Category Archives for "Réflexions"

Voyage au Vietnam – Réflexions photographiques

3 Janvier    2016

Voyage au Vietnam - Réflexions photographiques


+

Cet article se propose de montrer que lors d'un voyage de découverte au Vietnam, certains outils ont été largement utilisés alors que d'autres ne l'étaient que très peu, voire pas du tout !

Ceci m'a conduit à réfléchir sur la pratique réelle d'un amateur (moi !) et de prendre une certaine distance par rapport à ce qui serait théoriquement plus performant ...


Nous avons effectué au mois de novembre de cette année un voyage dans partie nord du Vietnam, une très belle région montagneuse, habitée par de nombreuses ethnies pour la plupart originaires de Chine (Hmongs, Daos, Tays...). De très beaux paysages parsemés de rizières en terrasses, de belles rencontres... Pour ce très beau voyage riche en images, j'avais emporté un Sony Alpha A58 (SLT, proche d'un appareil réflex)  équipé d'un Sony 18-135 mm (f/3.5-5.6) ; j'avais également emporté un Sony 35 mm f/1.8 très lumineux en pensant aux portraits que je ne manquerai pas de réaliser ...

​Le matériel emporté

​- Sony SLT Alpha A58

- Objectif : 18-135mm (équivalent 27-200mm en format 24x36) f/3.5-5.6​

- Objectif : 35mm f/1.8

​- Nikon P600 (bridge  zoom 24-1440 mm f/3.3-6.5)

​- Trépied

- Monopied​

​Ce qui a réellement été utilisé, ce qui a été rarement ou jamais utilisé ... et pourquoi

​J'ai utilisé essentiellement le A58 équipé du 18-135 mm. J'ai très peu utilisé le 35 mm sauf un soir à Hanoï la nuit tombant très tôt.  En fait , lorsqu'on visite un village, il n'est pas facile de jongler avec les objectifs (scènes à saisir rapidement, risques pour le capteur dans un milieu  riche en  poussières ... )

J'ai également très peu utilisé le P600. Je ne l'ai utilisé que pour certains détails très éloignés ou pour des singes aperçus dans la baie d'Halong terrestre (parc de Van Long) . 

Le P600 a une optique spectaculaire, de bonne qualité, mais ces longues focales ne sont facilement utilisables que s'il y a beaucoup de lumière à cause d'un autofocus peu performant. De plus les très longues focales ne peuvent être utilisées sur un petit bateau en dépit d'une stabilisation très performante.

Je ne suis pas sûr de l'emporter pour mon prochain voyage. ​

​Le trépied ainsi que le  monopied ne sont jamais sorti des bagages ... Il n'est pas commode de sortir rapidement le trépied et de l'installer, et en fait le besoin ne s'en est pas souvent fait sentir.

​Les focales utilisées

​Le logiciel Exposure Plot  permet de réaliser des statistiques sur les paramètres utilisés lors de la prise de photos. J'ai retenu pour cette analyse uniquement les photos que j'ai sélectionnées après un tri réalisé pour réaliser un diaporama, ainsi qu'un livre photo.

J'ai utilisé Exposure Plot notamment pour connaître les focales utilisées (en équivalent 24x36 mm)​ :

​Ce tableau  montre que  99,4 % des photos ont été réalisées avec des focales inférieures à 135 mm (200 mm équiv 24x36).  Il est à noter que 30 % des photos ont été prises autour de 18 mm  (27 mm équiv 24x36) (la plus courte focale) mais que 16 % ont été prises à 135 mm (la plus longue focale). 

Les autres focales se distribuent entre ces valeurs selon une courbe globalement centrée sur des valeurs de 25 à 70 mm​  (de 40 à 110 mm équiv 24x36).

Il faut également noter que seulement 0,65 % des photos ont été prises au dessus de 200 mm ​(équiv 24x36) à l'aide du P600. Autant dire que si je n'avais pas emporté le bridge, je n'aurais pas été particulièrement frustré !

​On constate sur les statistiques des valeurs ISO (sensibilités) que la moitié des sensibilités utilisées correspondent à la valeur minimale de 100 ISO, ce qui correspond aux photos prises de jour en extérieur.

​Il y a cependant à peu près 15 % de hautes sensibilités utilisées supérieures à 1600 ISO (plus de 9 % rien que pour la sensibilité maximale utilisable en ISO auto avec le A58 - 6400 ISO n'est pas très utilisable à cause de bruits de luminance et chromatique importants), ce qui n'est pas négligeable. Cela correspond  aux photos prises en intérieur en ambiance assez sombre, ou en extérieur de nuit.

​Ce qui m'aurait aidé ...

Lors de ce voyage, plus d'une fois j'ai regretté d'avoir sur mon A68 un viseur peu lumineux (je ne parle pas de l'écran !) qui m'obligeait à placer ma main gauche en pare soleil au dessus du viseur.

J'ai également regretté de ne pas disposer d'un autofocus plus performant ​(plus réactif et plus précis) notamment pour la prise de photos d'oiseaux en vol.

Comme je l'ai dit plus haut dans cet article, j'ai le plus souvent renoncé à changer d'objectif sur le A68, même si l'utilisation du 35 mm f/1.8  (52 mm équiv 24x36) très lumineux m'aurait été précieux pour la réalisation de portraits avec  la mise en valeur des sujets grâce à des arrière plans flous. 

J'ai également très peu utilisé le P600 (bridge), ce qui m'a convaincu que les très grandes focales n'étaient que rarement utilisées. En fait, si l'autofocus du P600 (gros point faible de l'appareil) était plus performant je l'aurais sans doute plus utilisé pour les photos d'animaux et notamment d'oiseaux. Je l'ai utilisé pour des sujets relativement statiques, mais pour les oiseaux en vol toutes les photos ont été réalisées avec le A58 à la focale maximale  ​(200 mm équiv 24x36).

​Ce que j'envisage pour l'avenir ...

Pour remédier à ma réticence à changer d'objectif, ce qui m'aurait cependant été utile, j'envisage d'acquérir un second boitier Sony doté de la même monture A. Je pense que le nouvel appareil Sony  A68 d'un coût acceptable sera un bon candidat, en particulier avec un autofocus beaucoup plus performant​ .

Je pense que pour les futurs voyages je n'utiliserai plus le P600, et je jonglerai avec les deux boitiers :

- le A68 équipé du 18-135 mm polyvalent et de bonne qualité, très réactif grâce au SLT et à son autofocus au niveau des meilleurs réalisations actuelles  serait utilisé la plupart du temps.

- le A58 équipé d'objectifs plus spécifiques serait utilisé pour des situations ne nécessitant pas un autofocus performant.

Je viens d'acquérir le  Tamron 70-300 mm très peu coûteux (100 € !) qui me permet d'étendre le champ des focales de 200 à 450 mm (équiv 24x36). De plus il dispose d'une fonction Macro. Cet objectif a un très bon rapport qualité prix ; il a une qualité raisonnable, mais il n'est pas très lumineux et est doté d'un autofocus très paresseux  ... Mais pour le prix ... Dans le futur, si son prix baisse un peu, j'envisagerais d'acquérir le zoom Tamron 150-600 mm (environ 1000 € !) qui a une toute autre étendue et des qualités optiques et d'autofocus incomparables avec le rustique 70-300 mm !

Je viens également d'acquérir le Samyang 85 mm f/1.4 très lumineux (environ 250 € ! ... je vous conseille de comparer avec les concurrents et de regarder les tests disponibles sur internet ...), excellent objectif pour ses propriétés optiques que j'utiliserai surtout pour le portrait. Cet objectif est manuel ; la mise au point se fait de manière manuelle ce qui n'est pas un désavantage pour la mise au point précise sur un visage (utilisation du focus peaking).​

J'ai également acheté le Samyang 16 mm f/2 également très lumineux mais également manuel ​pour les paysages de nuit (ma fille et son mari vont partir prochainement en Norvège pour observer les aurores boréales et je leur prêterai le A58 équipé de cet objectif)

Et maintenant, en route pour de nouvelles aventures... probablement birmanes ...



1 Des capteurs photo pas comme les autres Avancées techniques et perspectives.

25 Mars    2015

Des capteurs photo pas comme les autres

Avancées techniques et perspectives

Cet article vise à présenter des avancées, des nouveautés ou des projets concernant les capteurs qui apportent des améliorations notables sur le plan technique pour donner au photographe des outils de plus en plus performants avec des limites repoussées.



25/03/2015

Vers des capteurs courbes ?

Les capteurs photos sont plans, c'est bien connu, et pourtant cela entraîne des complications pour les optiques qui sont placées en amont de ces capteurs. Les lentilles de l'objectif vont avoir tendance à former une image sur une surface courbe dite surface de Petzval (schéma ci-dessous) ...

... ce qui implique l'ajout de lentilles pour remédier à ce problème qui rend floue l'image en bordure de champ.

Certains chercheurs ont eu l'idée de s'inspirer de la structure de l’œil humain qui derrière les structures optiques (cornée, cristallin, iris) utilise des capteurs disposés sur une surface courbe (cellules à cônes et à bâtonnets organisées sur la rétine):


Ce qui conduit à envisager l'évolution suivante qui propose de passer d'un capteur (sensor) plan à un capteur courbe :

Cette géométrie permettrait de réaliser des objectifs plus simples, de meilleure qualité, pour un coût plus raisonnable.

Mais il y a d'autres avantages pour ces capteurs courbes : des gains de sensibilité importants, des réductions de l'aberration sphérique qui serait réduite grâce à la forme même du capteur, permettant au passage l'usage d'optiques plus lumineuses qu'il n'est possible de le faire avec des capteurs plats.

Sony vient de présenter un capteur expérimental de type CMOS dont​ la fabrication associe un procédé de chauffage/refroidissement à un procédé de diminution de pression qui va permettre d'utiliser un capteur plan, de le positionner dans un "encadrement", de le déformer (par voie thermique) et d'orienter cette déformation dans le bon sens (par la création d'une dépression) :

Voici ce prototype de Sony :


Les premières retombées prévisibles sont pour

- les appareils à grands capteurs dont les objectifs pourront être plus compacts et légers

- les smartphones, qui pourront être équipés soit de capteurs un peu plus grands, soit de meilleurs objectifs tout en conservant un encombrement réduit.




15/03/2015

Les capteurs X-Trans de Fujifilm

Les composants du capteur X-Trans II


1. Micro lentilles

2. Filtres colorés X-Trans

3. Filtres d'interception gauche/droit de la lumière

4. Capteur de détection de phase / Pixel filtre vert

5. Photodiode

Le capteur X-Trans CMOS II intègre une matrice de filtres colorés originale bénéficiant d'une répartition plus aléatoire éliminant la nécessité de recourir à un filtre passe-bas optique (OLPF). Ce type de filtre est utilisé sur les appareils conventionnels pour éviter les effets de moiré au détriment de la résolution. La matrice du capteur X-Trans CMOS II est traversée par une lumière non filtrée issue directement de l'objectif pour proposer un niveau de résolution sans précédent.

De la matrice de Bayer à la nouvelle matrice du capteur X-Trans :​

Matrice de Bayer

Matrice X-Trans

4 photosites = 2 x 2
Matrice de Bayer

36 photosites = 6 x 6
CMOS X-Trans

Les filtres couleur généralement utilisés dans les capteurs d'aujourd'hui utilisent la matrice de Bayer. Il s'agit d'une matrice répétitive de grilles de 2x2 (4 photosites) se composant d'un photosite R (rouge), de deux photosites V (vert) et d'un photosite B (bleu), disposés selon un motif régulier.
Une matrice de 6x6 a été développée par Fujifilm pour le X-Pro1 afin de casser le caractère cyclique de la matrice 2x2. Elle dispose de 36 photosites (6x6), créant une combinaison plus complexe comparée à la matrice de Bayer afin de réduire considérablement la régularité du motif répétitif. La complexité de cette matrice est suffisante pour empêcher la présence de moiré dans la plupart des cas.

Les avantages du capteur X-Trans sont bien réelles. Elles se traduisent par une grande finesse des images, une grande justesse des couleurs et des contrastes, mais surtout par une montée en sensibilité remarquable. Un Fujifilm X-T1, mais également un Fuji X-E2 doté du même capteur (et moins cher), rivalise avec des appareils tels que le Nikon D610 doté d'un capteur plein format 24x36 dans les hautes sensibilités : voir par exemple l'extrait ci-dessous tiré du "comparomètre" de l'excellent site Imaging Resource.   

Fujifilm X-T1 (ou X-E2) - 6400 ISO

Nikon D610 - 6400 ISO

On constate une qualité d'image proche pour les deux appareils, avec toutefois une plus grande finesse des détails avec le D610 (24 millions de pixels pour le Nikon contre seulement 16 millions de pixels pour le Fuji). Par contre l'image délivrée par Fuji est moins bruitée (surtout en terme de bruit chromatique).

Sans oublier que les capteurs x-Trans de Fuji sont associés à des objectifs au minimum très bons, et la plupart du temps excellents. Ces objectifs peuvent être coûteux, mais ce coût apparaît assez raisonnable lorsqu'on le compare à des optiques de qualité comparable des consurrents.




15/03/2015

Les capteurs Foveon de Sigma

Header 1 / 1









E

Cell content

Le capteur d'image directe Foveon X3 des appareils numériques SIGMA enregistre, pour chaque pixel, les trois couleurs qui composent la lumière : le bleu, le vert et le rouge. Les autres capteurs utilisent un filtre qui ne permet à chaque pixel de ne voir qu'une seule couleur : soit bleu, soit vert, soit rouge. L'image capturée par les reflex SIGMA est donc une image vue intégralement en couleurs par le capteur, alors que les autres appareils photo numériques restituent une image calculée, reconstituée à partir d'informations partielles correspondant au tiers de l'information totale de l'image réelle. Il en résulte une très grande qualité d'image, et un rendu des détails plus riche que celui d'un capteur conventionnel qui comporterait au moins le double de pixels "classiques" obtenus par interpolation. En effet, un capteur conventionnel de 10 millions de pixels n'enregistre que le tiers de l'image finale, avec 2,5 million d'informations en bleu, 5 millions en vert et 2,5 million en rouge et calcule donc les 2/3 de l'image qui lui manquent lors de la capture. L'image issue des appareils numériques SIGMA est plus précise, avec en particulier plus de détails dans les couleurs, plus naturelle, et sans artefacts tels que le moirage.

En pratique, le capteur Foveon de Sigma délivre (ici sur Sigma DP2 Quattro ) des images d'une très grande finesse comme le montre l’extrait ci-dessous (extrait tiré du comparomètre d'Imaging Resource) :

Foveon                                                                                                                 100 ISO                                                                                                                        X-Trans

​Par contre ce capteur, dans des environnements sombres qui vont nécessiter l'utilisation d'une sensibilité élevée, s'effondre complètement comme le montre l'évolution ci-dessous (comparaison avec le capteur X-Trans). Le même extrait est présenté à 100, 1600 et 6400 ISO. Le capteur Foveon fournit un excellent résultat à 100 ISO, avec une très grande finesse et des couleurs éclatantes. Ici il devance clairement le capteur X-Trans ...

Foveon - 100 ISO

Header 1 / 1

X-Trans - 100 ISO

Header 1 / 2

... mais l'image à 1600 ISO est très dégradée. En fait même le petit capteur d'un compact (1/ 2/3 ") fournirait un résultat nettement plus satisfaisant ...

Foveon - 1600 ISO

Header 1 / 1

X-Trans - 1600 ISO

Header 1 / 2

... et à 6400 ISO l'extrait devient une bouillie jaunâtre inacceptable. Pourquoi ne pas limiter la montée en sensibilité de l'appareil plutôt que de fournir un pareil résultat ?

Foveon - 6400 ISO

Header 1 / 1

X-Trans - 6400 ISO

Header 1 / 2

Ce capteur présent dans le Sigma DP2 Quattro doit donc être réservé à des environnements lumineux où il fournit des photos d'une qualité exceptionnelle (photos en extérieur par beau temps ou en studio).



Les erreurs d’exposition en photo numérique Comment les capteurs photo (se) nous trompent ! Et comment faire avec !

23 Mars    2015

Les erreurs d'exposition en photo numérique

Cet article se propose de montrer que les erreurs d'exposition en photo numérique ne sont pas rares. Il y a des raisons qui sont liées à la façon dont le capteur fonctionne, et nous verrons comment y remédier ...


Lire la suite...

Vers l’appareil photo idéal ?

Qu'est-ce que l'appareil photo idéal ?

Si on essaie de résumer ce que pourrait être l'appareil photo idéal, les caractéristiques idéales qu'on souhaiterait trouver dans son appareil sont :

- une bonne qualité d'image (celle des réflex et des meilleurs hybrides). La qualité d'image c'est à la fois un bon capteur, une bonne optique et une bonne stabilisation)

- un zoom très étendu (comme celui des bridges)

- la capacité à moduler la profondeur de champ (qualité du Bokeh, du floutage de l'arrière plan...) pour faire ressortir le premier plan.

- la capacité à monter en sensibilité (valeurs ISO élevées) tout en préservant une bonne qualité d'image (utile dans les environnements sombres)

- Encombrement et poids limités​

- Prix contenu ...​ pour le commun des mortels !

Viendraient ensuite des paramètres que je place en second plan, mais qui pourraient être primordiaux pour d'autres personnes :

- la réactivité au démarrage, dans l'enchaînement des photos...

- la réactivité de l'autofocus (mise au point) et bien sûr sa qualité qui garantit la netteté de l'image

- les appareils réflex (et leurs proches parents les SLT de Sony) possèdent une très bonne qualité d'image mais disposer de bonnes optiques et notamment de longues focales de qualité peut s'avérer prohibitif. De plus, disposer de très longues focales signifie porter un matériel lourd et encombrant (mallette avec plusieurs optiques...). Ils ont aussi une bonne capacité sur le plan de la sensibilité et permettent de créer de très beaux flous d'arrière plan (notamment les appareils plein format 24x36). Enfin disposer de très longues focales va conduire à des prix prohibitifs (à titre d'exemple le Nikon AF-S Nikkor 800mm f5.6E FL ED VR pèse 4,5 kg et coûte 16000 € ; autre exemple plus "raisonnable" : le Tamron SP 150-600mm f5-6.3 Di VC USD  qui coûte la "modique" somme de 1200 €) .

​- les bridges, qui ont de tout petits capteurs (environ 20 fois plus petits que le capteur d'un réflex plein format), sont dotés de zooms énormes x50 à x60 qui leur donnent une polyvalence idéale (ils sont de très bons compagnons pour les voyages et randonnées). Et leur qualité d'image en bonnes conditions d'éclairement est maintenant tout à fait honorable. Par contre leur montée en sensibilité est très en retrait. De plus il est plus difficile de limiter la profondeur de champ (petits capteurs et optiques en général peu lumineuses)

- les hybrides, notamment les meilleurs (capteurs 1" et 4/3"), possèdent maintenant une aussi bonne qualité d'image que les appareils réflex, mais il est plus difficile de diminuer la profondeur de champ compte tenu de la taille de leur capteur plus réduite. La montée en sensibilité s'avère aussi légèrement moins bonne (à l'exception des Fujifilm X-Pro1, X-E1, X-E2 et X-T1 dotés du capteur X-Trans qui se situent au niveau des très bons appareils réflex).

- les nouveaux venus : le Sony RX10, puis le Panasonic FZ1000 et enfin le G3X de chez Canon qui devrait sortir prochainement se situent à l'interface entre bridges et hybrides.

Cell content

Sony RX10 

Panasonic FZ1000  

Canon G3X  


 ​Zoom

 (equivalent 24x36)

24-200 mm

25-400 mm

24-600 mm

 Facteur Zoom

x 8,3

x 16

x 25

 Date sortie

Octobre 2013

Juin 2014

Septembre 2015 ?


Ces appareils récents sont construits autour d'un capteur 1" qui a fait ses preuves tout d'abord dans le compact RX100 de Sony. Ils sont dotés d'un zoom intégré (non interchangeable) de plus en plus puissant qui les fait tendre vers les bridge. Ce sont donc des appareils très polyvalents, performants (de plus le Panasonic intègre un mode vidéo 4K) bien adaptés aux voyages sans sacrifier la qualité d'image.

Que leur manque-t-il ?  Pas grand chose. On pourrait seulement souhaiter des objectifs encore plus lumineux (notamment pour pouvoir mieux jouer sur la profondeur de champ), et une meilleure montée en sensibilité (déjà assez satisfaisante)...


Des offres


Et si on rêvait un peu ? ...

On pourrait imaginer un appareil conçu autour d'un capteur X-Trans de Fujifilm d'une dimension de l'ordre de 1" qui lui confèrerait une très bonne montée en sensibilité, couplé à un zoom de grande amplitude telle que celle du Panasonic FZ1000 (voire de celle du futur Canon G3X) mais plus lumineux (pour une profondeur de champ mieux contrôlable).  Connaissant la qualité des optiques Fujinon on est en droit de rêver...  raisonnablement !