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2 Peut-on photographier Saturne avec un bridge tel que le Nikon P600 ?

31 Août 2015

Peut-on photographier Saturne avec un bridge tel que le Nikon P600 ? ...

Peut-on photographier Saturne avec un appareil phto de type bridge tel que le Nikon P600 ?  

Cet article montre qu'un appareil photo de type bridge classique, tel que le Nikon P600, doté d'un petit capteur (1/2.3"), permet d'obtenir des photos de Saturne. Des traitements successifs par Autostakkert puis  Registax n'ont pas permis d'améliorer les photos originales. 


​Après des essais de photos de la lune qui ont donné d'assez bon résultats (voir cet article), j'ai voulu m'attaquer à une cible autrement plus complexe : l'une des planètes du système solaire. En l'absence de Jupiter, absente de nos ciels pour quelque temps encore, et qui aurait été une étape dans la complexité, j'ai dû me rabattre sur Saturne.

Jupiter, en effet aurait  en effet été une "proie" plus facile du fait de sa taille :

mais également du fait de sa luminosité (les magnitudes exprimées ci-dessous sont d'autant plus faibles que le corps céleste est lumineux) :

Pour cet essai, les conditions de prise de vue sont les suivantes : Bridge Nikon P600 , mode  priorité à l'ouverture, zoom maxi (1440 mm), rafale lente (en fait, 2 rafales successives qui m'ont permis d'enchaîner sans lever mon doigt du déclencheur 200 puis 130 photos  !) , utilisation d'un trépied léger, sensibilité 200 ISO, vitesse 1/30 s, ouverture 1/6,5. 

Voici d'après Stellarium (excellent logiciel gratuit) l'aspect qu'avait Saturne au moment où j'ai pris ces photos : 

Et voici le résultat :

Ce résultat illustre bien la difficulté de la tâche : objet très petit et  relativement peu lumineux (en termes de prise de vue). Je rappelle que la focale utilisée est de 1440 mm !

​En zoomant cette photo (100%), en modifiant la luminosité et le contraste, voici malgré tout le résultat : 

On reconnaît clairement Saturne, et c'est une réelle satisfaction! J'ai présenté ici l'une des meilleures photos obtenues (oui, oui, j'ai visionné les 330 photos pour en extraire les toutes meilleures...)​

J'ai ensuite effectué un "moyennage" des 60 meilleures photos au moyen du très bon logiciel Autostakkert (version la plus récente) d'utilisation relativement simple​, et  la photo résultant du traitement sous Autostakkert a été traitée dans le logiciel Registax (version 6, la plus récente) en utilisant un traitement par ondelettes. Voici ci-dessous, en parallèle l'une des photos originales, et le résultat de ces traitements (échelle 200%) :

Le résultat peut paraître décevant car la photo résultant des traitements apparaît plutôt "molle" et la couleur a disparu (?), semblant contenir peu de détails. Le seul bénéfice est que le  bruit a été notablement diminué ; la photo apparaît plus "propre".

​Pour terminer sur une note d'optimisme ... et d'humour, voici ce que pourrait sans doute donner le nouveau Nikon P900 doté d'une focale maxi de 2000 mm (simulation basée seulement en extrapolant à partir de la différence des deux focales maxi !) :

​Et maintenant, à vous de jouer !

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Comment traiter une série de photos de la lune ?

25 Août 2015

Comment traiter une série de photos de la lune ?

Autostakkert

Registax

Cet article se propose de présenter  les logiciels permettant de traiter des photos de la lune pour optimiser le résultat en terme de qualité de l'information et de réduction du bruit. 


​Cet article se propose de présenter les logiciels permettant de traiter des photos de la lune pour optimiser le résultat en terme de qualité de l'information (récupération de détails) et de réduction du bruit  (luminance et chrominance).

​La  photo brute

Voici par exemple une photo de la lune (proche de la pleine lune) prise avec un Nikon P600 (focale 1440 mm, 100 ISO,  f/6.5, comp. expo -2, rafale lente) :​

Et un agrandissement d'une zone de  cette même photo  :​

Mode manuel - 1440 mm

​Un essai du zoom numérique ...

Et un essai du zoom numérique avec un agrandissement de la même zone  :​

Mode automatique - 1440 mm + zoom numérique

Cet essai du zoom numérique fait apparaître une photo lissée à l’extrême  qui paraît plus propre mais en fait fait disparaître des détails, ou des nuances. Donc, à éviter ... Nous pouvions nous en douter, car le zoom numérique de l'appareil ne fait qu'extrapoler des informations sans qu'il n'y ait de  données supplémentaires par rapport au zoom optique !

​Utilisation de Autostakkert pour réduire le bruit

Nous avons ensuite ​utilisé le logiciel Autostakkert pour diminuer le bruit présent sur les images brutes en les moyennant ce qui a pour effet de diminuer fortement le bruit :

Mode manuel - 1440 mm - Moyennage de 30 photos par Autostakkert

Le logiciel Autostakkert en moyennant 30 photos a effectivement réduit le bruit de manière importante mais l'image apparaît très peu contrastée,  et semble manquer de détails.

​Utilisation de Registax pour faire ressortir les détails

​C'est là que Registax entre en lice, avec un traitement par ondelettes qui va faire ressortir les détails présents dans la photo moyennée par Autostakkert :

Mode manuel - 1440 mm - Moyennage de 30 photos par Autostakkert + traitement ondelettes sous Registax

​Comme on peut le constater, le résultat obtenu avec Registax est spectaculaire : le traitement par ondelettes a fait ressortir énormément de  détails qui étaient présents à l'état latent dans la photo moyennée par Autostakkert. 

Voici une petite vidéo montrant l'efficacité spectaculaire du traitement par ondelettes effectué par Registax : ​

​Et voici le résultat obtenu avec le même traitement mais en utilisant 100 photos préalablement moyennées par Autostakkert :

Mode manuel - 1440 mm - Moyennage de 100 photos par Autostakkert + traitement ondelettes sous Registax

​Comme on peut le constater, le passage de 30 à 100 photos pour réaliser le moyennage permet de réduire le bruit de manière significative tout en préservant les détails.

​Le résultat final

​Vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessus pour accéder à la photo en haute résolution

​Et maintenant, à vous de jouer !


Lune descendante – Traitement par Autostakkert puis Registax 6

8 Août 2015

Lune descendante - Traitement d'un lot de photos par les logiciels Autostakkert puis Registax

Cet article montre un exemple de traitement de photos de la lune en phase descendante par deux logiciels : Autostakkert qui permet de moyenner les photos et donc de diminuer le bruit, puis Registax qui par un traitement par ondelettes permet d'accentuer les détails. 


​Cette nuit vers 5h50, j'ai  pris des photos de la lune en phase descendante. Les conditions de prise de vue sont les suivantes : Bridge Nikon P600 , mode  priorité à l'ouverture, zoom maxi (1440 mm), rafale lente (qui m'a permis d'enchaîner sans lever mon doigt du déclencheur 184 photos !) , utilisation d'un trépied léger, sensibilité 100 ISO, vitesse 1/200 s, ouverture 1/6,5. 

Voici ci-dessous l'une de ces photos sans aucun traitement (vous pouvez cliquer sur l'image pour voir une version à plus haute résolution) :​

Voici un agrandissement d'une zone de cette photo :​

J'ai ensuite effectué un "moyennage" des 184 photos au moyen du logiciel Autostakkert (version la plus récente) d'utilisation relativement simple​, ce qui pour la même zone donne le résultat suivant :

Le résultat peut paraître décevant car la photo apparaît plutôt "molle", semblant contenir peu de détails. Par contre le bruit a été très fortement diminué.

​La phase suivante consiste à reprendre la photo résultant du traitement sous Autostakkert dans le logiciel Registax (version 6, la plus récente) en utilisant un traitement par ondelettes (pour ceux intéressés voir un article de référence  en anglais sur la question), et voici le résultat :

​Et là, le résultat est assez spectaculaire. Registax arrive à faire ressortir un tas de détails sans que le bruit ne réapparaisse.

Voici une petite vidéo qui présente une animation des trois étapes, de l'image brute à l'image traitée par Autostakkert, puis finalement l'image traitée par Registax :​

​Et voici  la photo finale résultant du traitement complet  (vous pouvez cliquer sur l'image pour voir une version à plus haute résolution) :

​Et maintenant, à vous de jouer !


Evolution des zooms des bridges

26 Juillet   2015

Evolution des zooms des bridges

Cet article se propose de faire le point sur l'évolution de la puissance des zooms des appareils photo de type bridge, de leurs performances, de leurs atouts et de leurs limites ...


​Cet article se propose de faire le point sur l'évolution de la puissance des zooms des appareils photo de type bridge, de leurs performances, de leurs atouts et de leurs limites ...

​Je me suis décidé à écrire ce petit article car je n'avais pas trouvé ces éléments sur le net, et j'ai dû rassembler ces éléments à partir de plusieurs articles.

​Un appareil de type bridge est un appareil dont l'objectif qui est un zoom  disposant d'une amplitude importante n'est pas interchangeable. Il est généralement associé à un petit capteur (1/ 2.3") mais récemment Sony a introduit un bridge basé sur un capteur 1"  (environ 4 fois plus grand), le RX10. Il a été suivi par le FZ1000 de Panasonic et récemment par le G3X de Canon.

​Ces dernières années, les appareils bridge classiques (petit capteur) ont vu une augmentation spectaculaire de la puissance de leur zoom. Ceci est bien illustré sur le graphique suivant :

Facteur de zoom

​Comme on le voit, le facteur de zoom est passé de 12 à 83 en l'espace de 11 ans .

On constate une augmentation de plus en plus rapide de ce facteur. On pourrait être tenté de prolonger cette courbe vers des facteurs encore plus importants. Mais il est probable qu'on a atteint une limite​. En effet même si le dernier P900 de Nikon (facteur de zoom x 83, focale de 2000 mm) donne de bons résultats d'après les premiers essais, l'utilisation pratique de la partie extrême du zoom  devient de plus en plus réduite : viser un objet très éloigné risque souvent  d'être limité par des problèmes de turbulence.  

De leur côté, les nouveaux bridges à capteur 1" ont vu leur facteur de zoom passer en 2 ans de 8,3 à 25 : ​

Facteur de zoom

​C'est Sony qui a innové en introduisant ce nouveau type de bridge le RX10 avec un facteur de zoom  x8,3 en 2013 (24 - 200 mm), suivi 1 an plus tard parPanasonic qui a introduit le FZ1000 avec un facteur de zoom de 16  (25 - 400 mm). Et en 2015 Canon vient d'introduire le G3X doté d'un facteur de zoom de 25 (24 - 600 mm). 

​Ces nouveaux bridges dotés d'un capteur 1" quatre fois plus grands que les capteurs équipant les bridges classiques ont une qualité d'image supérieure, tout particulièrement à haute sensibilité ce qui leur ouvre une polyvalence bien plus grande dans les environnements sombres, en intérieur... Il s sont également dotés d'objectifs plus lumineux  qui associés à la  plus grande taille des capteurs leur permet de jouer sur la profondeur de champ et d'obtenir d'agréables flous d'arrière plan beaucoup plus facilement.

Il n'en reste pas moins que les bridges classiques dans des bonnes conditions de lumière permettent d'obtenir des photos​  de bonne qualité n'en déplaise aux puristes avec une polyvalence sans égal.

Les performances de leurs zooms, impressionnantes, leur ouvrent des champs d'application tels que la chasse photographique et l'astronomie.​

En ce qui concerne l'astronomie voici ce qui peut être obtenu avec un Nikon P600 :​

Nikon P600 - 1440 mm

Cette photo de la lune est une photo obtenue sur une seule prise de vue. Comme on la vu dans un autre article il est possible de moyenner un grand nombre de photos pour diminuer le bruit et affiner les détails de ces photos grâce au logiciel Autostakkert.

En ce qui concerne la chasse photographique, il est tout à fait possible d'atteindre des cibles à des distances impressionnantes ou de photographier des insectes mais il est préférable que ces cibles soient immobiles car la faible luminosité des objectifs de ces bridges limitent vite leurs possibilités !​

Conclusion 

Ne vous laissez pas impressionner par des critiques à l'emporte pièce. Les bridges sont des appareils polyvalents, capables de fournir une bonne qualité d'image en bonnes conditions de lumière. L'impressionnante étendue de leur zoom les dote d'une grande polyvalence ... et ils sont faciles à utiliser même aux plus grandes focales si vous avez la main sûre ... ou si vous utilisez un trépied​ !

​Et maintenant à vous de jouer !


5 Un panorama de Rouen haute résolution : 600 millions de pixels

19 Juillet   2015

Un panorama de Rouen haute résolution de 600 millions de pixels

Cet article se propose de montrer qu'il est possible de réaliser un panorama de grande qualité (près de 600 millions de pixels) avec un appareil simple (bridge Nikon P600) en utilisant le logiciel ICE de Microsoft, moyennant "un peu" de ténacité et de patience ...

J'ai réalisé ici un panorama de la ville de Rouen avec une prise de vue à partir du point de vue de la colline de Bonsecours.


​J'ai voulu   montrer ici qu'il est possible de réaliser un panorama de grande qualité (près de 600 millions de pixels) avec un appareil simple (bridge Nikon P600) en utilisant le logiciel ICE de Microsoft, moyennant "un peu" de ténacité et de patience ...

​Pour ce faire, j'ai réalisé un panorama de la ville de Rouen avec une prise de vue à partir du point de vue de la colline de Bonsecours qui offre la plus belle vue sur Rouen avec les ponts sur la Seine en enfilade (dont le nouveau pont Flaubert), et les trois plus belles églises de Rouen : la cathédrale, Saint Maclou et Saint Ouen. Il est également possible de découvrir dans ce panorama la tour des archives (Conseil départemental), la tour "Jeanne d'Arc), le campanile de la gare de Rouen, les toits du palais de justice ...

Le matériel  utilisé est le suivant :

Pour la prise de vue :

- Bridge Nikon P600 (photos dans la résolution de 16 MP)

- un trépied (compte tenu du très beau temps, il n'a pas été nécessaire d'utiliser de déclenchement ​à distance au moyen de l'application WiFi WMU pour Smartphone de Nikon, vitesses de 1/320 à 1/640 s), une rotule  (rotule chinoise trouvée sur Amazon d'un bon rapport qualité/prix) permettant une meilleure fluidité des déplacements.

- du temps !​

Pour l'assemblage des photos :

-​ Ordinateur de bureau  Asus  : CPU Intel Core I7 4770 3,4 GHz, 16Go RAM, DD 1To, DD externe 3To, SSD 128Go, Nvidia GeForce GTX 760 , écran Full HD 1920x1080

- Logiciel gratuit Microsoft ICE (dernière version)​

- encore du temps !

Pour la réalisation du panorama j'ai pris 358 photos en faisant attention à un recouvrement important (plus d'un tiers) horizontal, et vertical, ​Ce qui a nécessité environ une heure de prises de vue !

Pour l'assemblage, le temps est également non négligeable mais la configuration de mon ordinateur a permis ​de rester dans des temps de traitement raisonnables  : quelques dizaines de minutes tout de même.

Auparavant il a quand même été nécessaire de redimensionner les photos (facteur x 0,7) car il y avait impossibilité de réaliser l'assemblage​ (message d'erreur).

​Après assemblage , il y a eu un travail de "cosmétique" qui a nécessité des heures pour supprimer les problèmes de raccordement dans le ciel et surtout nettoyer la ligne d'horizon .

​Voici le résultat  ci-dessous. Pour avoir une meilleure résolution, vous pouvez cliquer sur la photo pour accéder à un panorama d'une résolution de 14539 x 2160 pixels (environ 31 MP), résolution encore très éloignée de celle du panorama original (587 MP,  62795 x 9329 pixels) !

​La photo affichée sur votre écran a une résolution limitée par rapport à celle du panorama que j'ai pu réaliser avec la meilleure résolution. En voici un exemple :

Extrait de l'image de 31 MP (env. 400%)

Extrait de l'image de 587 MP (600 mm) (100%)

​Comme vous pouvez le constater, la qualité est très supérieure sur le fichier original.

Et maintenant en reprenant un fragment de cet extrait voici le gain de qualité qu'il aurait été possible d'obtenir si j'avais pu réaliser l'assemblage  ​sans avoir besoin de redimensionner mes photos par un facteur x 0,7 :

Extrait de la photo prise à la focale de 600 mm (env. 300%)

Extrait (600 mm) obtenu avant le redimensionnement (x 0,7)

​Là encore le gain est significatif. Le redimensionnement a fait perdre de la qualité en réduisant le nombre de pixels par un facteur 2.

​J'ai réalisé une autre série de photos pour  faire un panorama de la cathédrale avec la plus longue focale (1440 mm) et voici ce qu'il est encore possible de gagner en qualité :

Extrait (600 mm) obtenu avant le redimensionnement (x 0,7)

Extrait de la photo prise à la focale de 1440 mm (100%)

​Le gain est spectaculaire en terme de finesse. Il faut dire que passer de la focale de 600 mm  à celle de 1440 mm multiplie le nombre de pixels par un facteur 5,76 !

Et ceci confirme au passage la qualité optique du zoom du Nikon P600.

Il serait possible en théorie de réaliser un panorama de Rouen (même cadrage que celui présenté ici) en utilisant la focale maximale du P600 (1440 mm). Ce panorama serait alors constitué d'environ 7 gigapixels ! Ceci n'est pas possible avec le matériel informatique dont je dispose. Je vais réfléchir à la question ...

Et maintenant à vous de jouer !​


Grossissement réel d’un zoom ? Il dépend de l’éloignement du sujet photographié !

18 Juillet   2015

Grossissement réel d'un zoom ? Il dépend de l'éloignement du sujet photographié !

Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. Pour un sujet à l'infini, le grossissement annoncé est assez bien respecté. Par contre, pour un sujet photographié à courte distance (distance minimale de mise au point), le grossissement s'avère nettement inférieur à ce qui est attendu !


​Cet article se propose de montrer que le grossissement qu'on peut obtenir avec un zoom dépend de la distance au sujet photographié. En général, on ne se pose même pas la question. Les fabricants de bridges par exemple annoncent des focales de 1200mm (Canon SX50 par exemple) ou 1440mm (Nikon P600 par exemple) avec des facteurs de zoom x50 ou x60 voire x83 comme récemment avec le Nikon P900.

Pour les grandes focales tout se passe bien si le sujet se trouve à grande distance. J'ai effectué un test sur un bâtiment situé à plusieurs centaines de mètres et recouvert d'une structure de tôle ​avec un motif périodique, ce qui a facilité la  comparaison des grossissements obtenus avec les différentes focales annoncées. Le résultat est conforme à ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

Par contre, lorsque le sujet est à courte distance (environ 2 mètres avec le Nikon P600 utilisé pour cet essai), on observe un décalage important pour les plus grandes focales avec ce qui est attendu :

"Focales" réelles

Focales théoriques

​Ce résultat peut paraître étonnant et en général il est méconnu. Sans rentrer dans le détail, l'explication vient de la structure complexe des zooms (nombreuses lentilles, déplacement des lentilles très complexe). Pour de plus amples renseignements, pour ceux qui veulent creuser le sujet voici un excellent article (un peu ardu pour les non scientifiques...) qui entre dans le détail de ces questions.

Pour le photographe amateur qui ne souhaite pas rentrer dans les formules assez complexes d'optique, il suffit de savoir que cet effet existe. Il vous suffira de faire un petit test pour le vérifier sur votre appareil.

Et maintenant à vous de jouer !​


1 Photo Macro, grossissement maxi – Quels réglages ?

21 Mai   2015

Photo macro, grossissement maxi - Quels réglages ? 

Cet article se propose de montrer qu'il faut bien connaître son appareil photo pour obtenir le plus fort grossissement possible d'un objet !

Ce petit test a été réalisé avec 3 appareils très différents  : un Sony Alpha A58  (appareil SLT à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC, proche d'un réflex), un Sony RX100 (appareil compact  expert avec un zoom équivalent 28-100mm de capteur  1") et un Nikon P600 (bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Nous allons voir qu'en fonction de l'appareil, les paramètres à utiliser sont très différents, et que les résultats obtenus le sont également ...


​Ce test a été réalisé avec 3 appareils photo très différents pour déterminer les conditions qui permettaient d'avoir le plus fort grossissement. Peut-on parler de macro ? Je laisse cette question en suspens ; les spécialistes trancheront. La seule question qui comptait pour moi : comment avoir la photo permettant d'avoir le plus de détails d'un objet, objet à l'intérieur ou insecte dans la nature, ou tout autre petit animal.

Les 3 appareils utilisés sont :

- un Sony Alpha A58, appareil SLT (miroir translucide contrairement au miroir basculant du réflex) à objectif interchangeable, équipé ici d'un 18-135mm (équivalent 24x36 de 27-202mm), doté d'un capteur APSC

- un Sony RX100, appareil compact expert avec un zoom intégré équivalent 28-100mm et doté d'un capteur 1"

- un Nikon P600, bridge au zoom très puissant (x60, équivalent 24-1440mm) doté d'un petit capteur 1/ 2/3").

Et voici l'objet choisi pour ce test : un petit vase de style asiatique :​

Voici maintenant les photos correspondant aux plus forts grossisements qu'il m'a été possible d'obtenir avec les 3 appareils.

Et tout d'abord les photos obtenues avec le Sony A58, puis avec le Sony RX100 :​

Sony A58

Sony RX100

Nous voyons que les grossissements de la partie centrale, celle qui va nous intéresser dans une photo macro, sont comparables. Et pourtant l'aspect de ces deux photos est très différent : celle prise avec le A58 a été obtenue au téléobjectif maxi (équivalent 202mm) alors que celle prise avec le RX100 l'a été avec le grand angle (équivalent 28mm). Ceci est dû à une conception très différente des deux objectifs. Et ceci donne un aspect plus large à la photo du RX100 qui montre l'environnement du vase, alors que la photo du A58 focalise plus sur le détail. Laquelle préférer ? Affaire de goût ...

​Voici maintenant la photo obtenue avec le Nikon P600 :

Nikon P600 - 24mm

​Dans le cas du P600, le plus fort grossissement a été obtenu pour une focale de 24mm en utilisant une option macro disponible sur l'appareil, qui permet  d'approcher à une distance quasi nulle du sujet. En fait, il aurait été possible de grandir encore plus, mais à ce moment là l'éclairement du sujet devenait difficile !

​À noter qu'on peut aussi utiliser le P600 avec son zoom maxi (1440mm) en se plaçant à environ 1,8m et que cela permet d'obtenir un grossissement légèrement plus important que les deux autres appareils : 

Nikon P600 - 1440mm

Voici maintenant un autre test réalisé en photographiant un écran d'ordinateur (LED) en essayant d'obtenir la plus grande taille  à l'aide des trois mêmes appareils. Il n'y a plus ici la contrainte d'éclairement du sujet, puisque l'éclairage vient du sujet lui-même. Voici les résultats avec de gauche à droite le Sony RX100, le Sony A58 et  le Nikon P600 :

Sony RX100

​40

​Sony A58

Nikon P600

​Le résultat est sans appel : on peut coller l'objectif du P600 à l'écran alors que pour les deux autres appareils, il faut respecter une distance minimale de mise au point. Le grossissement obtenu avec le P600 est environ double de celui des deux autres appareils. On peut noter aussi une bonne saturation des couleurs, ce qui n'est pas le cas du A58 et encore moins du RX100.

Conclusions :


- Le choix des paramètres pour obtenir le plus fort grossissement est fondamental ... et est dépendant de l'appareil. Donc, apprenez bien à maîtriser votre appareil, à en connaître ses possibilités, et également ses limites.

- L'appareil qui s'en sort le mieux dans ces tests est le Nikon P600 ...​  Il peut être utilisé avec une distance de mise au point extrêmement faible au 24mm, ce qui lui permet les plus forts grossissements. Mais il peut être utilisé aussi à plus grande distance et en utilisant  de très grandes focales, ce qui permet de ne pas perturber le sujet de la prise de vue.

​​À noter qu'il aurait fallu utiliser des objectifs Sony Macro (Alpha type A) pour doter le A58 de capacités réellement macro. Leurs focales vont de 30mm à 100mm en ouverture f/2.8, donc lumineux, pour des prix variant de 200 à 880 €.

Dans le cas du RX100 qui dispose d'un zoom intégré, il n'est pas possible de faire mieux en terme de photo macro.​

Et pour terminer, un dernier exemple de ce que peut faire le Nikon P600 en terme de photo macro (focale de 1000mm) :​

​Et là, il n'est pas question de coller l'objectif trop près de la petite bête ...  sous peine de la voir s'envoler. On peut noter au passage que la qualité de l'arrière plan est loin d'être ridicule par rapport à ce que pourrait faire un appareil à plus grand capteur. Ceci est rendu possible grâce à la grande focale utilisée.

Et maintenant, à vous de jouer !​


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Comment prendre des photos nettes !

30 Avril   2015

Comment prendre des photos nettes !

...

     

Cet article se propose de montrer quelques pistes pour éviter de trop bouger lors de la prise de photos, surtout lorsqu'on utilise de longues focales. Différentes solutions sont à envisager selon les cas ...

Des accessoires, un choix judicieux des paramètres de prise de vue, mais aussi tout simplement une façon de tenir son appareil  photo , peuvent améliorer les résultats de manière spectaculaire !


​Quand on prend une photo, on peut jouer sur 3 paramètres :

- l'ouverture de l'objectif (f/2.8, f/5.6 ...) 

- la vitesse d'obturation (1/10 s, 1/500 s ...)

- la sensibilité du capteur (le gain)​ (100 ISO, 3200 ISO ...)

Chacun de ces ​paramètres influe sur l'exposition et sur les qualités de la photo(ou ses défauts).

Paramètre

Pour

Contre

     

Ouverture

    

Une grande ouverture permet de récupérer beaucoup de lumière.

Une grande ouverture permet d'avoir peu de profondeur de champ ce qui permet d'isoler le sujet (net) sur un fond (flou)​

   ​

   ​

   ​

Une ouverture faible permet d'avoir une grande profondeur de champ (utile pour les paysages, les panoramas)​

   ​

   ​

Vitesse

Une grande vitesse (ceci est toujours relatif par rapport à la vitesse de mouvement ​du sujet) permet de figer le sujet et de limiter le flou de bougé

Une faible vitesse​ permet de récupérer plus de lumière. Elle permet des effets de filé (sur une cascade par exemple...). Mais dans d'autres cas, le risque est d'augmenter le flou de bougé

Sensibilité

Augmenter la sensibilité permet d'augmenter la vitesse d'obturation,  donc de diminuer le risque de flou de bougé

    

La photo ci-dessous a été prise en très basse lumière, grâce à l'utilisation d'une haute sensibilité de 6400 ISO, elle n'est pas floue... 

Augmenter la sensibilité risque d'augmenter le bruit (bruit de fond visible notamment dans les parties uniformes) 

... mais quand on regarde de plus près, elle est entachée d'un bruit très important (voir cet article sur le traitement du bruit).​

Donc, pour ne pas avoir une photo trop floue à cause du bougé, la première chose est de bien choisir l'ensemble de ces 3 paramètres : ouverture, vitesse d'obturation, sensibilité.

Mais il y a des cas, où malgré tout, il sera nécessaire d'utiliser une basse vitesse par rapport à la focale utilisée. C'est le cas par exemple lorsqu'on utilise un bridge doté d'un zoom très fort (x 60 par exemple) ... et très peu lumineux. 

​Il va donc falloir se faire aider par des accessoires pour gagner en stabilité.

Le premier est le trépied qui permet d'avoir une très bonne stabilité (c'est l'outil qu'utilisent les astronomes pour doter leur télescope ou leur lunette d'une bonne stabilité)​. Il y en a une infinité de modèles qui diffèrent par leur rigidité, leur poids ... et leur prix.

​L'inconvénient de ces trépieds peut être leur poids, et la lenteur de leur mise en œuvre (poser le trépied, écarter les 3 pieds, allonger chacun des pieds, fixer l'appareil photo sur la platine...)

 Une alternative intéressante pour le voyageur ou  le randonneur est le monopied (ou monopode) plus compact, plus léger, qui peut servir de canne pour marcher, et sur lequel on peut éventuellement laisser l'appareil photo positionné. Celui-ci sera à compléter par une rotule qui procurera plus de liberté de positionnement.

Le monopied n'apportera évidemment pas la stabilité du trépied, mais il réduira fortement les risques de basculement et de rotation (basses fréquences) ou de tremblements (plus hautes fréquences).

Un autre petit accessoire, très bon marché, est la poignée qui permet une meilleure tenue de l'appareil dans la mesure où elle limite les basculements latéraux et vers l'avant (ou l'arrière). ​Je le trouve particulièrement utile pour l'utilisation d'un appareil photo en vidéo.

​Mais il arrivera forcément que vous n’ayez pas pensé à emporter votre trépied ou votre monopied. Dans ce cas, vous ne pourrez  jouer que sur la qualité du système anti-vibration de votre appareil photo. Mais il n'est  pas interdit de l'aider ! En ayant par exemple de bonnes attitudes :

- Il faudra éviter évidemment de tenir l'appareil photo à bout de bras

- il faudra éviter d'utiliser l'écran qui impose une distance entre votre corps et l'appareil

- il faudra utiliser le viseur de l'appareil qui vous contraint à coller l'appareil contre votre visage ce qui aura pour effet d'amortir nettement les vibrations (voir par exemple cet article qui compare les différentes façons de tenir l'appareil photo).

Ces quelques conseils ​relèvent du bon sens mais les répéter a parfois du bon ...

Et maintenant, à vous de jouer !​



Même les bridges permettent d’obtenir de beaux arrière-plans !

17 Avril    2015

Même les bridges permettent d'obtenir de beaux arrière-plans !

Cet article se propose de montrer qu'il est tout à fait possible avec un appareil photo doté d'un petit capteur et d'un très gros zoom (bridge) d'obtenir des arrière-plans esthétiques, avec une belle qualité du flou. Il n’est donc pas absolument nécessaire de posséder un appareil plein format (24x36) pour obtenir ce très beau flou (que les anglo-saxons qualifieraient de "creamy"). Voyons comment s'y prendre ... Sur quels paramètres jouer  ?


Voici une photos obtenue avec un Nikon P600, appareil photo de type bridge doté d'un capteur de petite taille 1/2.3" (6,2x4,6mm), mais d'un zoom énorme (x60) qui permet de passer de 24 mm à 1440 mm.

Comme on peut le voir, le fond est flou et caractérisé par une grande douceur (le "creamy" des anglo-saxons), ce qui contribue à faire ressortir le premier plan, le sujet principal de la photo.

​Cette photo donne l'impression d'avoir été prise de près, alors qu'elle a été prise d'une distance de 8 mètres (vitesse d'obturation 1/1250s, ouverture f/6.5, compensation d'exposition -2/3 IL, sensibilité 200 ISO) avec un arrière-plan à quelques mètres.

Le calcul de la profondeur de champ montre que celle-ci est pratiquement nulle à cette distance (environ 1 cm), ce qui procure un arrière-plan très flou.

Ce qui amplifie la qualité du flou c'est l'angle de vue très réduit (moins de 2° pour la focale de 1440 mm alors qu'un 28 mm donnerait un angle de 75°) qui permet de faire apparaître beaucoup moins de détails dans l'arrière-plan et donc de mieux isoler le sujet principal au premier plan.


​Sur l'exemple ci-dessous, nous pouvons voir, prise sous le même angle,  une branche fleurie, avec une focale de 50 mm ...


puis avec la focale de 1440 mm ! À vous de juger ...

À noter que l'ouverture est sensiblement la même dans cet exemple : f/6.3 à 50 mm et f/6.5 à 1440 mm. C'est bien la focale, et donc l'angle de champ, qui est ici le paramètre déterminant pour obtenir un bel arrière-plan.

Et maintenant à vous de jouer ! ... 


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2 Duel SONY Alpha A58 + SAL 18-135mm contre SONY RX10

SONY Alpha A58

+

zoom 18-135mm

VS

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SONY RX10

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Un duel inhabituel puisqu'il s'agit de comparer un boitier "réflex" le  Sony A58 doté d'un zoom 18-135mm et un "bridge"  de la même marque : le RX10. Quels sont les atouts, les défauts, les limites de ces deux appareils ? Y-a-t-il un vainqueur évident ?

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