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Comment introduire un flou esthétique dans vos photos en post-traitement

4 Juillet   2015

Comment introduire un flou esthétique dans vos photos en post-traitement

Cet article se propose de montrer qu'il est possible lors d'un post-traitement de simuler un effet de faible profondeur de champ (flou d'arrière-plan, Bokeh) en appliquant un effet avec un logiciel tel que PaintShop Pro X7 (ce n'est qu'un exemple). Ceci vous permettra d'obtenir de très jolis flous autour du sujet principal même si vous ne disposez que d'un compact ou d'un bridge ... et non de l'appareil réflex dernier cri !


​Cet article se propose de montrer qu'il est possible lors d'un post-traitement de simuler un effet de faible profondeur de champ (flou d'arrière-plan, Bokeh) en appliquant un effet avec un logiciel tel que PaintShop Pro X7 (ce n'est qu'un exemple). Ceci vous permettra d'obtenir de très jolis flous autour du sujet principal même si vous ne disposez que d'un compact ou d'un bridge ... et non de l'appareil réflex dernier cri ! En effet un réflex, plein format en particulier, associé à une optique très lumineuse permet d'obtenir des arrière-plans très flous permettant de faire ressortir et de mettre ainsi en valeur le sujet principal de la photo.

Nous avons utilisé un bridge (Nikon P600) acheté d'occasion pour la modique somme de 230€. Il est configuré ici en mode macro permettant de mettre au point à très courte distance mais avec une focale de 24mm qui associée à une assez faible ouverture n'est pas favorable pour obtenir un arrière-plan flou.

​La photo prise dans ces conditions est traitée  dans PaintShop Pro X7 (mais il existe plein d'autres possibilités) au moyen d'un effet (Menu Effets - Effets photo - Mise au point  sélective) qui permet de définir une zone dans laquelle on va placer le sujet principal (zone qui va rester parfaitement nette), l'intensité du flou, ainsi que la progressivité de l'évolution du flou à partir de la zone de netteté :

Ce simple traitement permet de passer de la photo originale, nette sur une grande profondeur de champ ...

​à  la photo suivante qui simule une profondeur de champ réduite :

Dans cette photo, le sujet principal, ici une fleur de passiflore, apparaît isolé de l'arrière-plan​ dont il se détache bien. Le sujet est mieux  mis en valeur que dans la photo originale.

​Un réflex doté d'une optique très lumineuse (f/1.8 par exemple) permettra d'obtenir cet effet de flou directement, sans la nécessité d'un post-traitement. Nous avons vu une illustration de cette supériorité du réflex dans un article précédent.

Par contre, quelquefois, la profondeur de champ très réduite obtenue avec le réflex pourra être un handicap pour obtenir la netteté complète du sujet principal, pour peu qu'il ait une certaine profondeur. Rien n'est parfait en ce bas monde !

Et maintenant à vous de jouer !


3 Ce qu’un réflex peut faire et qu’un bridge classique ne pourra pas faire !

3 Juin 2015

Ce qu'un réflex peut faire et qu'un bridge classique ne pourra pas faire ! 

Cet article se propose de montrer que  si le bridge permet de jouer sur les performances exceptionnelles de son zoom avec une qualité de photo tout à fait honorable,  il ne peut pas rivaliser avec l'appareil réflex (ou un appareil SLT) sur le plan de la maîtrise de la profondeur de champ, du rendu des nuances de couleurs, ainsi que de la qualité des photos en basse lumière ...


Nous avons vu dans un article récent qu'un bridge classique récent avec un capteur de petite dimension permettait grâce à la puissance de son zoom ​de réaliser des photos qu'il serait difficile de réaliser avec un réflex, sauf  pour des passionnés de photo très fortunés ...

Nous avons vu aussi, dans un autre article,  qu'avec un bridge classique, il était possible d'obtenir des arrière-plans flous agréables, très doux, en jouant sur la puissance du zoom qui permet de limiter la profondeur de champ et grâce à un angle de vue très faible qui limite le contenu de ce qui apparaît en arrière-plan​.

Dans un autre article, nous avons pu voir  qu'il est possible de réaliser des photos "macro" de bonne qualité avec un bridge classique, grâce à une position macro de l'appareil permettant d'approcher à moins d'un centimètre de l'objet à photographier.

Mais il y a des domaines dans lequel le bridge classique ne pourra pas rivaliser, et notamment :

- la maîtrise fine de la profondeur de champ​

- ​la qualité de nuance des couleurs et la dynamique

- la qualité des images en basse lumière

1 . La maîtrise de la profondeur de champ​

​Voici un exemple de ce qu'il est possible d'obtenir, en terme de profondeur de champ (arrière-plan flou faisant ressortir le sujet principal)  respectivement avec un bridge, ici le Nikon P600 :

Nikon P600 (focale de 50mm)

puis avec un appareil SLT de Sony le Alpha A58 (une sorte de réflex - voir ici l'article consacré à  ces appareils) équipé d'un objectif à focale fixe, très lumineux, le 35mm f/1.8 (équivalent 52mm en format 24x36) tout d'abord à pleine ouverture (f/1.8)  :

Sony A58 + 35mm (équiv. 52mm en 24x36) -  f/1.8

... puis en réduisant un peu l'ouverture (f/2.8), ce qui favorise une  meilleure netteté au cœur de la rose, tout en préservant un bel arrière-plan :

Sony A58 + 35mm (équiv. 52mm en 24x36) -  f/2.8

​Le résultat est évidemment beaucoup plus plaisant avec le réflex qui permet d'obtenir facilement (notamment grâce à la possibilité de l'équiper d'optiques fixes très lumineuses) un arrière-plan flou, agréable à l’œil.

​2 . La subtilité des couleurs

Voici l'exemple d'une rose (Crimson Glory pour les connaisseurs) photographiée avec le Nikon P600 et avec  le Sony A58. La photo du A58 est un jpeg obtenu par traitement du fichier Raw par DXO Optics Pro 10 :

Nikon P600

Sony Alpha A58

Les couleurs sont beaucoup mieux rendues par le A58 qui procure des couleurs plus justes, plus saturées et avec une dynamique chromatique plus étendue (42215 couleurs dans cet extrait du Sony A58 contre 24337 couleurs pour le Nikon P600). Le côté velouté notamment est beaucoup mieux rendu par le A58.

​3. La meilleure montée en sensibilité - performances en basse lumière

Voici des photos d'une scène test qui contient des  ​couleurs, des textures  variées, des objets de taille différentes ... Ces photos ont été prises à 3200 ISO. Les fichiers Raw du Sony A58 ont été traités par DXO Optics Pro 10 qui fait des merveilles dans le traitement du bruit pour les hautes valeurs ISO, notamment avec son algorithme Prime. Voir cet article qui aborde le sujet du débruitage des photos très bruitées.

Nikon P600 - 3200 ISO

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Sony Alpha A58 - 3200 ISO - Raw traité par DXO Prime

Meilleur rendu des couleurs pour le SLT par rapport au bridge :

Nikon P600 - 3200 ISO

Header 1 / 1

Sony A58 - 3200 ISO - JPEG natif

Sony A58 - 3200 ISO - Raw traité par DXO Prime

Plus de détails, plus de finesse et beaucoup moins de bruit pour l e SLT :

Nikon P600 - 3200 ISO

Sony A58 - 3200 ISO

Nikon P600 - 3200 ISO (taille 100%)

Sony A58 - 3200 ISO (taille 100%)

Autre exemple en faveur du Sony A58 (SLT) :

Nikon P600 - 3200 ISO

Sony A58 - 3200 ISO

Nikon P600 - 3200 ISO  (taille 100%)

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Sony A58 - 3200 ISO (taille 100)

Ces exemples sont parlants et montrent une supériorité nette du réflex (et du SLT) sur le bridge classique pour la montée en sensibilité rendue nécessaire dans les environnements peu lumineux. Ces photos prises à 3200 ISO montrent que le SLT est capable de restituer beaucoup plus de détails que le bridge et de mieux restituer les couleurs ; ses images sont aussi beaucoup moins bruitées (bruit de chrominance, bruit de luminance).

CONCLUSION

Nous avons vu dans un article récent qu'un bridge classique récent avec un capteur de petite dimension permettait grâce à la puissance de son zoom ​de réaliser des photos de qualité honorable qu'il serait difficile de réaliser avec un réflex, sauf  pour des passionnés de photo très fortunés capables de s'offrir de longues optiques à des prix très déraisonnables ...

Mais l'article présent montre clairement qu'il y a des domaines dans lequel le bridge classique ne pourra pas rivaliser, et notamment :

- la maîtrise fine de la profondeur de champ​

- ​la qualité de nuance des couleurs et la dynamique

- la qualité des images en basse lumière​ (plus de finesse, de couleurs et beaucoup moins de bruit)

​Tout ceci ne surprendra pas le photographe expérimenté, mais il peut être utile de le rappeler pour des amateurs moins avertis. 

Le bridge et le réflex (ou le SLT) ont chacun leur domaine de prédilection ... et c'est pour cette raison que l'auteur de cet article disposent des deux !

Et maintenant à vous de jouer !


Ce qu’un bridge peut faire, et qu’un réflex ne pourra pas faire … ou difficilement !

22 Mai   2015

Ce qu'un bridge peut faire, et qu'un réflex ne pourra pas faire !

Cet article se propose de montrer qu'un bridge permet de saisir  un petit objet distant  avec un certain détail et une qualité honorable, tandis que le réflex doté d'un objectif moins puissant (sauf si vous faites partie des amateurs de photo très fortunés...) et malgré ses qualités ne le permettra pas.


​Voici un  petit test montrant qu'avec un  bridge dont le zoom est très puissant (x60), il est possible de photographier des objets très éloignés, notamment de petits animaux, alors que le réflex ne disposant pas de la même puissance de zoom ne permettra pas d'obtenir un agrandissement suffisant de l'objet? Sauf si vous pouvez vous payer des optiques d'exception  ... dont le prix est tout aussi exceptionnel !

Voici tout d'abord la photo prise avec mon Sony Alpha A58 équipé d'un​ zoom  18-135 mm de bonne qualité (prix de l'ensemble environ 650€) , ici à une focale de 135 mm soit 202 mm en équivalent 24x36 :

Et voici maintenant  la photo prise avec mon bridge Nikon P600 à la focale de 1440 mm (en  équivalent 24x36) (appareil acheté d'occasion pour 230€) :

À noter que cette photo obtenue à 1440 mm a été prise sans trépied, en prenant simplement appui à un montant de fenêtre. Il y a toujours des défenseurs purs et durs des appareils réflex pour affirmer que ces bridges ne sont pas utilisables à leurs plus longues focales. Ceci est parfaitement faux !

Voici maintenant un parallèle entre la photo du P600 et la portion de la photo  à 100% du A58​ centré sur le pigeon. Il est clair qu'il n'est pas possible d'obtenir le même niveau de détail avec le A58 ainsi équipé :

Nikon P600 à 1440 mm

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Sony A58 + 18-135mm à 135mm (équiv. 202mm)

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​On peut remarquer également la qualité de l'arrière plan dans la photo prise avec le P600. ceci est dû à la très grande focale qui permet une profondeur de champ très faible et qui correspond à un angle de vue très restreint.

Évidemment,  il serait possible d'équiper  le A58 avec un objectif de focale nettement plus grande pouvant rivaliser avec l'optique du bridge, mais à un prix très élevé.

​Ceci montre les capacités de ces zooms de très forte puissance, permettant des grossissements impressionnants.

Les appareils réflex  ont évidemment d'autres atouts, en terme de réactivité, de qualité d'autofocus, de possibilité de moduler la profondeur de champ de manière importante, mais j'ai juste voulu montrer ici que ce type de bridge peut produire des photos de qualité assez satisfaisante à un prix raisonnable et notamment zoomer pour obtenir des photos que seuls les possesseurs d'appareils réflex dotés d'optiques très coûteuses pourront également obtenir.

 

Nous verrons dans un autre article les atouts d'un appareil réflex (ou des appareils SLT de Sony) par rapport à un bridge classique . ​


1 Photo Macro, grossissement maxi – Quels réglages ?

21 Mai   2015

Photo macro, grossissement maxi - Quels réglages ? 

Cet article se propose de montrer qu'il faut bien connaître son appareil photo pour obtenir le plus fort grossissement possible d'un objet !

Ce petit test a été réalisé avec 3 appareils très différents  : un Sony Alpha A58  (appareil SLT à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC, proche d'un réflex), un Sony RX100 (appareil compact  expert avec un zoom équivalent 28-100mm de capteur  1") et un Nikon P600 (bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Nous allons voir qu'en fonction de l'appareil, les paramètres à utiliser sont très différents, et que les résultats obtenus le sont également ...


​Ce test a été réalisé avec 3 appareils photo très différents pour déterminer les conditions qui permettaient d'avoir le plus fort grossissement. Peut-on parler de macro ? Je laisse cette question en suspens ; les spécialistes trancheront. La seule question qui comptait pour moi : comment avoir la photo permettant d'avoir le plus de détails d'un objet, objet à l'intérieur ou insecte dans la nature, ou tout autre petit animal.

Les 3 appareils utilisés sont :

- un Sony Alpha A58, appareil SLT (miroir translucide contrairement au miroir basculant du réflex) à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC

- un Sony RX100, appareil compact expert avec un zoom intégré équivalent 28-100mm et doté d'un capteur 1"

- un Nikon P600, bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Et voici l'objet choisi pour ce test : un petit vase de style asiatique :​

Voici maintenant les photos correspondant aux plus forts grossisements qu'il m'a été possible d'obtenir avec les 3 appareils.

Et tout d'abord les photos obtenues avec le Sony A58, puis avec le Sony RX100 :​

Sony A58

Sony RX100

Nous voyons que les grossissements de la partie centrale, celle qui va nous intéresser dans une photo macro, sont comparables. Et pourtant l'aspect de ces deux photos est très différent : celle prise avec le A58 a été obtenue au téléobjectif maxi (équivalent 202mm) alors que celle prise avec le RX100 l'a été avec le grand angle (équivalent 28mm). Ceci est dû à une conception très différente des deux objectifs. Et ceci donne un aspect plus large à la photo du RX100 qui montre l'environnement du vase, alors que la photo du A58 focalise plus sur le détail. Laquelle préférer ? Affaire de goût ...

​Voici maintenant la photo obtenue avec le Nikon P600 :

Nikon P600 - 24mm

​Dans le cas du P600, le plus fort grossissement a été obtenu pour une focale de 24mm en utilisant une option macro disponible sur l'appareil, qui permet  d'approcher à une distance quasi nulle du sujet. En fait, il aurait été possible de grandir encore plus, mais à ce moment là l'éclairement du sujet devenait difficile !

​À noter qu'on peut aussi utiliser le P600 avec son zoom maxi (1440mm) en se plaçant à environ 1,8m et que cela permet d'obtenir un grossissement légèrement plus important que les deux autres appareils : 

Nikon P600 - 1440mm

Voici maintenant un autre test réalisé en photographiant un écran d'ordinateur (LED) en essayant d'obtenir la plus grande taille  à l'aide des trois mêmes appareils. Il n'y a plus ici la contrainte d'éclairement du sujet, puisque l'éclairage vient du sujet lui-même. Voici les résultats avec de gauche à droite le Sony RX100, le Sony A58 et  le Nikon P600 :

Sony RX100

​40

​Sony A58

Nikon P600

​Le résultat est sans appel : on peut coller l'objectif du P600 à l'écran alors que pour les deux autres appareils, il faut respecter une distance minimale de mise au point. Le grossissement obtenu avec le P600 est environ double de celui des deux autres appareils. On peut noter aussi une bonne saturation des couleurs, ce qui n'est pas le cas du A58 et encore moins du RX100.

Conclusions :


- Le choix des paramètres pour obtenir le plus fort grossissement est fondamental ... et est dépendant de l'appareil. Donc, apprenez bien à maîtriser votre appareil, à en connaître ses possibilités, et également ses limites.

- L'appareil qui s'en sort le mieux dans ces tests est le Nikon P600 ...​  Il peut être utilisé avec une distance de mise au point extrêmement faible au 24mm, ce qui lui permet les plus forts grossissements. Mais il peut être utilisé aussi à plus grande distance et en utilisant  de très grandes focales, ce qui permet de ne pas perturber le sujet de la prise de vue.

​​À noter qu'il aurait fallu utiliser des objectifs Sony Macro (Alpha type A) pour doter le A58 de capacités réellement macro. Leurs focales vont de 30mm à 100mm en ouverture f/2.8, donc lumineux, pour des prix variant de 200 à 880 €.

Dans le cas du RX100 qui dispose d'un zoom intégré, il n'est pas possible de faire mieux en terme de photo macro.​

Et pour terminer, un dernier exemple de ce que peut faire le Nikon P600 en terme de photo macro (focale de 1000mm) :​

​Et là, il n'est pas question de coller l'objectif trop près de la petite bête ...  sous peine de la voir s'envoler. On peut noter au passage que la qualité de l'arrière plan est loin d'être ridicule par rapport à ce que pourrait faire un appareil à plus grand capteur. Ceci est rendu possible grâce à la grande focale utilisée.

Et maintenant, à vous de jouer !​


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Comment prendre des photos nettes !

30 Avril   2015

Comment prendre des photos nettes !

...

     

Cet article se propose de montrer quelques pistes pour éviter de trop bouger lors de la prise de photos, surtout lorsqu'on utilise de longues focales. Différentes solutions sont à envisager selon les cas ...

Des accessoires, un choix judicieux des paramètres de prise de vue, mais aussi tout simplement une façon de tenir son appareil  photo , peuvent améliorer les résultats de manière spectaculaire !


​Quand on prend une photo, on peut jouer sur 3 paramètres :

- l'ouverture de l'objectif (f/2.8, f/5.6 ...) 

- la vitesse d'obturation (1/10 s, 1/500 s ...)

- la sensibilité du capteur (le gain)​ (100 ISO, 3200 ISO ...)

Chacun de ces ​paramètres influe sur l'exposition et sur les qualités de la photo(ou ses défauts).

Paramètre

Pour

Contre

     

Ouverture

    

Une grande ouverture permet de récupérer beaucoup de lumière.

Une grande ouverture permet d'avoir peu de profondeur de champ ce qui permet d'isoler le sujet (net) sur un fond (flou)​

   ​

   ​

   ​

Une ouverture faible permet d'avoir une grande profondeur de champ (utile pour les paysages, les panoramas)​

   ​

   ​

Vitesse

Une grande vitesse (ceci est toujours relatif par rapport à la vitesse de mouvement ​du sujet) permet de figer le sujet et de limiter le flou de bougé

Une faible vitesse​ permet de récupérer plus de lumière. Elle permet des effets de filé (sur une cascade par exemple...). Mais dans d'autres cas, le risque est d'augmenter le flou de bougé

Sensibilité

Augmenter la sensibilité permet d'augmenter la vitesse d'obturation,  donc de diminuer le risque de flou de bougé

    

La photo ci-dessous a été prise en très basse lumière, grâce à l'utilisation d'une haute sensibilité de 6400 ISO, elle n'est pas floue... 

Augmenter la sensibilité risque d'augmenter le bruit (bruit de fond visible notamment dans les parties uniformes) 

... mais quand on regarde de plus près, elle est entachée d'un bruit très important (voir cet article sur le traitement du bruit).​

Donc, pour ne pas avoir une photo trop floue à cause du bougé, la première chose est de bien choisir l'ensemble de ces 3 paramètres : ouverture, vitesse d'obturation, sensibilité.

Mais il y a des cas, où malgré tout, il sera nécessaire d'utiliser une basse vitesse par rapport à la focale utilisée. C'est le cas par exemple lorsqu'on utilise un bridge doté d'un zoom très fort (x 60 par exemple) ... et très peu lumineux. 

​Il va donc falloir se faire aider par des accessoires pour gagner en stabilité.

Le premier est le trépied qui permet d'avoir une très bonne stabilité (c'est l'outil qu'utilisent les astronomes pour doter leur télescope ou leur lunette d'une bonne stabilité)​. Il y en a une infinité de modèles qui diffèrent par leur rigidité, leur poids ... et leur prix.

​L'inconvénient de ces trépieds peut être leur poids, et la lenteur de leur mise en œuvre (poser le trépied, écarter les 3 pieds, allonger chacun des pieds, fixer l'appareil photo sur la platine...)

 Une alternative intéressante pour le voyageur ou  le randonneur est le monopied (ou monopode) plus compact, plus léger, qui peut servir de canne pour marcher, et sur lequel on peut éventuellement laisser l'appareil photo positionné. Celui-ci sera à compléter par une rotule qui procurera plus de liberté de positionnement.

Le monopied n'apportera évidemment pas la stabilité du trépied, mais il réduira fortement les risques de basculement et de rotation (basses fréquences) ou de tremblements (plus hautes fréquences).

Un autre petit accessoire, très bon marché, est la poignée qui permet une meilleure tenue de l'appareil dans la mesure où elle limite les basculements latéraux et vers l'avant (ou l'arrière). ​Je le trouve particulièrement utile pour l'utilisation d'un appareil photo en vidéo.

​Mais il arrivera forcément que vous n’ayez pas pensé à emporter votre trépied ou votre monopied. Dans ce cas, vous ne pourrez  jouer que sur la qualité du système anti-vibration de votre appareil photo. Mais il n'est  pas interdit de l'aider ! En ayant par exemple de bonnes attitudes :

- Il faudra éviter évidemment de tenir l'appareil photo à bout de bras

- il faudra éviter d'utiliser l'écran qui impose une distance entre votre corps et l'appareil

- il faudra utiliser le viseur de l'appareil qui vous contraint à coller l'appareil contre votre visage ce qui aura pour effet d'amortir nettement les vibrations (voir par exemple cet article qui compare les différentes façons de tenir l'appareil photo).

Ces quelques conseils ​relèvent du bon sens mais les répéter a parfois du bon ...

Et maintenant, à vous de jouer !​



Comment augmenter la résolution de votre appareil photo par un moyen simple … et gratuit

1er Avril   2015

Comment augmenter la résolution de votre appareil photo par un moyen simple ... et gratuit

Vous n'avez pas un Nikon D810 ? un Sony Alpha A7R ? un Pentax 645Z ? ...

Cet article se propose de montrer qu'il est relativement facile d'obtenir des photos de très haute résolution en utilisant un appareil de type bridge de bonne qualité (Canon SX50, Panasonic FZ200, Nikon P600...) et en combinant des photos prises au téléobjectif à l'aide d'un logiciel tel que Microsoft ICE (gratuit). Voyons ceci en détail ...


​Tout le monde n'a pas la chance de posséder un Nikon D810, un Sony Alpha A7R et encore moins un Pentax 645Z qui ont des capteurs ayant des résolutions allant de 36 à 50 millions de pixels. Évidemment, avec les optiques qui vont avec, cela vous coûterait de 3000 € à 10000 €, voire plus...

Alors comment réaliser une photo en très haute résolution, tout en ne disposant que d'un appareil simple que les puristes rejetteraient dédaigneusement ? Eh bien, il suffit de posséder un appareil de type bridge de bonne qualité (Canon SX50, Panasonic FZ200, Nikon P600...) qui ont des résolutions de 12 à 16 millions de pixels, et d'utiliser leurs capacités de zoom pour assembler des photos zoomés pour constituer une photo unique de très haute résolution (de 100 à 200 millions de pixels sans problème)

​Je vais vous présenter ici un exemple qui va vous présenter ce qu'il est possible d'obtenir avec un appareil comme le bridge Nikon P600 (acheté d'occasion pour 230€, en excellent état).

J'ai pris tout d'abord une photo du panorama de Rouen de la colline de Bonsecours avec une vue splendide notamment sur la cathédrale au 85mm (équivalent 24x36).

Panorama pris au 85mm


J'ai ensuite pris une série de photos au 400mm (équivalent 24x36) et les ai assemblées avec la nouvelle version de Microsoft ICE (toujours gratuite).


​Première étape l'importation des images qu'on souhaite assembler (ici 24 images) :


Deuxième étape : l'assemblage (entièrement automatique, rapide) :


Troisième étape : le découpage/sélection (entièrement automatique, ou manuel) :


Quatrième et dernière étape : l'exportation/sauvegarde de l'assemblage final :

On obtient donc en assemblant des images obtenues à la focale de 400 mm une image dont la taille est environ de 65 millions de pixels contre 16 millions pour la photo originale obtenue pour une focale de 85 mm.

Panorama au 400 mm                                                                                                   au 85 mm

​Si on prolonge cette démarche, en augmentant la focale jusqu'au maximum, soit 1440 mm pour le Nikon P600, on peut réaliser un panorama, ou de manière générale une photo, de très, très haute résolution.

Voici ci-dessous le gain en terme de détails qu'on peut obtenir en passant de 85 mm à 400 mm, puis à 1440 mm.

85mm

400 mm

1440 mm

​En utilisant cette focale de 1440 mm, on peut réaliser un panorama, ou de manière générale une photo, de très haute résolution. On pourra obtenir ainsi une photo de plusieurs centaines de millions de pixels qui permettra de réaliser des tirages de très grande taille. Évidemment, ceci exigera de faire un très grand nombre de photos ... Mais le jeu peut en valoir la chandelle. Certains professionnels réalisent des panoramas dont la dimension se compte en gigapixels !


On peut aussi se limiter pour un usage plus courant à un assemblage de quelques photos, qui avec un minimum d'attention, conduira à de très belles photos dont la résolution atteindra celle d'un très bon réflex.

  Bonus

Voici, en bonus, une petite comparaison sur le même sujet entre le Canon SX50 (zoom maxi 1200 mm) et le Nikon P600 (zoom maxi 1440 mm). Les conditions d'éclairage sont assez proches pour que cette comparaison ait un sens.

Voici ci-dessous un détail du panorama : la flèche de la cathédrale de Rouen.

Canon SX50 - 1200 mm

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Nikon P600 - 1440 mm

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Et maintenant, en regardant de plus près :

Canon SX50 - 1200 mm

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Nikon P600 - 1440 mm

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On constate sur ce premier extrait un net avantage pour le P600, un double avantage :

- une plus grande finesse des détails (les ardoises, le soleil et le cercle qui l'entoure)

- une bien meilleure correction des aberrations chromatiques (c'est sans doute ce qui contribue le plus à pénaliser le SX50 en terme de résolution)

Canon SX50 - 1200mm

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Nikon P600 - 1440 mm

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​Les constatations sont identiques sur ce deuxième extrait. Plus grande finesse des détails (vitrail, herbes, sculptures, texture des pierres...) et meilleure correction des aberrations chromatiques du Nikon P600. Et pourtant dans le cas du SX50, des fichiers Raw ont été exploités ce qui a permis d'améliorer quelque peu le résultat, alors que le mode Raw n'est malheureusement pas disponible sur le P600.

​Mes tests rejoignent ceux du site Imaging Resource qui a testé à l'automne 2014 huit bridges dont le Nikon P600 et le Canon SX50, et qui concluait sur une victoire du P600.

​Olympus a sorti récemment l'OMD EM5 MarkII testé notamment chez Cameralabs et chez DPReview. Il utilise des déplacements du capteur d'un demi pixel et combine les différentes images obtenues pour passer d'une résolution de 16 à 40 millions de pixels. Ce système fournit de très belles images sur les sujets fixes (mais uniquement sur les sujets fixes, voir les essais cités ci-dessus), et n'apporte rien par rapport au bridge pour réaliser des panoramas de très grande taille. Sans oublier son prix qui dépasse les 1000 €.

À noter que cette limitation des images "fixes" existe aussi dans l'approche d'assemblage décrite dans cet article, mais dans une bien moindre mesure, car elle sera utilisée surtout pour réaliser des panoramas (à grande distance du sujet) et surtout parce que ICE au moment de l'assemblage choisira une photo pour une zone donnée sans fusionner plusieurs photos (ici assemblage mais pas fusion) comme le fait Olympus dans son système.


Et maintenant, à vous de jouer !​


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1 Des capteurs photo pas comme les autres Avancées techniques et perspectives.

25 Mars    2015

Des capteurs photo pas comme les autres

Avancées techniques et perspectives

Cet article vise à présenter des avancées, des nouveautés ou des projets concernant les capteurs qui apportent des améliorations notables sur le plan technique pour donner au photographe des outils de plus en plus performants avec des limites repoussées.



25/03/2015

Vers des capteurs courbes ?

Les capteurs photos sont plans, c'est bien connu, et pourtant cela entraîne des complications pour les optiques qui sont placées en amont de ces capteurs. Les lentilles de l'objectif vont avoir tendance à former une image sur une surface courbe dite surface de Petzval (schéma ci-dessous) ...

... ce qui implique l'ajout de lentilles pour remédier à ce problème qui rend floue l'image en bordure de champ.

Certains chercheurs ont eu l'idée de s'inspirer de la structure de l’œil humain qui derrière les structures optiques (cornée, cristallin, iris) utilise des capteurs disposés sur une surface courbe (cellules à cônes et à bâtonnets organisées sur la rétine):


Ce qui conduit à envisager l'évolution suivante qui propose de passer d'un capteur (sensor) plan à un capteur courbe :

Cette géométrie permettrait de réaliser des objectifs plus simples, de meilleure qualité, pour un coût plus raisonnable.

Mais il y a d'autres avantages pour ces capteurs courbes : des gains de sensibilité importants, des réductions de l'aberration sphérique qui serait réduite grâce à la forme même du capteur, permettant au passage l'usage d'optiques plus lumineuses qu'il n'est possible de le faire avec des capteurs plats.

Sony vient de présenter un capteur expérimental de type CMOS dont​ la fabrication associe un procédé de chauffage/refroidissement à un procédé de diminution de pression qui va permettre d'utiliser un capteur plan, de le positionner dans un "encadrement", de le déformer (par voie thermique) et d'orienter cette déformation dans le bon sens (par la création d'une dépression) :

Voici ce prototype de Sony :


Les premières retombées prévisibles sont pour

- les appareils à grands capteurs dont les objectifs pourront être plus compacts et légers

- les smartphones, qui pourront être équipés soit de capteurs un peu plus grands, soit de meilleurs objectifs tout en conservant un encombrement réduit.




15/03/2015

Les capteurs X-Trans de Fujifilm

Les composants du capteur X-Trans II


1. Micro lentilles

2. Filtres colorés X-Trans

3. Filtres d'interception gauche/droit de la lumière

4. Capteur de détection de phase / Pixel filtre vert

5. Photodiode

Le capteur X-Trans CMOS II intègre une matrice de filtres colorés originale bénéficiant d'une répartition plus aléatoire éliminant la nécessité de recourir à un filtre passe-bas optique (OLPF). Ce type de filtre est utilisé sur les appareils conventionnels pour éviter les effets de moiré au détriment de la résolution. La matrice du capteur X-Trans CMOS II est traversée par une lumière non filtrée issue directement de l'objectif pour proposer un niveau de résolution sans précédent.

De la matrice de Bayer à la nouvelle matrice du capteur X-Trans :​

Matrice de Bayer

Matrice X-Trans

4 photosites = 2 x 2
Matrice de Bayer

36 photosites = 6 x 6
CMOS X-Trans

Les filtres couleur généralement utilisés dans les capteurs d'aujourd'hui utilisent la matrice de Bayer. Il s'agit d'une matrice répétitive de grilles de 2x2 (4 photosites) se composant d'un photosite R (rouge), de deux photosites V (vert) et d'un photosite B (bleu), disposés selon un motif régulier.
Une matrice de 6x6 a été développée par Fujifilm pour le X-Pro1 afin de casser le caractère cyclique de la matrice 2x2. Elle dispose de 36 photosites (6x6), créant une combinaison plus complexe comparée à la matrice de Bayer afin de réduire considérablement la régularité du motif répétitif. La complexité de cette matrice est suffisante pour empêcher la présence de moiré dans la plupart des cas.

Les avantages du capteur X-Trans sont bien réelles. Elles se traduisent par une grande finesse des images, une grande justesse des couleurs et des contrastes, mais surtout par une montée en sensibilité remarquable. Un Fujifilm X-T1, mais également un Fuji X-E2 doté du même capteur (et moins cher), rivalise avec des appareils tels que le Nikon D610 doté d'un capteur plein format 24x36 dans les hautes sensibilités : voir par exemple l'extrait ci-dessous tiré du "comparomètre" de l'excellent site Imaging Resource.   

Fujifilm X-T1 (ou X-E2) - 6400 ISO

Nikon D610 - 6400 ISO

On constate une qualité d'image proche pour les deux appareils, avec toutefois une plus grande finesse des détails avec le D610 (24 millions de pixels pour le Nikon contre seulement 16 millions de pixels pour le Fuji). Par contre l'image délivrée par Fuji est moins bruitée (surtout en terme de bruit chromatique).

Sans oublier que les capteurs x-Trans de Fuji sont associés à des objectifs au minimum très bons, et la plupart du temps excellents. Ces objectifs peuvent être coûteux, mais ce coût apparaît assez raisonnable lorsqu'on le compare à des optiques de qualité comparable des consurrents.




15/03/2015

Les capteurs Foveon de Sigma

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E

Cell content

Le capteur d'image directe Foveon X3 des appareils numériques SIGMA enregistre, pour chaque pixel, les trois couleurs qui composent la lumière : le bleu, le vert et le rouge. Les autres capteurs utilisent un filtre qui ne permet à chaque pixel de ne voir qu'une seule couleur : soit bleu, soit vert, soit rouge. L'image capturée par les reflex SIGMA est donc une image vue intégralement en couleurs par le capteur, alors que les autres appareils photo numériques restituent une image calculée, reconstituée à partir d'informations partielles correspondant au tiers de l'information totale de l'image réelle. Il en résulte une très grande qualité d'image, et un rendu des détails plus riche que celui d'un capteur conventionnel qui comporterait au moins le double de pixels "classiques" obtenus par interpolation. En effet, un capteur conventionnel de 10 millions de pixels n'enregistre que le tiers de l'image finale, avec 2,5 million d'informations en bleu, 5 millions en vert et 2,5 million en rouge et calcule donc les 2/3 de l'image qui lui manquent lors de la capture. L'image issue des appareils numériques SIGMA est plus précise, avec en particulier plus de détails dans les couleurs, plus naturelle, et sans artefacts tels que le moirage.

En pratique, le capteur Foveon de Sigma délivre (ici sur Sigma DP2 Quattro ) des images d'une très grande finesse comme le montre l’extrait ci-dessous (extrait tiré du comparomètre d'Imaging Resource) :

Foveon                                                                                                                 100 ISO                                                                                                                        X-Trans

​Par contre ce capteur, dans des environnements sombres qui vont nécessiter l'utilisation d'une sensibilité élevée, s'effondre complètement comme le montre l'évolution ci-dessous (comparaison avec le capteur X-Trans). Le même extrait est présenté à 100, 1600 et 6400 ISO. Le capteur Foveon fournit un excellent résultat à 100 ISO, avec une très grande finesse et des couleurs éclatantes. Ici il devance clairement le capteur X-Trans ...

Foveon - 100 ISO

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X-Trans - 100 ISO

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... mais l'image à 1600 ISO est très dégradée. En fait même le petit capteur d'un compact (1/ 2/3 ") fournirait un résultat nettement plus satisfaisant ...

Foveon - 1600 ISO

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X-Trans - 1600 ISO

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... et à 6400 ISO l'extrait devient une bouillie jaunâtre inacceptable. Pourquoi ne pas limiter la montée en sensibilité de l'appareil plutôt que de fournir un pareil résultat ?

Foveon - 6400 ISO

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X-Trans - 6400 ISO

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Ce capteur présent dans le Sigma DP2 Quattro doit donc être réservé à des environnements lumineux où il fournit des photos d'une qualité exceptionnelle (photos en extérieur par beau temps ou en studio).



Vers l’appareil photo idéal ?

Qu'est-ce que l'appareil photo idéal ?

Si on essaie de résumer ce que pourrait être l'appareil photo idéal, les caractéristiques idéales qu'on souhaiterait trouver dans son appareil sont :

- une bonne qualité d'image (celle des réflex et des meilleurs hybrides). La qualité d'image c'est à la fois un bon capteur, une bonne optique et une bonne stabilisation)

- un zoom très étendu (comme celui des bridges)

- la capacité à moduler la profondeur de champ (qualité du Bokeh, du floutage de l'arrière plan...) pour faire ressortir le premier plan.

- la capacité à monter en sensibilité (valeurs ISO élevées) tout en préservant une bonne qualité d'image (utile dans les environnements sombres)

- Encombrement et poids limités​

- Prix contenu ...​ pour le commun des mortels !

Viendraient ensuite des paramètres que je place en second plan, mais qui pourraient être primordiaux pour d'autres personnes :

- la réactivité au démarrage, dans l'enchaînement des photos...

- la réactivité de l'autofocus (mise au point) et bien sûr sa qualité qui garantit la netteté de l'image

- les appareils réflex (et leurs proches parents les SLT de Sony) possèdent une très bonne qualité d'image mais disposer de bonnes optiques et notamment de longues focales de qualité peut s'avérer prohibitif. De plus, disposer de très longues focales signifie porter un matériel lourd et encombrant (mallette avec plusieurs optiques...). Ils ont aussi une bonne capacité sur le plan de la sensibilité et permettent de créer de très beaux flous d'arrière plan (notamment les appareils plein format 24x36). Enfin disposer de très longues focales va conduire à des prix prohibitifs (à titre d'exemple le Nikon AF-S Nikkor 800mm f5.6E FL ED VR pèse 4,5 kg et coûte 16000 € ; autre exemple plus "raisonnable" : le Tamron SP 150-600mm f5-6.3 Di VC USD  qui coûte la "modique" somme de 1200 €) .

​- les bridges, qui ont de tout petits capteurs (environ 20 fois plus petits que le capteur d'un réflex plein format), sont dotés de zooms énormes x50 à x60 qui leur donnent une polyvalence idéale (ils sont de très bons compagnons pour les voyages et randonnées). Et leur qualité d'image en bonnes conditions d'éclairement est maintenant tout à fait honorable. Par contre leur montée en sensibilité est très en retrait. De plus il est plus difficile de limiter la profondeur de champ (petits capteurs et optiques en général peu lumineuses)

- les hybrides, notamment les meilleurs (capteurs 1" et 4/3"), possèdent maintenant une aussi bonne qualité d'image que les appareils réflex, mais il est plus difficile de diminuer la profondeur de champ compte tenu de la taille de leur capteur plus réduite. La montée en sensibilité s'avère aussi légèrement moins bonne (à l'exception des Fujifilm X-Pro1, X-E1, X-E2 et X-T1 dotés du capteur X-Trans qui se situent au niveau des très bons appareils réflex).

- les nouveaux venus : le Sony RX10, puis le Panasonic FZ1000 et enfin le G3X de chez Canon qui devrait sortir prochainement se situent à l'interface entre bridges et hybrides.

Cell content

Sony RX10 

Panasonic FZ1000  

Canon G3X  


 ​Zoom

 (equivalent 24x36)

24-200 mm

25-400 mm

24-600 mm

 Facteur Zoom

x 8,3

x 16

x 25

 Date sortie

Octobre 2013

Juin 2014

Septembre 2015 ?


Ces appareils récents sont construits autour d'un capteur 1" qui a fait ses preuves tout d'abord dans le compact RX100 de Sony. Ils sont dotés d'un zoom intégré (non interchangeable) de plus en plus puissant qui les fait tendre vers les bridge. Ce sont donc des appareils très polyvalents, performants (de plus le Panasonic intègre un mode vidéo 4K) bien adaptés aux voyages sans sacrifier la qualité d'image.

Que leur manque-t-il ?  Pas grand chose. On pourrait seulement souhaiter des objectifs encore plus lumineux (notamment pour pouvoir mieux jouer sur la profondeur de champ), et une meilleure montée en sensibilité (déjà assez satisfaisante)...


Des offres


Et si on rêvait un peu ? ...

On pourrait imaginer un appareil conçu autour d'un capteur X-Trans de Fujifilm d'une dimension de l'ordre de 1" qui lui confèrerait une très bonne montée en sensibilité, couplé à un zoom de grande amplitude telle que celle du Panasonic FZ1000 (voire de celle du futur Canon G3X) mais plus lumineux (pour une profondeur de champ mieux contrôlable).  Connaissant la qualité des optiques Fujinon on est en droit de rêver...  raisonnablement !