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Découverte d’un objectif performant spécialement adapté au portrait : le SAMYANG 85 mm f/1.4

7 Janvier   2016

Découverte d'un objectif performant spécialement adapté au portrait :               le Samyang 85 mm f/1.4

Cet article se propose de  vous faire découvrir un objectif du fabricant coréen Samyang dont les produits sont de plus en plus appréciés. Il s'agit du très lumineux 85 mm f/1.4.  La limite des objectifs Samyang est leur fonctionnement manuel (réglages de la mise au point et  des ouvertures manuels). 


Cet article se propose de vous faire découvrir un objectif du fabricant coréen Samyang dont les produits sont de plus en plus appréciés. Il s'agit du très lumineux 85 mm f/1.4.

La limite de ces objectifs Samyang est leur fonctionnement manuel (réglages de la mise au point et des ouvertures manuels).  C'est à dire que l'autofocus de votre appareil ne fonctionnera pas  :  la mise au point devra être faite à l'aide d'une bague de réglage. Un dispositif tel que le Focus Peaking est alors bien utile. De même, l'ouverture devra être sélectionnée au moyen d'une autre bague.

Les produits Samyang, sur le plan de la qualité optique sont généralement considérés comme faisant jeu égal avec des objectifs beaucoup plus onéreux. Par exemple le Samyang 85mm f/1.4 coûte environ 260 € (monture Sony A), alors que le Sigma  85mm f/1.4 coûte environ 800 € et le Zeiss  85mm f/1.4 environ 1300 €. Bien sûr, ces concurrents ne sont pas manuels.

​PRESENTATION

Voici cet objectif. Il a été largement décrit par ailleurs, ici  par exemple. Il impressionne par sa belle qualité de fabrication​.  Beaucoup de métal, et un poids  en adéquation... Ce qui impressionne également c'est la dimension de la lentille frontale : ouverture f/1.4 oblige !

​LE BOKEH, LE FLOU D’ARRIÈRE PLAN

Si on achète ce type d'objectif dotée d'une telle focale et d'une aussi grande ouverture, c'est avant tout pour réaliser des portraits. Avec une telle ouverture on dispose  d'une profondeur de champ très réduite et on peut s'attendre à  des flous d'arrière plan très doux (soft, creamy ...) Donc, même si on recherche la finesse, c'est avant tout la qualité d'arrière plan qu'on va rechercher, la finesse extrême n'étant perceptible que pour de très forts agrandissements.

Voici ce que donne le Samyang 85mm pour différentes ouvertures : de la pleine ouverture (f/1.4) jusqu'à f/8 (l'objectif ferme jusqu'à f/22)​ :

f/1.4

f/2

f/2.8

f/4

f/5.6

f/8

​Et dans un plus grand format :

f/1.4

f/2

f/2.8

f/4

f/5.6

f/8

Avec le Samyang, l'arrière plan est très doux à pleine ouverture ; à f/2 on distingue à peine la forme du diaphragme mais il y a une nette différence entre f/1.4 et f/2, ​et progressivement le fond devient de moins en moins flou ; à f/22 on aurait encore une bien plus grande profondeur de champ. Mais ce n'est pas le but d'un tel objectif.

La qualité de flou de l'arrière plan à pleine ouverture permet de faire ressortir le sujet principal de la photo, sans être distrait par l'arrière plan.

​LA FINESSE - 1. Prise de vues à courte distance

​Généralement, les objectifs aussi lumineux ne délivrent pas une très grande finesse à pleine ouverture. Il faut fermer un peu le diaphragme pour obtenir les meilleurs résultats.

J'ai comparé ici les résultats à pleine ouverture et à f/8 qui donne la plus grande finesse. ​

f/1.4

f/8

Si on examine un détail de ces deux photos à 100 %, on obtient les résultats suivant :

f/1.4 

f/8

La  photo obtenue à pleine ouverture apparaît molle comparée à celle obtenue à f/8 qui est la plus fine.

Si on applique un masque flou à la photo prise à f/1.4 pour augmenter sa netteté en post-traitement, on obtient le résultat suivant :​

f/1.4 (+ sharpen)

f/8

On observe une nette amélioration de la  photo à  pleine ouverture qui la rapproche de celle prise à f/8. N'oublions pas de plus que nous observons ici des agrandissements à 100 % des photos ! Donc, dès la pleine ouverture cet objectif délivre de très belles images.

Si on diaphragme un peu (f/2) le résultat est meilleur ​et se retrouve très proche de la photo prise à f/8 :

f/2

f/8

Le même traitement d'accentuation déjà réalisé pour la photo à f/1.4 rend la photo prise à  f/2 quasiment indiscernable   de la photo prise à f/8 :

f/2 (+sharpen)

f/8

Le schéma ci-dessus montre que les tests de finesse pour des scènes prises à courte distance révèlent que la finesse maximale est obtenue pour des ouvertures allant de  f/5.6 à f/11, mais les résultats sont bons dès la pleine ouverture.  L'échelle verticale, arbitraire, ne prend en compte que la partie centrale, ce qui est important pour un portrait. En fait, la différence n’est pas très grande entre les résultats pour les grandes ouvertures et les ouvertures délivrant la meilleure finesse. 

​LA FINESSE - 2. Prise de vues à longue distance

Ce n'est pas le but d'un tel objectif a priori mais il peut être utilisé pour obtenir des détails de paysage, ou d'assembler des photos pour faire un panorama. Je l'ai donc testé sur une scène à grande distance pour différentes ouvertures.

Voici tout d'abord la scène complète pour l'ouverture maximale (f/1.4) et pour f/4 qui donne les meilleurs résultats :​

f/1.4

f/4

​J'ai testé la finesse au centre, ainsi que sur les bords pour analyser l'homogénéité de l'objectif.

 2 - 1. Centre de l'image

f/1.4 

f/2

f/2.8

f/4

Les résultats sur ces agrandissements à 100 % sont mous à pleine ouverture mais s'améliorent très vite dès f/2. Ils deviennent très bons dès f/2.8 et deviennent difficilement discernables  avec ceux obtenus à f/4, les meilleurs.

​Si on applique un masque flou à la photo prise à f/1.4 pour augmenter sa netteté en post-traitement, on obtient le résultat suivant :​

f/1.4 

f/1.4 (+ sharpen)

​On constate une nette amélioration de la photo par ce simple traitement, mais il vaudra mieux fermer un peu l'objectif pour obtenir les meilleurs résultats.

 ​

 2 - 2. Bord de l'image

f/1.4 

f/2

f/2.8

f/4

Le même traitement d'accentuation déjà réalisé pour la photo à f/1.4 au centre permet d'améliorer la photo de manière appréciable :

f/1.4 (+ sharpen)

Ouverture

Le schéma ci-dessus montre que les tests de finesse pour des scènes prises à grande distance révèlent que la finesse maximale au centre (en rouge) est obtenue pour des ouvertures allant de  f/3.5 à f/4, qui sont des ouvertures beaucoup plus grandes que celles donnant les meilleurs résultats à courte distance.   Sur les bords la plus grande finesse (courbe bleue) est obtenue entre f/4 et f/5.6. L'ouverture de f/4 est donc celle qui donnera la meilleure homogénéité à grande distance.

​BONUS

 

Voici une comparaison rapide entre le Samyang 85 mm f/1.4 et le Sony 18-135 mm f/3.5-5.6. Si les résultats sont assez proches au centre de l'image, sur les bords le Samyang  à f/4 délivre une image beaucoup plus fine que le Sony à f/8 (toit de la maison sur la gauche, finesse et nuances dans les branches des arbres, meilleur contraste ...) :

Sony 18-135 mm f/3.5-5.6 à f/8

Samyang 85 mm f/1.4 à f/4

​BILAN

​Le Samyang 85 mm f/1.4  délivre de très belles images avec des flous d'arrière-plan très doux, très esthétiques. A courte distance, sa finesse maximale est obtenue en diaphragmant mais les résultats sont très bons dès la pleine ouverture. Et l'accentuation des détails est très bien tolérée à pleine ouverture , permettant d'obtenir de très bons résultats.

 ​

A grande distance, ​l'ouverture de f/4 est celle qui donnera la meilleure homogénéité si on souhaite réaliser des photos de paysage, ce qui n'est quand même pas la vocation première de cet objectif.

 

Très bonne qualité de fabrication ; bague de réglage de mise au point très agréable notamment. 

 ​

Il faut signaler que la mise au point à pleine ouverture est difficile compte tenu de la très faible profondeur de champ, notamment à courte distance, mais cela fait partie du jeu avec un objectif doté d'une telle ouverture. Le focus peaking est une aide  précieuse à la mise au point.

 

En conclusion, un très bon rapport qualité/prix !


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Exposure Plot : un outil qui peut orienter le choix de votre appareil photo !

5 Octobre 2015

Exposure Plot : un outil qui peut orienter le choix de votre appareil photo !

Cet article se propose de montrer que Exposure Plot qui est un petit logiciel intéressant qui réalise des statistiques sur un ensemble de photos que vous avez réalisées peut vous aider à analyser vos pratiques de photographe et vous aider à déterminer quel(s) type(s) d'appareil photo répond le mieux à vos besoins ...


​Exposure Plot est un petit logiciel très intéressant : il permet d'obtenir des statistiques sur un groupe de photos rassemblées dans un même répertoire . Ces statistiques portent sur les focales utilisées, les vitesses d'obturation,  les sensibilités utilisées, et l'ouverture.

Voici un exemple obtenu avec un bridge Canon SX50. Les photos ont été réalisées au Laos sur le site de Champasak. Le diagramme ci-dessous concerne les focales :

​En observant cet histogramme, on constate que :

- il y a une utilisation importante de la plus petite focale, ici 24mm, ce qui correspond à la fois aux paysages, ​mais également aux photos d'intérieur nécessitent souvent cette plus petite focale.

- Il y a un pic centré sur 40-50 mm qui est considéré comme la focale "standard"​

- Il y a relativement peu de très longues focales utilisées​

​Si on  cumule les  données de cet histogramme, on obtient les résultats suivant :

Domaine de focales (équiv. 24x36)

Pourcentage cumulé d'utilisation

  

24 - 28 mm

24

  

24 - 135 mm

79

  

24 - 200 mm

87

  

24 - 400  mm

95

​L'analyse de ces données montre que 80% des photos environ sont réalisées avec des focales  inférieures à 135 mm et que près de 90% sont réalisées avec des focales inférieures à 200 mm. Ceci a pour conséquence que le super objectif du bridge est utilisé à environ 10% pour les focales supérieures.

​Ces résultats peuvent peut-être vous aider à déterminer quel type  d'appareil peut vous convenir. Dans l e cas de voyages qui demande de la polyvalence on peut penser qu'un bridge sera le mieux à même de couvrir toutes les focales : c'est vrai. Mais avez-vous réellement besoin de ce surcroît de  zoom si vous ne l'utilisez pas  plus qu'à 5% . Un bridge de nouvelle génération (plus grand capteur) tel que le Sony RX10 couvrira  environ 90% de vos besoins, et le Panasonic FZ1000 couvrira probablement 95% de vos besoins et ceci avec une qualité d'image (sensibilité en particulier) nettement supérieure et pas très éloignée de celle d'un appareil réflex.

               

                            

​Ces résultats peuvent peut-être vous aider à déterminer quel type d'appareil peut vous convenir. Dans le cas de voyages qui demande de la polyvalence on peut penser qu'un appareil de type bridge classique (à petit capteur) sera le mieux à même de couvrir toutes les focales : c'est vrai.

Mais avez-vous réellement besoin de ce surcroît de zoom si vous ne l'utilisez qu'à 5% ?

Un bridge de nouvelle génération (plus grand capteur) tel que le Sony RX10 couvrira environ 90% de vos besoins, et le Panasonic FZ1000 couvrira probablement 95% de vos besoins et ceci avec une qualité d'image (sensibilité en particulier) nettement supérieure et pas très éloignée de celle d'un appareil réflex.

Alors à vous de voir si vous avez absolument besoin de ces focales extrêmes. Cela peut être le cas si vous êtes passionné(e) d'astronomie ou de chasse animalière, ou recherchez des détails architecturaux inaccessibles ​sans ces focales (choix possibles par exemple : le Nikon P610 ou le nouveau Nikon P900). Si ce n'est pas le cas, il me semble que le FZ1000 notamment sera un meilleur choix (il est vrai un peu plus coûteux).

   


              


 

 

 

Grossissement réel d’un zoom ? Il dépend de l’éloignement du sujet photographié !

18 Juillet   2015

Grossissement réel d'un zoom ? Il dépend de l'éloignement du sujet photographié !

Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. Pour un sujet à l'infini, le grossissement annoncé est assez bien respecté. Par contre, pour un sujet photographié à courte distance (distance minimale de mise au point), le grossissement s'avère nettement inférieur à ce qui est attendu !


​Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. En général, on ne se pose même pas la question. Les fabricants de bridges par exemple annoncent des focales de 1200mm (Canon SX50 par exemple) ou 1440mm (Nikon P600 par exemple) avec des facteurs de zoom x50 ou x60 voire x83 comme récemment avec le Nikon P900.

Pour les grandes focales tout se passe bien si le sujet se trouve à grande distance. J'ai effectué un test sur un bâtiment situé à plusieurs centaines de mètres et recouvert d'une structure de tôle ​avec un motif périodique, ce qui a facilité la  comparaison des grossissements obtenus avec les différentes focales annoncées. Le résultat est conforme à ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

Par contre, lorsque le sujet est à courte distance (environ 2 mètres avec le Nikon P600 utilisé pour cet essai), on observe un décalage important pour les plus grandes focales avec ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

​Ce résultat peut paraître étonnant et en général il est méconnu. Sans rentrer dans le détail, l'explication vient de la structure complexe des zooms (nombreuses lentilles, déplacement des lentilles très complexe). Pour de plus amples renseignements, pour ceux qui veulent creuser le sujet voici un excellent article (un peu ardu pour les non scientifiques...) qui entre dans le détail de ces questions.

Pour le photographe amateur qui ne souhaite pas rentrer dans les formules assez complexes d'optique, il suffit de savoir que cet effet existe. Il vous suffira de faire un petit test pour le vérifier sur votre appareil.

Et maintenant à vous de jouer !​


L’autofocus du mode Macro du Nikon P600

7 Juillet   2015

L'autofocus du mode Macro du Nikon P600

Le bridge Nikon P600 dispose d'une fonction Macro qui permet de faire la mise au point à moins de 1 cm à la plus petite focale (24 mm) ... mais également à l'infini ! On peut donc se poser la question de l'utilité de l'autofocus classique si le mode Macro a un domaine d'utilisation plus étendu. Y-a-t-il des problèmes à l'utilisation du mode Macro de façon généralisée ? Nous allons essayer de répondre à cette question ...


​Le bridge Nikon P600 dispose d'une fonction Macro qui permet de faire la mise au point à moins de 1 cm à la plus petite focale (24 mm) ... mais également à l'infini ! On peut donc se poser la question de l'utilité de l'autofocus classique si le mode Macro a un domaine d'utilisation plus étendu. Y-a-t-il des problèmes à l'utilisation du mode Macro de façon généralisée ? Nous allons essayer de répondre à cette question ...

​Sur le bridge Nikon P600, il est possible d'utiliser une  fonction Macro en le sélectionnant à l'aide du sélecteur multidirectionnel au dos de l'appareil :

Cette fonction Macro est évidemment utile pour réaliser une mise au point sur un objet à très petite distance (dans le cas du P600 moins de 1 cm) (voir l'article traitant de ce sujet). ​Mais en utilisant cette  fonction Macro, j'ai constaté qu'il était également possible de faire une photo  d'un objet très éloigné tout en conservant une parfaite mise au point.

À partir de là, je me suis posé la question de l'utilité d'une position autofocus (AF) si la position Macro permet d'effectuer une mise au point de très près jusqu'à l'infini. 

 ​

Qu'est-ce qu'en dit la notice d'utilisation de Nikon ?​

​Ce qu'indique la notice pour le mode Macro c'est que vous pouvez faire la mise au point sur des sujets très proches lorsque la focale est la plus  courte (24 mm). Rien n'est dit sur les  limites du mode Macro.

J'ai donc fait un petit test en comparant la capacité de mise au point des deux modes. J'ai pointé l'appareil vers le mur d'une maison voisine située à une distance de 50 mètres environ, et utilisé la plus longue focale (1440 mm - grossissement x 60) et pris deux photos : la première avec l'autofocus standard, la seconde avec le mode Macro. Les paramètres pour les deux photos sont identiques (f/6.5, 1/250 s, 180 ISO).​

Ce qui donne le résultat suivant :​

Autofocus standard

Macro

​Comme on peut le constater, les résultats sont très proches, et sans rentrer dans les détails, manifestement le mode Macro est capable de mettre au point à très grande distance.

On est donc ramené à la question initiale : quel est l'intérêt du mode autofocus standard par rapport au mode Macro qui couvre une gamme de distances de mise au point ​plus étendue ?

Etape suivante :  j'ai interrogé Nikon France pour  essayer d'avoir une réponse à cette question.  La réponse est arrivée très rapidement :

​"  Vous pouvez effectivement utiliser le mode Macro dans plusieurs conditions de prises de vues. Le mode Macro permet d'étendre la plage de mise au point par rapport au mode AF normal, de 1cm pour ce modèle jusqu'à l'infini. Toutefois, la différence entre les deux modes est principalement la vitesse de l'autofocus. Le mode Macro sera en général plus lent que le mode AF normal. Donc le choix dépend surtout de la scène ou du sujet photographié. "

Fort de cette réponse,​ je me suis  précipité sur mon Nikon P600 pour effectuer un petit test pour vérifier s'il y avait une différence de vitesse de mise au point entre le mode autofocus standard et l'autofocus en mode Macro pour des sujets à grande distance , et ce pour des focales de 24 mm  à 1440 mm. Pour les courtes focales, quelque soit le mode, autofocus AF ou autofocus Macro, la mise au point est quasi instantanée ; pour les plus longues focales la mise au point est plus laborieuse que ce soit avec le mode AF ou le mode Macro mais je n'ai pas noté de différence nette dans un sens ou dans l'autre.

Conclusion (peut-être provisoire !) :​ Le mode Macro permet de faire des mises au point de moins de 1 cm à l'infini sans qu'il n'y ait de différence perceptible ni sur la vitesse de mise au point ni sur sa qualité. Donc a priori le mode Macro semble pouvoir être utilisé dans tous les cas.

Si vous avez une expérience différente n'hésitez pas à la partager.

Et maintenant, à vous de jouer !​


1 Photo Macro, grossissement maxi – Quels réglages ?

21 Mai   2015

Photo macro, grossissement maxi - Quels réglages ? 

Cet article se propose de montrer qu'il faut bien connaître son appareil photo pour obtenir le plus fort grossissement possible d'un objet !

Ce petit test a été réalisé avec 3 appareils très différents  : un Sony Alpha A58  (appareil SLT à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC, proche d'un réflex), un Sony RX100 (appareil compact  expert avec un zoom équivalent 28-100mm de capteur  1") et un Nikon P600 (bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Nous allons voir qu'en fonction de l'appareil, les paramètres à utiliser sont très différents, et que les résultats obtenus le sont également ...


​Ce test a été réalisé avec 3 appareils photo très différents pour déterminer les conditions qui permettaient d'avoir le plus fort grossissement. Peut-on parler de macro ? Je laisse cette question en suspens ; les spécialistes trancheront. La seule question qui comptait pour moi : comment avoir la photo permettant d'avoir le plus de détails d'un objet, objet à l'intérieur ou insecte dans la nature, ou tout autre petit animal.

Les 3 appareils utilisés sont :

- un Sony Alpha A58, appareil SLT (miroir translucide contrairement au miroir basculant du réflex) à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC

- un Sony RX100, appareil compact expert avec un zoom intégré équivalent 28-100mm et doté d'un capteur 1"

- un Nikon P600, bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Et voici l'objet choisi pour ce test : un petit vase de style asiatique :​

Voici maintenant les photos correspondant aux plus forts grossisements qu'il m'a été possible d'obtenir avec les 3 appareils.

Et tout d'abord les photos obtenues avec le Sony A58, puis avec le Sony RX100 :​

Sony A58

Sony RX100

Nous voyons que les grossissements de la partie centrale, celle qui va nous intéresser dans une photo macro, sont comparables. Et pourtant l'aspect de ces deux photos est très différent : celle prise avec le A58 a été obtenue au téléobjectif maxi (équivalent 202mm) alors que celle prise avec le RX100 l'a été avec le grand angle (équivalent 28mm). Ceci est dû à une conception très différente des deux objectifs. Et ceci donne un aspect plus large à la photo du RX100 qui montre l'environnement du vase, alors que la photo du A58 focalise plus sur le détail. Laquelle préférer ? Affaire de goût ...

​Voici maintenant la photo obtenue avec le Nikon P600 :

Nikon P600 - 24mm

​Dans le cas du P600, le plus fort grossissement a été obtenu pour une focale de 24mm en utilisant une option macro disponible sur l'appareil, qui permet  d'approcher à une distance quasi nulle du sujet. En fait, il aurait été possible de grandir encore plus, mais à ce moment là l'éclairement du sujet devenait difficile !

​À noter qu'on peut aussi utiliser le P600 avec son zoom maxi (1440mm) en se plaçant à environ 1,8m et que cela permet d'obtenir un grossissement légèrement plus important que les deux autres appareils : 

Nikon P600 - 1440mm

Voici maintenant un autre test réalisé en photographiant un écran d'ordinateur (LED) en essayant d'obtenir la plus grande taille  à l'aide des trois mêmes appareils. Il n'y a plus ici la contrainte d'éclairement du sujet, puisque l'éclairage vient du sujet lui-même. Voici les résultats avec de gauche à droite le Sony RX100, le Sony A58 et  le Nikon P600 :

Sony RX100

​40

​Sony A58

Nikon P600

​Le résultat est sans appel : on peut coller l'objectif du P600 à l'écran alors que pour les deux autres appareils, il faut respecter une distance minimale de mise au point. Le grossissement obtenu avec le P600 est environ double de celui des deux autres appareils. On peut noter aussi une bonne saturation des couleurs, ce qui n'est pas le cas du A58 et encore moins du RX100.

Conclusions :


- Le choix des paramètres pour obtenir le plus fort grossissement est fondamental ... et est dépendant de l'appareil. Donc, apprenez bien à maîtriser votre appareil, à en connaître ses possibilités, et également ses limites.

- L'appareil qui s'en sort le mieux dans ces tests est le Nikon P600 ...​  Il peut être utilisé avec une distance de mise au point extrêmement faible au 24mm, ce qui lui permet les plus forts grossissements. Mais il peut être utilisé aussi à plus grande distance et en utilisant  de très grandes focales, ce qui permet de ne pas perturber le sujet de la prise de vue.

​​À noter qu'il aurait fallu utiliser des objectifs Sony Macro (Alpha type A) pour doter le A58 de capacités réellement macro. Leurs focales vont de 30mm à 100mm en ouverture f/2.8, donc lumineux, pour des prix variant de 200 à 880 €.

Dans le cas du RX100 qui dispose d'un zoom intégré, il n'est pas possible de faire mieux en terme de photo macro.​

Et pour terminer, un dernier exemple de ce que peut faire le Nikon P600 en terme de photo macro (focale de 1000mm) :​

​Et là, il n'est pas question de coller l'objectif trop près de la petite bête ...  sous peine de la voir s'envoler. On peut noter au passage que la qualité de l'arrière plan est loin d'être ridicule par rapport à ce que pourrait faire un appareil à plus grand capteur. Ceci est rendu possible grâce à la grande focale utilisée.

Et maintenant, à vous de jouer !​


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Comment prendre des photos nettes !

30 Avril   2015

Comment prendre des photos nettes !

...

     

Cet article se propose de montrer quelques pistes pour éviter de trop bouger lors de la prise de photos, surtout lorsqu'on utilise de longues focales. Différentes solutions sont à envisager selon les cas ...

Des accessoires, un choix judicieux des paramètres de prise de vue, mais aussi tout simplement une façon de tenir son appareil  photo , peuvent améliorer les résultats de manière spectaculaire !


​Quand on prend une photo, on peut jouer sur 3 paramètres :

- l'ouverture de l'objectif (f/2.8, f/5.6 ...) 

- la vitesse d'obturation (1/10 s, 1/500 s ...)

- la sensibilité du capteur (le gain)​ (100 ISO, 3200 ISO ...)

Chacun de ces ​paramètres influe sur l'exposition et sur les qualités de la photo(ou ses défauts).

Paramètre

Pour

Contre

     

Ouverture

    

Une grande ouverture permet de récupérer beaucoup de lumière.

Une grande ouverture permet d'avoir peu de profondeur de champ ce qui permet d'isoler le sujet (net) sur un fond (flou)​

   ​

   ​

   ​

Une ouverture faible permet d'avoir une grande profondeur de champ (utile pour les paysages, les panoramas)​

   ​

   ​

Vitesse

Une grande vitesse (ceci est toujours relatif par rapport à la vitesse de mouvement ​du sujet) permet de figer le sujet et de limiter le flou de bougé

Une faible vitesse​ permet de récupérer plus de lumière. Elle permet des effets de filé (sur une cascade par exemple...). Mais dans d'autres cas, le risque est d'augmenter le flou de bougé

Sensibilité

Augmenter la sensibilité permet d'augmenter la vitesse d'obturation,  donc de diminuer le risque de flou de bougé

    

La photo ci-dessous a été prise en très basse lumière, grâce à l'utilisation d'une haute sensibilité de 6400 ISO, elle n'est pas floue... 

Augmenter la sensibilité risque d'augmenter le bruit (bruit de fond visible notamment dans les parties uniformes) 

... mais quand on regarde de plus près, elle est entachée d'un bruit très important (voir cet article sur le traitement du bruit).​

Donc, pour ne pas avoir une photo trop floue à cause du bougé, la première chose est de bien choisir l'ensemble de ces 3 paramètres : ouverture, vitesse d'obturation, sensibilité.

Mais il y a des cas, où malgré tout, il sera nécessaire d'utiliser une basse vitesse par rapport à la focale utilisée. C'est le cas par exemple lorsqu'on utilise un bridge doté d'un zoom très fort (x 60 par exemple) ... et très peu lumineux. 

​Il va donc falloir se faire aider par des accessoires pour gagner en stabilité.

Le premier est le trépied qui permet d'avoir une très bonne stabilité (c'est l'outil qu'utilisent les astronomes pour doter leur télescope ou leur lunette d'une bonne stabilité)​. Il y en a une infinité de modèles qui diffèrent par leur rigidité, leur poids ... et leur prix.

​L'inconvénient de ces trépieds peut être leur poids, et la lenteur de leur mise en œuvre (poser le trépied, écarter les 3 pieds, allonger chacun des pieds, fixer l'appareil photo sur la platine...)

 Une alternative intéressante pour le voyageur ou  le randonneur est le monopied (ou monopode) plus compact, plus léger, qui peut servir de canne pour marcher, et sur lequel on peut éventuellement laisser l'appareil photo positionné. Celui-ci sera à compléter par une rotule qui procurera plus de liberté de positionnement.

Le monopied n'apportera évidemment pas la stabilité du trépied, mais il réduira fortement les risques de basculement et de rotation (basses fréquences) ou de tremblements (plus hautes fréquences).

Un autre petit accessoire, très bon marché, est la poignée qui permet une meilleure tenue de l'appareil dans la mesure où elle limite les basculements latéraux et vers l'avant (ou l'arrière). ​Je le trouve particulièrement utile pour l'utilisation d'un appareil photo en vidéo.

​Mais il arrivera forcément que vous n’ayez pas pensé à emporter votre trépied ou votre monopied. Dans ce cas, vous ne pourrez  jouer que sur la qualité du système anti-vibration de votre appareil photo. Mais il n'est  pas interdit de l'aider ! En ayant par exemple de bonnes attitudes :

- Il faudra éviter évidemment de tenir l'appareil photo à bout de bras

- il faudra éviter d'utiliser l'écran qui impose une distance entre votre corps et l'appareil

- il faudra utiliser le viseur de l'appareil qui vous contraint à coller l'appareil contre votre visage ce qui aura pour effet d'amortir nettement les vibrations (voir par exemple cet article qui compare les différentes façons de tenir l'appareil photo).

Ces quelques conseils ​relèvent du bon sens mais les répéter a parfois du bon ...

Et maintenant, à vous de jouer !​



Même les bridges permettent d’obtenir de beaux arrière-plans !

17 Avril    2015

Même les bridges permettent d'obtenir de beaux arrière-plans !

Cet article se propose de montrer qu'il est tout à fait possible avec un appareil photo doté d'un petit capteur et d'un très gros zoom (bridge) d'obtenir des arrière-plans esthétiques, avec une belle qualité du flou. Il n’est donc pas absolument nécessaire de posséder un appareil plein format (24x36) pour obtenir ce très beau flou (que les anglo-saxons qualifieraient de "creamy"). Voyons comment s'y prendre ... Sur quels paramètres jouer  ?


Voici une photos obtenue avec un Nikon P600, appareil photo de type bridge doté d'un capteur de petite taille 1/2.3" (6,2x4,6mm), mais d'un zoom énorme (x60) qui permet de passer de 24 mm à 1440 mm.

Comme on peut le voir, le fond est flou et caractérisé par une grande douceur (le "creamy" des anglo-saxons), ce qui contribue à faire ressortir le premier plan, le sujet principal de la photo.

​Cette photo donne l'impression d'avoir été prise de près, alors qu'elle a été prise d'une distance de 8 mètres (vitesse d'obturation 1/1250s, ouverture f/6.5, compensation d'exposition -2/3 IL, sensibilité 200 ISO) avec un arrière-plan à quelques mètres.

Le calcul de la profondeur de champ montre que celle-ci est pratiquement nulle à cette distance (environ 1 cm), ce qui procure un arrière-plan très flou.

Ce qui amplifie la qualité du flou c'est l'angle de vue très réduit (moins de 2° pour la focale de 1440 mm alors qu'un 28 mm donnerait un angle de 75°) qui permet de faire apparaître beaucoup moins de détails dans l'arrière-plan et donc de mieux isoler le sujet principal au premier plan.


​Sur l'exemple ci-dessous, nous pouvons voir, prise sous le même angle,  une branche fleurie, avec une focale de 50 mm ...


puis avec la focale de 1440 mm ! À vous de juger ...

À noter que l'ouverture est sensiblement la même dans cet exemple : f/6.3 à 50 mm et f/6.5 à 1440 mm. C'est bien la focale, et donc l'angle de champ, qui est ici le paramètre déterminant pour obtenir un bel arrière-plan.

Et maintenant à vous de jouer ! ... 


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1 Des capteurs photo pas comme les autres Avancées techniques et perspectives.

25 Mars    2015

Des capteurs photo pas comme les autres

Avancées techniques et perspectives

Cet article vise à présenter des avancées, des nouveautés ou des projets concernant les capteurs qui apportent des améliorations notables sur le plan technique pour donner au photographe des outils de plus en plus performants avec des limites repoussées.



25/03/2015

Vers des capteurs courbes ?

Les capteurs photos sont plans, c'est bien connu, et pourtant cela entraîne des complications pour les optiques qui sont placées en amont de ces capteurs. Les lentilles de l'objectif vont avoir tendance à former une image sur une surface courbe dite surface de Petzval (schéma ci-dessous) ...

... ce qui implique l'ajout de lentilles pour remédier à ce problème qui rend floue l'image en bordure de champ.

Certains chercheurs ont eu l'idée de s'inspirer de la structure de l’œil humain qui derrière les structures optiques (cornée, cristallin, iris) utilise des capteurs disposés sur une surface courbe (cellules à cônes et à bâtonnets organisées sur la rétine):


Ce qui conduit à envisager l'évolution suivante qui propose de passer d'un capteur (sensor) plan à un capteur courbe :

Cette géométrie permettrait de réaliser des objectifs plus simples, de meilleure qualité, pour un coût plus raisonnable.

Mais il y a d'autres avantages pour ces capteurs courbes : des gains de sensibilité importants, des réductions de l'aberration sphérique qui serait réduite grâce à la forme même du capteur, permettant au passage l'usage d'optiques plus lumineuses qu'il n'est possible de le faire avec des capteurs plats.

Sony vient de présenter un capteur expérimental de type CMOS dont​ la fabrication associe un procédé de chauffage/refroidissement à un procédé de diminution de pression qui va permettre d'utiliser un capteur plan, de le positionner dans un "encadrement", de le déformer (par voie thermique) et d'orienter cette déformation dans le bon sens (par la création d'une dépression) :

Voici ce prototype de Sony :


Les premières retombées prévisibles sont pour

- les appareils à grands capteurs dont les objectifs pourront être plus compacts et légers

- les smartphones, qui pourront être équipés soit de capteurs un peu plus grands, soit de meilleurs objectifs tout en conservant un encombrement réduit.




15/03/2015

Les capteurs X-Trans de Fujifilm

Les composants du capteur X-Trans II


1. Micro lentilles

2. Filtres colorés X-Trans

3. Filtres d'interception gauche/droit de la lumière

4. Capteur de détection de phase / Pixel filtre vert

5. Photodiode

Le capteur X-Trans CMOS II intègre une matrice de filtres colorés originale bénéficiant d'une répartition plus aléatoire éliminant la nécessité de recourir à un filtre passe-bas optique (OLPF). Ce type de filtre est utilisé sur les appareils conventionnels pour éviter les effets de moiré au détriment de la résolution. La matrice du capteur X-Trans CMOS II est traversée par une lumière non filtrée issue directement de l'objectif pour proposer un niveau de résolution sans précédent.

De la matrice de Bayer à la nouvelle matrice du capteur X-Trans :​

Matrice de Bayer

Matrice X-Trans

4 photosites = 2 x 2
Matrice de Bayer

36 photosites = 6 x 6
CMOS X-Trans

Les filtres couleur généralement utilisés dans les capteurs d'aujourd'hui utilisent la matrice de Bayer. Il s'agit d'une matrice répétitive de grilles de 2x2 (4 photosites) se composant d'un photosite R (rouge), de deux photosites V (vert) et d'un photosite B (bleu), disposés selon un motif régulier.
Une matrice de 6x6 a été développée par Fujifilm pour le X-Pro1 afin de casser le caractère cyclique de la matrice 2x2. Elle dispose de 36 photosites (6x6), créant une combinaison plus complexe comparée à la matrice de Bayer afin de réduire considérablement la régularité du motif répétitif. La complexité de cette matrice est suffisante pour empêcher la présence de moiré dans la plupart des cas.

Les avantages du capteur X-Trans sont bien réelles. Elles se traduisent par une grande finesse des images, une grande justesse des couleurs et des contrastes, mais surtout par une montée en sensibilité remarquable. Un Fujifilm X-T1, mais également un Fuji X-E2 doté du même capteur (et moins cher), rivalise avec des appareils tels que le Nikon D610 doté d'un capteur plein format 24x36 dans les hautes sensibilités : voir par exemple l'extrait ci-dessous tiré du "comparomètre" de l'excellent site Imaging Resource.   

Fujifilm X-T1 (ou X-E2) - 6400 ISO

Nikon D610 - 6400 ISO

On constate une qualité d'image proche pour les deux appareils, avec toutefois une plus grande finesse des détails avec le D610 (24 millions de pixels pour le Nikon contre seulement 16 millions de pixels pour le Fuji). Par contre l'image délivrée par Fuji est moins bruitée (surtout en terme de bruit chromatique).

Sans oublier que les capteurs x-Trans de Fuji sont associés à des objectifs au minimum très bons, et la plupart du temps excellents. Ces objectifs peuvent être coûteux, mais ce coût apparaît assez raisonnable lorsqu'on le compare à des optiques de qualité comparable des consurrents.




15/03/2015

Les capteurs Foveon de Sigma

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E

Cell content

Le capteur d'image directe Foveon X3 des appareils numériques SIGMA enregistre, pour chaque pixel, les trois couleurs qui composent la lumière : le bleu, le vert et le rouge. Les autres capteurs utilisent un filtre qui ne permet à chaque pixel de ne voir qu'une seule couleur : soit bleu, soit vert, soit rouge. L'image capturée par les reflex SIGMA est donc une image vue intégralement en couleurs par le capteur, alors que les autres appareils photo numériques restituent une image calculée, reconstituée à partir d'informations partielles correspondant au tiers de l'information totale de l'image réelle. Il en résulte une très grande qualité d'image, et un rendu des détails plus riche que celui d'un capteur conventionnel qui comporterait au moins le double de pixels "classiques" obtenus par interpolation. En effet, un capteur conventionnel de 10 millions de pixels n'enregistre que le tiers de l'image finale, avec 2,5 million d'informations en bleu, 5 millions en vert et 2,5 million en rouge et calcule donc les 2/3 de l'image qui lui manquent lors de la capture. L'image issue des appareils numériques SIGMA est plus précise, avec en particulier plus de détails dans les couleurs, plus naturelle, et sans artefacts tels que le moirage.

En pratique, le capteur Foveon de Sigma délivre (ici sur Sigma DP2 Quattro ) des images d'une très grande finesse comme le montre l’extrait ci-dessous (extrait tiré du comparomètre d'Imaging Resource) :

Foveon                                                                                                                 100 ISO                                                                                                                        X-Trans

​Par contre ce capteur, dans des environnements sombres qui vont nécessiter l'utilisation d'une sensibilité élevée, s'effondre complètement comme le montre l'évolution ci-dessous (comparaison avec le capteur X-Trans). Le même extrait est présenté à 100, 1600 et 6400 ISO. Le capteur Foveon fournit un excellent résultat à 100 ISO, avec une très grande finesse et des couleurs éclatantes. Ici il devance clairement le capteur X-Trans ...

Foveon - 100 ISO

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X-Trans - 100 ISO

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... mais l'image à 1600 ISO est très dégradée. En fait même le petit capteur d'un compact (1/ 2/3 ") fournirait un résultat nettement plus satisfaisant ...

Foveon - 1600 ISO

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X-Trans - 1600 ISO

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... et à 6400 ISO l'extrait devient une bouillie jaunâtre inacceptable. Pourquoi ne pas limiter la montée en sensibilité de l'appareil plutôt que de fournir un pareil résultat ?

Foveon - 6400 ISO

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X-Trans - 6400 ISO

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Ce capteur présent dans le Sigma DP2 Quattro doit donc être réservé à des environnements lumineux où il fournit des photos d'une qualité exceptionnelle (photos en extérieur par beau temps ou en studio).