​


Un éclairage simple et bon marché pour la photo macro !

5 Juin   2015

Un éclairage LED simple et bon marché pour la photo Macro !

Quand on réalise une photo macro, lorsqu'on se rapproche très près de l'objet à photographier, le problème de l'éclairement peut se poser quand l'appareil en arrive à faire de l'ombre à l'objet ! Voici un moyen simple pour résoudre ce problème ...


Quand on réalise une photo macro, lorsqu'on se rapproche très près de l'objet à photographier, le problème de l'éclairement peut se poser quand l'appareil en arrive à faire de l'ombre à l'objet ! Voici un moyen simple pour résoudre ce problème .

Il s'agit d'un éclairage émettant une lumière (avec ou sans diffuseur)​ constitué d'une matrice de 160 LEDs alimentées par des piles standards placée dans un boitier monté sur une petite rotule. J'ai placé cet éclairage sur une poignée fixée sur l'appareil photo (ici une poignée Hama distribuée par Digit Photo - environ 20€). Au passage, il est intéressant de signaler que ce dispositif peut être utilisé également pour filmer avec un appareil photo ; cela donne une très bonne stabilité, et le système peut être utilisé pour filmer des sujets dans l'ombre, mais pas trop éloignés.

Cette lampe peut être dirigée vers l'objet à photographier grâce à la rotule et en être approchée grâce à la rotation de la poignée :

Et voici le résultat :​

sans éclairage spécifique

avec éclairage panneau de LEDs

Sans éclairage particulier, l'appareil vient faire de l'ombre sur le vase photographié (on distingue au centre un rond sombre qui correspond à l'objectif de l'appareil) et la zone visée manque de lumière. C'est la périphérie qui est éclairée. L'appareil utilise alors une sensibilité de 400 ISO et une vitesse très lente de 1/10s, ce qui pénalise la qualité de la photo.

Avec le panneau de LEDs, le vase est beaucoup mieux éclairé (sensibilité : 110 ISO, et vitesse de 1/30s) ce qui permet d'obtenir une photo beaucoup mieux éclairée, avec beaucoup plus de détails, de meilleures couleurs et moins de bruit.

Ce qu'on peut voir encore mieux sur les agrandissements ci dessous :​

sans éclairage spécifique

avec éclairage panneau de LEDs

​On voit bien sur ce détail, en faveur de l'éclairage par le panneau de LEDs, le meilleur éclairement, le meilleur rendu des couleurs (les différents verts),  la plus grande finesse des détails (les nervures des feuilles, les petites craquelures...)

Il y a bien sûr d'autres systèmes possibles pour éclairer un objet pour réaliser une macrophotographie. Il y a des anneaux de LEDs  et également un système astucieux,  très léger, qui donne beaucoup de flexibilité (c'est le cas de le dire !) :

​À vous de choisir le système qui vous conviendra le mieux !  Quelque soit votre choix, il ne vous ruinera pas et vous permettra des photos que vous ne pourriez pas réaliser sans éclairage  supplémentaire.

Et maintenant, à vous de jouer !​



3 Ce qu’un réflex peut faire et qu’un bridge classique ne pourra pas faire !

3 Juin 2015

Ce qu'un réflex peut faire et qu'un bridge classique ne pourra pas faire ! 

Cet article se propose de montrer que  si le bridge permet de jouer sur les performances exceptionnelles de son zoom avec une qualité de photo tout à fait honorable,  il ne peut pas rivaliser avec l'appareil réflex (ou un appareil SLT) sur le plan de la maîtrise de la profondeur de champ, du rendu des nuances de couleurs, ainsi que de la qualité des photos en basse lumière ...


Nous avons vu dans un article récent qu'un bridge classique récent avec un capteur de petite dimension permettait grâce à la puissance de son zoom ​de réaliser des photos qu'il serait difficile de réaliser avec un réflex, sauf  pour des passionnés de photo très fortunés ...

Nous avons vu aussi, dans un autre article,  qu'avec un bridge classique, il était possible d'obtenir des arrière-plans flous agréables, très doux, en jouant sur la puissance du zoom qui permet de limiter la profondeur de champ et grâce à un angle de vue très faible qui limite le contenu de ce qui apparaît en arrière-plan​.

Dans un autre article, nous avons pu voir  qu'il est possible de réaliser des photos "macro" de bonne qualité avec un bridge classique, grâce à une position macro de l'appareil permettant d'approcher à moins d'un centimètre de l'objet à photographier.

Mais il y a des domaines dans lequel le bridge classique ne pourra pas rivaliser, et notamment :

- la maîtrise fine de la profondeur de champ​

- ​la qualité de nuance des couleurs et la dynamique

- la qualité des images en basse lumière

1 . La maîtrise de la profondeur de champ​

​Voici un exemple de ce qu'il est possible d'obtenir, en terme de profondeur de champ (arrière-plan flou faisant ressortir le sujet principal)  respectivement avec un bridge, ici le Nikon P600 :

Nikon P600 (focale de 50mm)

puis avec un appareil SLT de Sony le Alpha A58 (une sorte de réflex - voir ici l'article consacré à  ces appareils) équipé d'un objectif à focale fixe, très lumineux, le 35mm f/1.8 (équivalent 52mm en format 24x36) tout d'abord à pleine ouverture (f/1.8)  :

Sony A58 + 35mm (équiv. 52mm en 24x36) -  f/1.8

... puis en réduisant un peu l'ouverture (f/2.8), ce qui favorise une  meilleure netteté au cœur de la rose, tout en préservant un bel arrière-plan :

Sony A58 + 35mm (équiv. 52mm en 24x36) -  f/2.8

​Le résultat est évidemment beaucoup plus plaisant avec le réflex qui permet d'obtenir facilement (notamment grâce à la possibilité de l'équiper d'optiques fixes très lumineuses) un arrière-plan flou, agréable à l’œil.

​2 . La subtilité des couleurs

Voici l'exemple d'une rose (Crimson Glory pour les connaisseurs) photographiée avec le Nikon P600 et avec  le Sony A58. La photo du A58 est un jpeg obtenu par traitement du fichier Raw par DXO Optics Pro 10 :

Nikon P600

Sony Alpha A58

Les couleurs sont beaucoup mieux rendues par le A58 qui procure des couleurs plus justes, plus saturées et avec une dynamique chromatique plus étendue (42215 couleurs dans cet extrait du Sony A58 contre 24337 couleurs pour le Nikon P600). Le côté velouté notamment est beaucoup mieux rendu par le A58.

​3. La meilleure montée en sensibilité - performances en basse lumière

Voici des photos d'une scène test qui contient des  ​couleurs, des textures  variées, des objets de taille différentes ... Ces photos ont été prises à 3200 ISO. Les fichiers Raw du Sony A58 ont été traités par DXO Optics Pro 10 qui fait des merveilles dans le traitement du bruit pour les hautes valeurs ISO, notamment avec son algorithme Prime. Voir cet article qui aborde le sujet du débruitage des photos très bruitées.

Nikon P600 - 3200 ISO

Header 1 / 1

Sony Alpha A58 - 3200 ISO - Raw traité par DXO Prime

Meilleur rendu des couleurs pour le SLT par rapport au bridge :

Nikon P600 - 3200 ISO

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Sony A58 - 3200 ISO - JPEG natif

Sony A58 - 3200 ISO - Raw traité par DXO Prime

Plus de détails, plus de finesse et beaucoup moins de bruit pour l e SLT :

Nikon P600 - 3200 ISO

Sony A58 - 3200 ISO

Nikon P600 - 3200 ISO (taille 100%)

Sony A58 - 3200 ISO (taille 100%)

Autre exemple en faveur du Sony A58 (SLT) :

Nikon P600 - 3200 ISO

Sony A58 - 3200 ISO

Nikon P600 - 3200 ISO  (taille 100%)

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Sony A58 - 3200 ISO (taille 100)

Ces exemples sont parlants et montrent une supériorité nette du réflex (et du SLT) sur le bridge classique pour la montée en sensibilité rendue nécessaire dans les environnements peu lumineux. Ces photos prises à 3200 ISO montrent que le SLT est capable de restituer beaucoup plus de détails que le bridge et de mieux restituer les couleurs ; ses images sont aussi beaucoup moins bruitées (bruit de chrominance, bruit de luminance).

CONCLUSION

Nous avons vu dans un article récent qu'un bridge classique récent avec un capteur de petite dimension permettait grâce à la puissance de son zoom ​de réaliser des photos de qualité honorable qu'il serait difficile de réaliser avec un réflex, sauf  pour des passionnés de photo très fortunés capables de s'offrir de longues optiques à des prix très déraisonnables ...

Mais l'article présent montre clairement qu'il y a des domaines dans lequel le bridge classique ne pourra pas rivaliser, et notamment :

- la maîtrise fine de la profondeur de champ​

- ​la qualité de nuance des couleurs et la dynamique

- la qualité des images en basse lumière​ (plus de finesse, de couleurs et beaucoup moins de bruit)

​Tout ceci ne surprendra pas le photographe expérimenté, mais il peut être utile de le rappeler pour des amateurs moins avertis. 

Le bridge et le réflex (ou le SLT) ont chacun leur domaine de prédilection ... et c'est pour cette raison que l'auteur de cet article disposent des deux !

Et maintenant à vous de jouer !


Ce qu’un bridge peut faire, et qu’un réflex ne pourra pas faire … ou difficilement !

22 Mai   2015

Ce qu'un bridge peut faire, et qu'un réflex ne pourra pas faire !

Cet article se propose de montrer qu'un bridge permet de saisir  un petit objet distant  avec un certain détail et une qualité honorable, tandis que le réflex doté d'un objectif moins puissant (sauf si vous faites partie des amateurs de photo très fortunés...) et malgré ses qualités ne le permettra pas.


​Voici un  petit test montrant qu'avec un  bridge dont le zoom est très puissant (x60), il est possible de photographier des objets très éloignés, notamment de petits animaux, alors que le réflex ne disposant pas de la même puissance de zoom ne permettra pas d'obtenir un agrandissement suffisant de l'objet? Sauf si vous pouvez vous payer des optiques d'exception  ... dont le prix est tout aussi exceptionnel !

Voici tout d'abord la photo prise avec mon Sony Alpha A58 équipé d'un​ zoom  18-135 mm de bonne qualité (prix de l'ensemble environ 650€) , ici à une focale de 135 mm soit 202 mm en équivalent 24x36 :

Et voici maintenant  la photo prise avec mon bridge Nikon P600 à la focale de 1440 mm (en  équivalent 24x36) (appareil acheté d'occasion pour 230€) :

À noter que cette photo obtenue à 1440 mm a été prise sans trépied, en prenant simplement appui à un montant de fenêtre. Il y a toujours des défenseurs purs et durs des appareils réflex pour affirmer que ces bridges ne sont pas utilisables à leurs plus longues focales. Ceci est parfaitement faux !

Voici maintenant un parallèle entre la photo du P600 et la portion de la photo  à 100% du A58​ centré sur le pigeon. Il est clair qu'il n'est pas possible d'obtenir le même niveau de détail avec le A58 ainsi équipé :

Nikon P600 à 1440 mm

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Sony A58 + 18-135mm à 135mm (équiv. 202mm)

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​On peut remarquer également la qualité de l'arrière plan dans la photo prise avec le P600. ceci est dû à la très grande focale qui permet une profondeur de champ très faible et qui correspond à un angle de vue très restreint.

Évidemment,  il serait possible d'équiper  le A58 avec un objectif de focale nettement plus grande pouvant rivaliser avec l'optique du bridge, mais à un prix très élevé.

​Ceci montre les capacités de ces zooms de très forte puissance, permettant des grossissements impressionnants.

Les appareils réflex  ont évidemment d'autres atouts, en terme de réactivité, de qualité d'autofocus, de possibilité de moduler la profondeur de champ de manière importante, mais j'ai juste voulu montrer ici que ce type de bridge peut produire des photos de qualité assez satisfaisante à un prix raisonnable et notamment zoomer pour obtenir des photos que seuls les possesseurs d'appareils réflex dotés d'optiques très coûteuses pourront également obtenir.

 

Nous verrons dans un autre article les atouts d'un appareil réflex (ou des appareils SLT de Sony) par rapport à un bridge classique . ​


1 Photo Macro, grossissement maxi – Quels réglages ?

21 Mai   2015

Photo macro, grossissement maxi - Quels réglages ? 

Cet article se propose de montrer qu'il faut bien connaître son appareil photo pour obtenir le plus fort grossissement possible d'un objet !

Ce petit test a été réalisé avec 3 appareils très différents  : un Sony Alpha A58  (appareil SLT à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC, proche d'un réflex), un Sony RX100 (appareil compact  expert avec un zoom équivalent 28-100mm de capteur  1") et un Nikon P600 (bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Nous allons voir qu'en fonction de l'appareil, les paramètres à utiliser sont très différents, et que les résultats obtenus le sont également ...


​Ce test a été réalisé avec 3 appareils photo très différents pour déterminer les conditions qui permettaient d'avoir le plus fort grossissement. Peut-on parler de macro ? Je laisse cette question en suspens ; les spécialistes trancheront. La seule question qui comptait pour moi : comment avoir la photo permettant d'avoir le plus de détails d'un objet, objet à l'intérieur ou insecte dans la nature, ou tout autre petit animal.

Les 3 appareils utilisés sont :

- un Sony Alpha A58, appareil SLT (miroir translucide contrairement au miroir basculant du réflex) à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC

- un Sony RX100, appareil compact expert avec un zoom intégré équivalent 28-100mm et doté d'un capteur 1"

- un Nikon P600, bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Et voici l'objet choisi pour ce test : un petit vase de style asiatique :​

Voici maintenant les photos correspondant aux plus forts grossisements qu'il m'a été possible d'obtenir avec les 3 appareils.

Et tout d'abord les photos obtenues avec le Sony A58, puis avec le Sony RX100 :​

Sony A58

Sony RX100

Nous voyons que les grossissements de la partie centrale, celle qui va nous intéresser dans une photo macro, sont comparables. Et pourtant l'aspect de ces deux photos est très différent : celle prise avec le A58 a été obtenue au téléobjectif maxi (équivalent 202mm) alors que celle prise avec le RX100 l'a été avec le grand angle (équivalent 28mm). Ceci est dû à une conception très différente des deux objectifs. Et ceci donne un aspect plus large à la photo du RX100 qui montre l'environnement du vase, alors que la photo du A58 focalise plus sur le détail. Laquelle préférer ? Affaire de goût ...

​Voici maintenant la photo obtenue avec le Nikon P600 :

Nikon P600 - 24mm

​Dans le cas du P600, le plus fort grossissement a été obtenu pour une focale de 24mm en utilisant une option macro disponible sur l'appareil, qui permet  d'approcher à une distance quasi nulle du sujet. En fait, il aurait été possible de grandir encore plus, mais à ce moment là l'éclairement du sujet devenait difficile !

​À noter qu'on peut aussi utiliser le P600 avec son zoom maxi (1440mm) en se plaçant à environ 1,8m et que cela permet d'obtenir un grossissement légèrement plus important que les deux autres appareils : 

Nikon P600 - 1440mm

Voici maintenant un autre test réalisé en photographiant un écran d'ordinateur (LED) en essayant d'obtenir la plus grande taille  à l'aide des trois mêmes appareils. Il n'y a plus ici la contrainte d'éclairement du sujet, puisque l'éclairage vient du sujet lui-même. Voici les résultats avec de gauche à droite le Sony RX100, le Sony A58 et  le Nikon P600 :

Sony RX100

​40

​Sony A58

Nikon P600

​Le résultat est sans appel : on peut coller l'objectif du P600 à l'écran alors que pour les deux autres appareils, il faut respecter une distance minimale de mise au point. Le grossissement obtenu avec le P600 est environ double de celui des deux autres appareils. On peut noter aussi une bonne saturation des couleurs, ce qui n'est pas le cas du A58 et encore moins du RX100.

Conclusions :


- Le choix des paramètres pour obtenir le plus fort grossissement est fondamental ... et est dépendant de l'appareil. Donc, apprenez bien à maîtriser votre appareil, à en connaître ses possibilités, et également ses limites.

- L'appareil qui s'en sort le mieux dans ces tests est le Nikon P600 ...​  Il peut être utilisé avec une distance de mise au point extrêmement faible au 24mm, ce qui lui permet les plus forts grossissements. Mais il peut être utilisé aussi à plus grande distance et en utilisant  de très grandes focales, ce qui permet de ne pas perturber le sujet de la prise de vue.

​​À noter qu'il aurait fallu utiliser des objectifs Sony Macro (Alpha type A) pour doter le A58 de capacités réellement macro. Leurs focales vont de 30mm à 100mm en ouverture f/2.8, donc lumineux, pour des prix variant de 200 à 880 €.

Dans le cas du RX100 qui dispose d'un zoom intégré, il n'est pas possible de faire mieux en terme de photo macro.​

Et pour terminer, un dernier exemple de ce que peut faire le Nikon P600 en terme de photo macro (focale de 1000mm) :​

​Et là, il n'est pas question de coller l'objectif trop près de la petite bête ...  sous peine de la voir s'envoler. On peut noter au passage que la qualité de l'arrière plan est loin d'être ridicule par rapport à ce que pourrait faire un appareil à plus grand capteur. Ceci est rendu possible grâce à la grande focale utilisée.

Et maintenant, à vous de jouer !​


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